10.10.2009

Carlos Ruiz Zafon - L'Ombre du vent

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Voici une superbe découverte littéraire et un grand coup de cœur : « L’Ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafon.

Ca faisait déjà un petit moment que je lisais d’excellents échos concernant ce livre sur le net, la quatrième de couverture était mystérieuse et alléchante, le titre du roman poétique.

Et « L’Ombre du vent » a fini par me tomber entre les mains par le truchement d’une amie ; les choses sont bien faites ;)

Mot de l’éditeur :

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.
Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.

Un bonheur absolu que ce livre qui parle des livres. Très bien écrit, dans un style fluide, distillant une atmosphère fantastique, parfois gothique, mêlant le tragique à l’humour avec comme toile de fond la Barcelone d’après guerre.

Difficile de ne pas s’attacher aux personnages hauts en couleurs comme Fermin, ou de ne pas aimer détester l’inspecteur Fumero. Difficile également de ne pas être happé par l’intrigue. Impossible en effet de lâcher Daniel dans ses recherches sur Julian Carax, l’auteur du livre qui est en train de bouleverser sa vie.

Un livre enthousiasmant, à adopter définitivement :)

Bien qu’il ne faisait pas partie des quatre livres choisis, je l’inclus dans le Blog-O-Trésors, puisqu’il fait partie de la méga liste de départ ; oui je triche un peu ;)

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14.08.2009

L'Ecume des jours - chapitre XXV

Ma 200eme note est pour Boris Vian :) Un de mes passages préférés de L'Ecume des jours.

-Pourquoi sont-ils si méprisants ? demanda Chloé. Ce n’est pas tellement bien, de travailler.

-On leur a dit que c’est bien, dit Colin. En général, on trouve ça bien. En fait personne ne le pense. On le fait par habitude et pour ne pas y penser justement.

-En tout cas, c’est idiot de faire un travail que des machines pourraient faire.

-Il faut construire les machines, dit Colin. Qui le fera ?

-Oh, évidemment dit Chloé, pour faire un œuf, il faut une poule, mais une fois qu’on a la poule, on peut avoir des tas d’œufs. Il vaut donc mieux commencer par la poule.

-Il faudrait savoir, dit Colin, qui empêche de faire des machines. C’est le temps qui doit manquer. Les gens perdent leur temps à vivre, alors il ne leur en reste plus pour travailler.

-Ce n’est pas plutôt le contraire ? demanda Chloé.

-Non, dit Colin. Si ils avaient le temps de construire les machines, après ils n’auraient plus besoin de rien faire. Ce que je veux dire, c’est qu’ils travaillent pour vivre au lieu de travailler à construire des machines qui les feraient vivre sans travailler.

-C’est compliqué, estima Chloé.

-Non, dit Colin. C’est très simple. Ca devrait, bien entendu, venir progressivement. Mais on perd tellement de temps à faire des choses qui s’usent.

-Mais tu crois qu’ils n’aimeraient pas mieux rester chez eux et embrasser leur femme et aller à la piscine et aux divertissements ?

-Non, dit Colin, parce qu’ils n’y pensent pas.

-Mais est-ce que c’est leur faute si ils croient que c’est bien de travailler ?

-Non, dit Colin, ce n’est pas leur faute. C’est parce qu’on leur a dit : le travail c’est sacré, c’est bien, c’est beau, c’est ce qui compte avant tout, et seuls les travailleurs ont droit à tout. Seulement on s’arrange pour les faire travailler tout le temps et alors ils ne peuvent pas en profiter.

-Mais alors ils sont bêtes, dit Chloé.

-Oui, ils sont bêtes, dit Colin. C’est pour ça qu’ils sont d’accord avec ceux qui leur font croire que le travail, c’est ce qu’il y a de mieux. Ca leur évite de réfléchir et de chercher à progresser et à ne plus travailler.

(.../...)

 

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13.06.2009

Galilée - Le Messager des étoiles

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Je me suis offert « Le Messager des étoiles » de Galileo Galilei, plus simplement connu sous le nom de Galilée. Ce petit livre révolutionnaire va rejoindre dans ma bibliothèque « Les Etoiles » de Camille Flammarion et le « Cosmos » de Carl Sagan, entre autres, parmi mes livres préférés d’astronomie.

