19.07.2008
Chroniques Martiennes - Ray Bradbury
La première fois que j’ai lu les « Chroniques Martiennes » je devais avoir 13 ans. Ce fut un émerveillement littéraire, un des livres qui a déclenché chez moi une vraie fringale de lecture ! Avant cet âge, je ne lisais quasiment pas de romans ou de nouvelles, même de Science Fiction, mais exclusivement des BD.
« Il est bon de renouveler les sources d’émerveillement, dit le philosophe. Les voyages intersidéraux ont refait de nous des enfants » cite Bradbury au début du livre. Il faut croire que les « Chroniques Martiennes » ont été pour moi un de ses voyages intersidéraux à cette période, ma fusée interplanétaire ; et elle vole toujours très bien ;)
Trois ans que je ne l’avais pas relu, autant dire une éternité !
Publié en 1950 aux USA, et en 1954 en France dans la fameuse collection Présence du Futur dont il est par ailleurs le premier numéro, ce bijou à la particularité de tenir aussi bien du roman que du recueil de nouvelles. L’auteur à rassemblé des nouvelles écrites entre 1946 et 1950 dont l’action se déroule sur Mars, en révisant quelques unes, et écrit des inédites spécialement pour le livre, les classant ensuite chronologiquement. L’ensemble raconte une histoire, comme dans un roman, celle de la colonisation de Mars par les hommes de la Terre. En fait de colonisation, il s’agit d’une vraie invasion, et cette fois les envahisseurs sont les humains. Bradbury inverse le schéma très en vogue à cette époque des Terriens envahit par des extraterrestres belliqueux. Extraterrestres qui ne sont bien souvent que le symbole des soviétiques menaçant le « monde libre ».
Les Martiens de Bradbury n’ont rien à voir avec cette image, ils sont les derniers représentants d’une noble civilisation millénaire. Dans plusieurs de ces écrits Bradbury évoque souvent l’Egypte ancienne. Les sables de Mars et ceux d’Egypte sont étroitement liés chez l’auteur.
L’écriture de Bradbury est évocatrice et poétique, sans termes pseudo scientifiques, ouvrant une nouvelle voie onirique à la Science Fiction. N’oublions pas l’ironie, toujours présente chez Bradbury.
De plus, on trouve le futur roman «Fahrenheit 451» en germe dans les Chroniques Martiennes :
« Tous les contes horribles et fantastiques(…) toutes les histoires d’anticipation ont été brûlées. »
« Ils ont voté une loi (…) Ils ont commencé par censurer les albums satiriques, puis les romans policiers et bien entendu les films », dans la chronique intitulée « Usher II » superbe hommage à Edgar Poe en particulier et à la littérature et au cinéma fantastique en général.
Une œuvre indispensable tout simplement.

15:31 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
30.06.2008
Un Bonheur Insoutenable - Ira Levin
En littérature de Science-fiction, dans la catégorie contre-utopie, il y a les trois chefs-d’œuvre que sont 1984, Le Meilleur des Mondes, Fahrenheit 451.
Moins connu, et écrit plus tard -en 1969- Un Bonheur Insoutenable de Ira Levin supporte très bien la comparaison.
Mot de l’éditeur :
Dans le futur, les nations ont aboli les guerres et la misère. Mais à quel prix ? Gouvernés par un ordinateur géant, les hommes sont - à l'aide d'un traitement hormonal mensuel adéquat - uniformisés, privés de toute pensée originale. Dans un univers où il n'existe que quatre prénoms différents pour chaque sexe, le jeune Li RM35M4419 va hériter de son grand-père d'un étrange cadeau : un surnom, Copeau. Ce sera le début pour lui d'une odyssée qui va l'amener d'abord à s'accepter en tant qu'individu, puis à la révolte. Il n'est heureusement pas seul, d'autres ont décidé de se rebeller. Mais seront-ils assez forts pour lutter contre Uni, le super-cerveau informatique de cette humanité déshumanisée ?
