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sunshine

  • Sunshine - Bain de soleil dans salle obscure

    Sunshine de Danny Boyle.

    En 2057, le soleil s’éteint doucement, mettant en péril la vie sur Terre. Une équipe de sept astronautes est envoyée à bord d’un gigantesque vaisseau vers l’astre mourant, avec pour mission de relancer son activité en y larguant un engin nucléaire.

     

    Eh bien, voilà un film de SF qu’il est beau !

    Carrément fascinant, avec ses longues séquences contemplatives sur le soleil, sa caméra virevoltante autour du vaisseau, sa musique électronique planante. En cela, il est aussi captivant que Blade Runner, ce qui n’est pas peu dire !

    Il est de plus empreint d’une certaine spiritualité (j’ai pas dit religion ! Danny Boyle ne fait pas de prosélytisme) en abordant entre autres le thème de la renaissance (que ça soit celle de l’étoile mère ou celle de l’humanité)

    Difficile de ne pas penser à 2001, l’odyssée de l’espace.

    En fait, on pense à une ribambelle de films de SF en voyant Sunshine, notamment Alien, mais aussi Solaris, Cube, ou même Silent Running. Mais, et c’est l’une des grandes forces du film, ces références sont parfaitement intégrées et assumées, non sans humour parfois, ce qui fait qu’à aucun moment on a l’impression de « collage » ou de « mauvaise copie ».

    Il n’y a pas que des scènes contemplatives et de la spiritualité dans Sunshine, il y a surtout beaucoup d’action, et elle est rondement menée, et un excellent suspens. Le risque de voir surgir l’ennui est nul ! Rien de neurasthénique non plus, le film offrant un message optimiste et plein d’espoir.

    Sans compter que ça fait plaisir de revoir Hiroyuki Sanada ( ici dans le rôle du commandant Kaneda ) qui jouait Ayato dans la série San Ku Kai !

    Sunshine est l’antithèse d’Armageddon. Bref, un grand film.

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    « Car à présent il n’y avait plus que le Soleil, le Soleil et encore le Soleil. Il remplissait l’horizon de tous les côtés. Il effaçait les minutes, les secondes, les montres, les pendules ; il détruisait le temps et l’éternité. Il brûlait les paupières et le sang sous la peau, les rétines, le cerveau enfoui sous le crâne. Il brûlait le sommeil, le souvenir même du sommeil et des soirées fraîches. »

    Ray Bradbury in « Les fruits d’or du soleil »

     

    http://www.sunshine-lefilm.com/