Avec « Le Messager des étoiles », publié pour la première fois en 1610, Galilée met les étoiles plus près des hommes. Il y détaille les observations faites avec « sa » lunette astronomique, merveilleux outil qui permet de voir ce que nul ne pouvait voir à l’œil nu : Détails de la surface de la Lune, une multitude d’étoiles dans la Voie Lactée, et surtout les quatre nouveaux astres qui accompagnent Jupiter et que Galilée appelle Etoiles médicéennes en l’honneur du grand-duc de Toscane, Côme II de Médicis, et qui plus tard seront baptisés Io, Europe, Ganymède et Callisto.

Ces quatre satellites (mais le mot n’existe pas encore à ce moment là) de Jupiter qui, de doute évidence, tournent autour de la planète, montrent, dans une époque où l’idée du géocentrisme est bien ancrée, que tout ne tourne pas autour de notre Terre qui n’est donc pas le centre de l’univers…

Un texte passionnant, abordable par tous, présenté et annoté par Fernand Hallyn dans la présente édition (chez Points - Sciences). On trouve également un glossaire à la fin du livre.

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22.04.2009

L'Atlantide - Pierre Benoit

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Quatrième de couverture:

Au cours d'une exploration dans le Sahara, deux officiers français, André de Saint-Avit et Jean-Marie-François Morhange sont capturés et se retrouvent dans un palais merveilleux, un véritable paradis terrestre. Ils apprennent alors qu'ils sont prisonniers d'une femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, Antinéa, petite-fille de Neptune, la dernière descendante des Atlantes, et que, dès qu'ils l'auront vue, ils renieront tout pour elle, famille, patrie, honneur... Roman plein de péripéties, à l'atmosphère mystérieuse et envoûtante, dans un décor de complet dépaysement, L'Atlantide, Grand prix du Roman de l'Académie française, consacra de façon éclatante le talent de Pierre Benoit qui venait d'obtenir un énorme succès avec son premier ouvrage, Koenigsmark.

L’Atlantide située en plein Sahara, la mystérieuse reine Antinéa, les deux officiers français Morhange et Saint-Avit… L’histoire du roman de Pierre Benoit m’est familière depuis longtemps, ayant vu plusieurs des adaptations cinématographiques, notamment Siren of Atlantis avec Maria Montez et Desert Legion, vues à la télé alors que j’étais encore gamin, plus tard la version de Pabst, belle et glacée, avec Brigitte Helm, puis celle, mollassonne, de Bob Swaim où seule l’avantageuse anatomie de l’actrice jouant Antinéa m’a empêché de me retrouver dans les bras de Morphée;)

Bien que connaissant presque par cœur l’histoire, la lecture du roman m’a transporté, littéralement. Publié en 1919, l’Atlantide est un roman d’aventure empreint de fantastique aux qualités littéraires indéniables, l’auteur nous raconte dans un style riche, évocateur et fluide une histoire où l’amour et la mort sont étroitement liés. Il nous plonge en plein Sahara, à la découverte de l’Atlantide qui n’a pas été engloutie mais est devenue un désert suite à un bouleversement climatique qui a asséché la mer ( l’idée en plus d’être originale trouve un écho particulier à notre époque où on se soucie beaucoup plus des changements climatiques qu’il y a 90 ans quand le roman a paru ). Et la reine Antinéa, dernière descendante du dieu Neptune, c’est déjà une femme fatale dans les règles de l'art, qui entend disposer de ses amants comme elle le veut. Mais elle demeure très mystérieuse. Qui est-elle vraiment ?

Concernant la qualité de ce roman, il n’y a pas de mystère : c'est un chef-d'oeuvre.

 

Deuxième livre lu dans le cadre du Blog-O-Tresors.

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16.04.2009

L'Homme qui rétrécit - Richard Matheson

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Après la lecture de « Le Jeune homme, la mort et le temps », j’ai enchaîné sur un autre roman de Richard Matheson, « L’Homme qui rétrécit » paru en 1956. Un grand classique de la SF que je n’avais pas encore lu.

Le film tiré du roman, réalisé par Jack Arnold en 1957, est également un classique. L’image qui en vient immédiatement à l’esprit est le fameux affrontement entre le héros réduit à une taille de quelques centimètres et une araignée devenue gigantesque en comparaison.