Avec un style concis, Ira Levin nous conte l’histoire riche en rebondissements de Copeau dans cette Humanité - qui d’ailleurs n’en est plus une, elle est désignée sous le nom de Famille - sous l’éteignoir de l’uniformité où aucune passion n’existe ni aucune créativité artistique, où aucun choix personnel n’est possible. Exit les satisfactions personnelles et l’individualisme. A moins que cela soit réservé à certains privilégiés égoïstes ?
Selon le point de vue des personnages, l’auteur offre une intéressante réflexion sur les notions d’égoïsme, d’individualisme, au-delà de celle de liberté.
Moins sombre que les trois romans cités en début de note, Un Bonheur Insoutenable est une excellente contribution de Ira Levin à la contre-utopie, à lire sans réserve pour approfondir le sujet.

19:38 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2008
Arthur C. Clarke - L'homme qui a vu l'Homme des étoiles
Arthur C Clarke s’en est allé rejoindre son étoile. Le fameux écrivain est mort hier à l’âge de 90 ans.
L’extrait de son plus célèbre roman que j’ai reproduit ici résume parfaitement l’écrivain selon moi : de la science liée au mysticisme, au spirituel.
Si d’un point de vue strictement littéraire on peut lui reprocher un style assez âpre et froid, on ne peut que louer son imagination, son côté visionnaire, sa foi en la science et sa conviction que l’être humain ne peut s’élever autrement qu’en empruntant le chemin des étoiles.
Clarke possédait une solide formation scientifique. Grâce a ses talents de vulgarisateur, il a publié de nombreux articles à destination du grand public. Communiquer le savoir était essentiel pour lui.
Dans le domaine de la communication, il fut le premier à présenter l’idée de placer des satellites de communication sur une orbite géostationnaire, appelée d’ailleurs parfois orbite de Clarke, afin de couvrir des zones éloignées sur la planète. L’idée a fait son petit bonhomme de chemin…vers les étoiles ;)
Merci monsieur Clarke pour ses fenêtres ouvertes sur le futur…

18:06 Publié dans Livres , Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2007
Harry Potter et les Reliques de la Mort - J.K. Rowling
La saga Harry Potter s’achève en apothéose. Ce septième tome m’a vraiment enthousiasmé, impossible de s’ennuyer à sa lecture.
Seul bémol, l’épilogue plutôt inutile, absolument pas dans le ton et l’atmosphère du roman qui est le plus sombre et tragique de la saga.
Fort heureusement, cet épilogue ne gâche pas le livre, je le vois un peu comme un bonus qu’on est libre d’ignorer, et je reste sur l’excellente impression laissée par la lecture des 800 premières pages, tellement l’histoire contée y est passionnante.
C’est le point fort de JK Rowling, elle sait raconter des histoires. Et moi, j’ai toujours eut un faible pour les conteurs d’histoires, beaucoup plus en vérité que pour les virtuoses de la phrase qui certes sont capables de composer une superbe musique de mots, mais qui bien souvent oublient de nous offrir une vraie histoire ; mais bon, c’est ça la littérature :p.
JK Rowling sait parfaitement créer un univers fantastique cohérent avec ses règles, en puisant habilement dans le fond commun propre à la Fantasy, comme l’ont fait avant elle tous les auteurs de ce genre littéraire, y compris le plus fameux d’entre eux, Tolkien. Ce dernier ne possède pas l’usage exclusif ni le copyright des sages magiciens, araignées géantes et autres objets maléfiques à détruire :p
Et JK Rowling sait aussi créer de vrais personnages. Et le plus fascinant, et aussi le plus tragique, est sans conteste Severus Rogue dont la personnalité est complètement révélée dans ce tome.
Severus Rogue, le secret, le rejeté, l’humilié, celui qui avançait perpétuellement masqué, maître dans l’art de fermer son esprit, enfermé dans son amour pour Lily la mère de Harry assassinée par Voldemort, meurtre dont il se sentira toujours responsable.
Partagé entre son profond ressentiment envers James, le père de Harry, qu’il projetait sur ce dernier et son amour pour Lily, il n’a jamais cherché à connaître véritablement Harry, ni personne d’autre d’ailleurs ; chercher à connaître l’autre aurait été comme une invitation à le découvrir lui et ses secrets.
Ce n’est qu’au moment de mourir que Rogue lève enfin le voile. « Regardez-moi » murmure-t-il à Harry alors qu’il agonise. Les yeux de Harry ressemblant tant à ceux de Lily, c’est comme un dernier souvenir de celle ci que Rogue contemple avant de mourir. Ce « Regardez-moi » signifie aussi « Voyez enfin qui je suis », Harry peut alors découvrir, grâce aux souvenirs que Rogue lui laisse, qui est vraiment cet homme qu’il détestait tant.
La place de Rogue est bien dans le panthéon des personnages de la littérature fantastique.
Maintenant que va faire JK Rowling ? Ecrire un nouveau cycle dans l’univers qu’elle a créé, une préquelle, comme c’est souvent le cas dans le domaine de la Fantasy, ou bien passer à tout autre chose ? Mystère et bombabouse.
En attendant, on peut toujours se replonger dans les 7 tomes de la saga :-)
Un excellent site sur Harry Potter : Poudlard.org
22:27 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.07.2007
La Dernière Fille Avant la Guerre - Chloé Delaume
Présentation de l'éditeur
Chloé Delaume redonne vie à Anne, l'ancien moi du dedans, celui d'avant la destruction du dossier Indochine (1995), celui qui fut fan du groupe dans les années 80 et même après, quand il passa au purgatoire. Oscillant entre je et elle, barbotant dans le jus de mémoire, Chloé Delaume restitue cette folie obsessionnelle qui lui a fait traverser l'adolescence un casque vissé sur les oreilles. Sans se départir de la puissance poétique qui caractérise son écriture, poursuivant ses interrogations sur le personnage de fiction, elle raconte avec humour ce que c'est qu'être une fan revendiquée, puis cachée (forcément) d'Indochine.

Premier livre de Chloé Delaume que je lis, et véritable coup de cœur.
Ce qui a attiré mon attention sur ce court roman ( moins de 120 pages ) c’est qu’il parle d’Indochine, groupe qui a marqué mon adolescence et que j’écoute toujours avec beaucoup de plaisir à l’heure actuelle. Eh oui, on ne sort jamais d’Indochine, ou alors pas indemne ;-)
Chloé Delaume est une fan absolue du groupe ( et surtout de Nicola Sirkis, le chanteur ) pas de doute !
D’ailleurs les chansons d’Indochine sont omniprésentes dans le livre, des fragments de paroles de Nicola Sirkis sont habilement mêlés au texte, les titres des chapitres sont empruntés à des chansons du groupe, tout comme le titre du roman.
« La dernière fille avant la guerre », une des toutes premières chansons d’Indochine interprétée lors de leur premier concert, mais jamais gravée sur disque. Une chanson perdue.
Comme celle que Chloé Delaume avait écrite pour le groupe, à la demande de Nicola Sirkis, et qui sera finalement refusée. Cruelle déception pour la fan écrivain. Déception qui donnera naissance à ce livre.
Il n’est absolument pas question d’un règlement de compte, Chloé Delaume raconte sa passion Indochinoise avec poésie, émotion et beaucoup d’humour, sans aucune mélancolie. Un vrai régal pour les fans d’Indochine, notamment les « anciens combattants », qui ne peuvent que se reconnaître dans ce livre.
Il n’est cependant pas nécessaire de connaître par cœur tout le répertoire du groupe pour apprécier le roman ; toute personne ayant nourri, ou nourrissant toujours, une passion pour un artiste, quel qu’il soit, se retrouvera dans cette écriture fluide et inventive.
Août 1983 j’entends, je me lève et je marche. C’est l’appel de l’Aventurier. Je suis si désolée, Chloé. Vraiment si désolée que ce soit la vérité. Mon corps avant ma tête, le corps avant la tête, pour moi ça c’est passé comme ça, le réveil. J’ai compris que j’étais vivante puisque j’éprouvais du désir. Moi aussi j’aurais préféré que ce soit la faute à Wagner, manque de pot, c’est tombé sur Nicola Sirkis.
http://www.chloedelaume.net/index.php
20:06 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.06.2007
Quatre livres...