Matheson nous conte l’histoire de Scott Carey atteint d’un mal étrange qui fait diminuer sa taille de jour en jour. L’origine de ce mal se trouve dans un contact accidentel avec un brouillard radioactif (tout à fait dans l’esprit des récits de SF de l’époque) combiné à d’autres éléments.

Mais l’essentiel n’est pas là. L’auteur se concentre surtout sur son personnage principal, le fouille psychologiquement et décrit remarquablement la détresse et la colère qu’il éprouve face à ce qu’il lui arrive.

Scott est conscient d’être de plus en plus isolé au fur et à mesure qu’il rapetisse. Il se sent rejeté par ses proches, se demande si sa femme le considère encore comme son homme, son mari, alors que sa taille est devenue celle d’un enfant, si sa fille le considère toujours comme son père, la figure autoritaire, alors qu’il ne mesure pas plus qu’une poupée.

Et quand il ne mesure plus que deux centimètres, prisonnier dans la cave de sa maison, totalement coupé des liens humains, qu’est-ce qui le pousse encore à vivre, à chercher quotidiennement de la nourriture (des miettes de biscuits) de l’eau (qui fuit d’une pompe) et à échapper à un prédateur mortel : une araignée qui a élu domicile dans un coin de la cave et qui est désormais aussi grosse que lui, et qui devient le monstre à tuer ?

Roman passionnant, qui va jusqu’au bout de la réflexion qu’il propose, « L’Homme qui rétrécit » est à lire absolument :-)

Extraits :

« Tout aurait été tellement plus simple si son cerveau avait été une fois pour toutes débarrassé du poison de l’introspection. S’il avait pu achever sa vie comme un véritable insecte au lieu d’être pleinement conscient de chaque étape de son atroce déchéance. C’était la conscience de son rétrécissement qui faisait son malheur, pas le rétrécissement en lui-même. »

« Tant qu’il gardait son intelligence, il restait unique. Même si les araignées étaient plus grosses que lui (…) il gardait son intelligence. Son intelligence pouvait lui valoir son salut, comme elle lui avait valu sa damnation. »

09.04.2009

Le Jeune homme, la mort et le temps - Richard Matheson

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Ma première lecture entrant dans le cadre du Blog-O-Trésors !

Richard Matheson est un dieu ! Oui carrément ! Un dieu de l’écriture. L’auteur de « Je suis une légende » prouve une nouvelle fois son talent en nous contant cette fois une histoire d’amour, mais rassurez-vous on est à des années lumière de Barbara Cartland !

Une histoire d’amour associée à un des thèmes les plus fascinants de la Science-Fiction : le voyage dans le temps.

Ici, pas de machine extraordinaire pour voyager, ni même de failles spatiotemporelles. Le héros de l’histoire remonte le temps en utilisant l’autosuggestion, la seule force de sa volonté… et de son amour.

 

Le héros, Richard Collier, âgé de 36 ans, est un scénariste de feuilleton télé (une activité que Matheson a exercé) atteint par une tumeur au cerveau incurable. Plutôt que subir un traitement lourd qui ne changera rien à l’issue fatale, il décide de voyager à travers le pays, au hasard. Ses pérégrinations le mènent à un vieil hôtel au bord de l’océan. C’est en le visitant qu’il voit une photo d’Elise McKenna, une très belle actrice de théâtre ayant donné une représentation dans l’établissement 75 ans plus tôt, en 1896. Il a le coup de foudre. Mais Elise est morte depuis presque vingt ans... Il finit par se persuader qu’il peut traverser le temps et rejoindre Elise en 1896 dans ce même lieu qui semble encore imprégné de sa présence.

Le lieu, l’hôtel Coronado, est un élément majeur du récit. Richard est littéralement envouté par son atmosphère surannée, l’influence du lieu est fondamentale. Je ne peux m’empêcher de penser que Stephen King, qui n’a jamais caché son admiration pour Matheson, y ait trouvé son inspiration pour un autre hôtel exerçant une grosse influence sur ses occupants : l’Overlook Hotel de « Shinning » paru deux ans après « Le jeune homme, la mort et le temps »

Le jeu avec la mort est omniprésent dans le roman : Collier tombe amoureux d’une femme morte vingt ans plus tôt, mais en remontant le temps pour l’aimer, il se joue de la mort ; il se sait condamné mais en échappant à son époque, il semble aussi échapper à la mort, du moins à celle qui l’attendait au XXeme siècle (folle illusion ?)