Chouette ! Un questionnaire de plus sur les livres, trouvé chez Legweak. Je ne résiste pas !
Les 4 livres de mon enfance :
- Sur les terres truquées, de Mézières et Christin.
Une des meilleures aventures de Valérian, agent spatio-temporel et anti-héros. Heureusement que Laureline est là pour le tirer des mauvais pas. Ah ! Laureline ! :-)))
- Le voyageur du mésozoïque, de Franquin.
Spirou Fantasio et le Marsupilami ont fort à faire avec un pacifique mais encombrant dinosaure. Hilarant ( de la Baltique ( copyright le Dino, UPJ ;-) ) )
- S.O.S. Météores, de Edgar P. Jacobs.
Mon préféré des Blake et Mortimer.
- Gaffes, bévues et boulettes, de Franquin.
Impossible de ne pas citer un Gaston Lagaffe dans la liste.
Eh oui, que des BD ! Je me suis presque exclusivement nourri de bandes dessinées pendant mon enfance. Des traits et des bulles, des mots et des couleurs et plein de argh ! splash ! schtoing ! Houba !
Les 4 écrivains que je lirai et relirai toujours :
- Ray Bradbury, qui a su allier science fiction et poésie. Excelle dans un genre littéraire que j’apprécie tout particulièrement : la nouvelle.
- Howard Philips Lovecraft, autre nouvelliste admirable. Ecrivain de la peur par excellence. La peur des autres, de l’étranger, de l’inconnu.
- Stephen King, sait parfaitement raconter une histoire, aussi bien avec ses nouvelles qu’avec ses pavés de romans, et créer de vrais personnages.
- Boris Vian, il connaissait la musique des mots et savait jouer avec. Et comment ne pas avoir envie de retourner passer l’automne à Pékin ? :-)
Les 4 écrivains que je ne lirai plus :
- Molière, un « traumatisme » dû à l’éducation nationale ! De la sixième à la troisième, j’ai dû ingurgiter de force les textes de Molière, sans jamais que l’on me montre une seule de ses pièces jouées ! Depuis, je fais comme une allergie !
- S.H. une jeune scribouillarde dont j’ai lu un seul livre. Ca m’a suffit !
- André Breton, une déception relativement récente après lecture de « L’amour fou » que j’ai trouvé mortellement ennuyeux, alors que j’attendais peut être un peu trop de cet auteur surréaliste.
- Amélie Nothomb, je suis en panne d’envie concernant A.N. ( Overdose ?) Définitive ou provisoire, je ne sais pas.
Les 4 premiers livres de ma liste à lire :
- Harry Potter and the deathly hallows de JK Rowling.
Le dernier tome de la saga du jeune sorcier. N’étant pas un éminent anglophone, j’attendrai peut être bien la traduction française. Le plus difficile sera d’éviter les spoilers !
- Kafka sur le rivage de Haruki Murakami ( bientôt en poche )
- Magnus de Sylvie Germain
- Sillage de Morvan et Buchet, à relire en BD. Et aussi Valérian :-)
Les 4 livres que j’emporterai sur une île déserte :
- Démons et merveilles de HP Lovecraft
- Chroniques Martiennes de Ray Bradbury
- Je suis une légende de Richard Matheson
- Un Gaston Lagaffe, n’importe lequel !
Les 4 dernières lignes d’un de mes livres préférés
« Mais vous, O mes frères, souvenez-vous de temps en temps du petit Alex qui était vôtre. Amen. Et tout le gouspin. »
( Vous n’avez plus qu’a deviner de quel livre c’est tiré ;-) )
Les 4 lecteurs dont j’aimerais connaître les 4 :
Jill, Gly, Maia, Lamalie etc… :-)
17:15 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.06.2007
Carl Sagan - L'émerveillement à l'infini
Voilà un moment déjà que je voulais parler de Carl Sagan pour qui j’ai une véritable admiration, et ce depuis mon enfance.
Carl Sagan était un éminent astronome. Il a en outre collaboré avec la NASA et a joué un rôle important dans le programme d’exploration du système solaire, notamment avec les missions Viking, Pioneer ou Voyager.
C’était aussi un remarquable vulgarisateur. Il a toujours voulu transmettre son savoir, le rendre accessible au plus grand nombre, et ce, avec l’enthousiasme qui le caractérisait. Pour cela, il a utilisé une arme absolu, les livres (malheureusement, nombre de ses ouvrages demeurent encore inédits en français) et un moyen de communication encore plus efficace: la télé.
En unissant les deux, il réalise un coup de génie qui s’appelle « Cosmos »
« Cosmos » est donc un livre et une série télévisée documentaire en 13 épisodes. L’un et l’autre se complètent parfaitement, l’un n’étant pas une simple adaptation de l’autre. Jamais personne n’aura aussi bien réussi une pareille alliance.
Produits en 1980 aux USA, le livre et la série « Cosmos » arrivent en France l’année suivante. L’émission est diffusée sur Antenne 2, le samedi soir en deuxième partie de soirée, à partir du 17 octobre 1981, jusqu’au 26 décembre. On notera que deux épisodes ( les 3eme et 7eme ) passent à la trappe, peut être à cause d’une histoire de grille de programmes à respecter !
Chaque samedi soir, je répondais donc à l’invitation de Carl Sagan : le suivre à bord du vaisseau de l’imagination ( une simple et merveilleuse graine de pissenlit ! ) des « rivages de l’océan cosmique » jusqu’aux confins de l’univers.
Avec poésie et émerveillement, l’astronome me racontait comment les étoiles naissent, vivent puis meurent, comment Eratosthène mesura la circonférence de la Terre il y a plus de 2000 ans, il m’expliquait ce qu’est le calendrier cosmique, un googol, un atome, que si je voulais faire une tarte aux pommes à partir de zéro il me faudrait d’abord inventer l’univers, il me faisait visiter la grande la bibliothèque d’Alexandrie pendant l’Antiquité ou la Valles Marineris sur Mars, et il me présentait Tycho Brahé, Johannes Kepler, Christiaan Huygens, Albert Einstein et beaucoup d’autres grands savants.
Et souvent, tout cela était illustré par les musiques de Vangelis, Bach, Vivaldi, Pachelbel, ou Roy Buchanan, s’accordant à merveille aux ballets des planètes et aux rondes des galaxies.
Une telle émission tombait à point nommé pour alimenter ma passion grandissante pour l’astronomie. L’année suivante, pour mon anniversaire, on m’offrait ma première lunette astronomique. Cette passion dure toujours et j’essaye de la partager quand l’occasion se présente :-)
A ma connaissance, « Cosmos » n’a jamais été rediffusé sur une chaîne hertzienne. Et l’édition en coffret DVD, sortie en 2000, avec des actualisations, n’est malheureusement disponible qu’en import à ce jour.
Carl Sagan est aussi l’auteur d’un roman de science fiction « Contact », adapté à l’écran peu après sa mort par Robert Zemeckis, avec Jodie Foster dans le rôle principal.
Si le film est pas mal, il n’approfondit pas le sujet comme le fait le roman qui lui est infiniment supérieur. En fait c’est un nouveau coup de maître de la part de Carl Sagan.
L’histoire est celle d’une radioastronome, Ellie Arroway, qui capte le premier message envoyé par une civilisation extraterrestre. Message qui va bouleverser l’humanité entière.
Si on ne connaît pas Carl Sagan, on pourrait penser qu’un roman de SF écrit par un savant doit être rébarbatif et compliqué. Mais comme pour ses ouvrages de vulgarisation et « Cosmos », l’auteur sait parfaitement rendre passionnant ce qu’il raconte. On retrouve les thèmes qui lui tiennent à cœur: la possibilité d’une vie intelligente extraterrestre, la crainte que l’humanité finisse par s’autodétruire, le scepticisme envers l’astrologie et autres pseudo sciences, les différences et les liens entre science et religion, l’envie de transmettre son savoir, et toujours, l’émerveillement.
Un des points forts du livre : les personnages, nombreux, sont remarquablement fouillés. Carl Sagan sait nous les rendre proches.
« Contact » est un livre qui marque, nous fait poser des questions existentielles, c’est une invitation à l’émerveillement et à un fabuleux espoir.
Quelques liens sur Carl Sagan:
http://rr0.org/personne/s/SaganCarlEdward/
http://www.sciencepresse.qc.ca/sagan.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Carl_Sagan
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15:00 Publié dans Livres , Science , TV | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.04.2007
En face du Jardin - Béatrice Commengé
Je découvre Béatrice Commengé avec ce livre. Une très belle découverte, assurément !
Six jours dans la vie du poète Rilke, à Paris en octobre 1920. Six jours essentiels, autour du Jardin du Luxembourg. Où l’on suit les pérégrinations de Rainer Maria Rilke au fil des mots de Béatrice Commengé entrelacés à ceux du poète.
Un style fluide, une belle écriture… aussi parfaite qu’un cercle.
Présentation de l'éditeur:
Entre le 23 et le 29 octobre 1920, le poète Rainer Maria Rilke, alors âgé de quarante-cinq ans, séjourne seul à Paris, à l'hôtel Foyot, face au jardin du Luxembourg.
Six journées vécues dans la plus parfaite clandestinité, où semble s'établir un accord inespéré entre le lieu, le moment, la disposition du coeur et de l'esprit. Pendant six jours, le ciel reste d'un bleu limpide, comme si rien ne devait entraver les retrouvailles de l'auteur des Carnets de Malte Laurids Brigge avec sa ville, qu'il a quittée six ans plus tôt.
Paris lui avait offert Rodin, Verhaeren et Gide, et lui offre aujourd'hui, après la fracture de la guerre, la permission de " circuler librement à l'intérieur de sa conscience ". Paris n'est plus que " points de jonction " entre aujourd'hui et autrefois, entre ici et là-bas, Saint-Pétersbourg, Rome, Venise, Worpswede, Berlin... Et la vie apparaît soudain comme une succession de " correspondances sublimes ".
En cet automne miraculeux, Rilke est un homme amoureux. L'aimée, Baladine Klossowska, baptisée Merline, est restée à Genève. Mais Rilke est surtout un poète en attente. En attente de cette solitude qui permettra peut-être le jaillissement de ses Elégies, commencées six ans plus tôt au château de Duino.
21:30 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.02.2007
Un demi siècle de gaffes...
...ça se fête, m'enfin !
Le 28 février le célèbre Gaston Lagaffe, né de l'magination du génial André Franquin, fête ses 50 ans. Ca vaut bien un bon repas avec au menu des huitres au chocolat et de la morue aux fraises !!
Un article pour en savoir plus sur les festivités:
http://www.actuabd.com/spip.php?article4727
(Merci l'Ellefeu pour le lien :)) )
D'autres liens sur Franquin:
http://www.le-faou.com/princ.htm
22:50 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.01.2007
Je suis une légende - Richard Matheson
Relire les livres que j’ai aimé est un de mes plus grands plaisirs.
Actuellement, je suis en en pleine phase de relecture !
Parmi les livres choisis, figure le grand classique « Je suis une légende » de Richard Matheson.
Robert Neville, le dernier homme « normal », survit au milieu de l’humanité qui ne compte plus que des créatures transformées en vampires suite à une contamination bactériologique.
Barricadé dans sa maison, il subit chaque nuit les assauts des vampires.
Avec, comme lot quotidien, la solitude, un climat d’angoisse et de terreur, le dernier survivant de son espèce est-il vraiment le seul à vouloir survivre ?
Représente-t-il toujours la normalité au milieu de ces êtres différents qu’il considère comme des monstres et qu’il élimine sans regrets ? Fait-il encore partie de l’Humanité ?
Certainement le meilleur roman sur le thème rebattu des vampires, l’un des plus originaux en tout cas.
Si Matheson cite malicieusement le « Dracula » de Bram Stoker, c’est pour mieux s’éloigner des clichés gothiques du genre, du surnaturel, se moquer des superstitions et amener son récit vers la SF grâce à des explications (pseudo) scientifiques.
Un vrai tour de force, et ça marche !
Paru en 1954 ( en 1955 en France dans la prestigieuse collection Présence du Futur ) ce roman est indémodable. Depuis, les tentatives de faire mieux sur le thème du vampire ont été vaines !
18:10 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.12.2006
L'automne à Pékin - Boris Vian
Je n’ai pas pour habitude de parler des livres que je lis ; les analyses littéraires c’est pas mon truc ( qui a dit « en plume » dans le fond ?)
Cependant je vais laisser quelques mots sur « L’automne à Pékin » de Boris Vian que je viens de terminer ( et que je vais certainement relire.)
Ce n’est pas le premier livre que je lis de Boris Vian, lequel fait désormais définitivement partie de mes auteurs favoris, mais celui-ci est certainement mon préféré.
Pourtant, nul doute que « L’écume des jours », « L’herbe rouge », « L’Arrache-cœur », « J’irai cracher sur vos tombes », sont des bijoux de la littérature, que « Les Fourmis » est un des meilleurs recueils de nouvelles que j’aie pu lire, et « Petits Spectacles » un régal absolu de collection de pièces de théâtres et de sketches.
« L’automne à Pékin » laisse une impression particulièrement profonde et persistante, comparable à de la nostalgie.
Il y a quelque chose qui touche profondément le lecteur dans cette histoire loufoque où il n’est pas plus question de Pékin que de l’automne, où Vian joue avec les expressions et les mots de la langue française, créé une complicité avec le lecteur, un attachement aux nombreux personnages du roman.
Comme il est question d’amour ( le sensuel et l’idéal ), d’amitié, d’ailleurs, que c’est drôle et tragique, le lecteur s’y retrouve. Peu importe le lieu et l’époque, sources de nostalgie, on a envie d’y retourner ( et comme les moyens de transport ne manquent pas dans ce roman, on a le choix ;) ) Il suffit simplement d’ajuster les coordonnées spatio-temporelles :-)
http://minuit.nuxit.net/f/index.php?sp=liv&livre_id=1...
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16.10.2006
Lenore - Roman Dirge
Si vous êtes amateur d’humour macabre, sensible aux univers de Tim Burton, la Famille Addams ou Edgar Poe, allez faire un tour sur ce site pour suivre les aventures en dessins animés de Lenore, une adorable petite fille…morte, qui « vit » dans un manoir au sein de Nevermore, le pays d’où l’on ne revient pas.
Elle y côtoie notamment Ragamuffin, un vampire victime d’une malédiction et transformé en poupée de chiffon ou Mister Gosh un amoureux transi que Lenore trucide systématiquement.
Un régal :p
A l’origine, Lenore est un personnage de comic-book créé par Roman Dirge.
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18.10.2005
Poukram ! Une humaine !
Tout est possible dans la galaxie !
Le Millenium Navis a croisé le convoi Sillage et a accueilli à son bord la (presque) unique humaine de ce cortège de vaisseaux intersidéraux, la belle NÄVIS :-)
Les aventures de Navis sont fidèlement racontées et illustrées par Jean-David Morvan et Philippe Buchet, et disponible sur Terre sous la forme d'albums de BD.
Sillage est un immense convoi sidéral où se cotoient une multitude de races extraterrestres à la recherche d'aventures et de nouvelles planètes habitables.
La race humaine est inconnue du convoi, jusqu'au jour où il croise une planète où réside Navis, une enfant sauvage vivant en parfaite adéquation avec la nature environnante.
La jeune fille rejoindra Sillage malgré elle mais s'y adaptera espérant trouver d'autres humains qu'elle idéalise.
Sillage est la plus excitante BD de SF depuis Valérian ! Elle tient à la fois de la grande BD europèenne, des comics américains et des mangas japonais. Apportant assurément du neuf, pèchue, avec des couleurs et des dessins superbes, des scénarios rien de moins que passionant, elle séduit instantanément. La personnalité de l'héroine, qui évolue réellement au fil des albums, grandi, n'y est certainement pas pour rien:-)
Bien que relativement récente, le premier tome est paru en 1998, la série en est déjà à son huitième album; sans compter quelques hors-séries!
Précipitez-vous dans le Sillage!
http://www.poukram.org
16:28 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