Matheson offre notamment une réflexion intéressante sur les différences de mœurs et de comportement des gens entre deux époques. Fin XIXeme, les gens sont plus proches les uns des autres (à l'image de l'océan qui est plus près de l'hôtel en 1896 qu'en 1971), ils accordent de l’importance, prêtent attention, se sentent concernés, comme il le fait dire à son héros, mais sont aussi prisonniers de certaines règles, les femmes en particulier. On trouve une belle flamme féministe avant l’heure avec le personnage d’Elise McKenna, flamme que Richard va contribuer à rendre flamboyante.

Le roman se présente sous la forme d’un récit écrit par Richard Collier, et dévoilé par son frère qui a récupéré le manuscrit. Comme lui, on peut se demander si Richard a bel et bien vécu l’histoire qu’il raconte, s’il n’a pas été victime d’hallucinations provoquées par sa tumeur. Et comme lui, on souhaite qu’il ait vécu cette histoire extraordinaire ; le personnage est si attachant et l’histoire si bien racontée. Mais ça c’est le talent de Mister Matheson.

Les amateurs de SF aussi bien que les lecteurs habitués à la littérature générale trouveront leur compte dans ce livre.

Le roman a été adapté à l’écran (avec Matheson lui-même comme scénariste) en 1980 sous le titre « Quelque part dans le temps » avec Christopher Reeve et Jane Seymour. Je me souviens l’avoir vu en VHS et qu’il m’avait bien plut, la fin surtout ;) Faudra que j’y rejette un œil…

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04.04.2009

Nouvelles inquiètes - Dino Buzzati

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Ce recueil regroupe pas moins de trente-neuf nouvelles jusque là inédite en français, publiées en 2006 à l’occasion du centenaire de la naissance de l’auteur (disparu en 1972).

Il s’agit de textes courts parus dans des journaux italiens, principalement Il Corriere della Sera auquel Buzzati collabora pendant de nombreuses années ; ces nouvelles publiées dans les colonnes des quotidiens étaient appelées en Italie des elzeviri, nom dérivé du caractère d’imprimerie, l’elzévir, utilisé couramment.

Nouvelles fantastiques, insolites, mystérieuses, un régal absolu tout au long de la lecture de ce livre où Buzzati prouve une fois encore qu’il est bel et bien cet enchanteur transalpin, comme on le surnomme souvent, qu’il sait parfaitement raconter des histoires avec un style inimitable, concis.

Ces « Nouvelles inquiètes » sont à savourer au même titre que celles du formidable recueil « Le K » et bien sûr le génial et célèbre roman « Le Désert des Tartares ».

Présentation de l'éditeur:

Dans un fort reculé, une sentinelle reçoit la visite d'une mystérieuse ombre qui vient chercher un général célèbre, désormais vieux et malade. Le démon, lassé de voir les hommes lutter contre lui, entreprend de faire la grève du Mal. Un écrivain se réveille un matin avec une idée de roman fabuleuse qu'un de ses rivaux lui a donnée en rêve. Ainsi débutent quelques-unes des quarante-neuf "Nouvelles inquiètes", réunies ici. Chacune d'elles ouvre les portes d'un monde étrange dans lequel rien n'est ce qu'il paraît, où passé et présent se confondent. Sous le signe de l'intranquilité, ce recueil d'histoires troublantes met en scène les grands thèmes chers à l'enchanteur transalpin.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dino_Buzzati

16.01.2009

Blog-O-Trésors - suite

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Suite du Blog-O-Trésors initié par Grominou.

Voir ma note du 10 décembre pour savoir de quoi il s’agit.

La méga liste a été établie, et comme il y a eu beaucoup de participants, la liste est impressionnante : 785 titres ! Ce qui est très intéressant c’est la diversité des livres proposés.

Comme je n’en ai lu que 53 parmi les titres cités, autant dire que j’ai largement le choix :p

Et voici les quatre livres que j’ai choisis :

 

-Bazaar de Stephen King : Un de mes auteurs préférés, et comme sa bibliographie est au moins aussi impressionnante que la liste de ce Blog-O-Trésor, je suis loin d’avoir tout lu de lui. Bazaar est dans ma bibliothèque depuis des lustres, c’est un bon gros pavé, je me disais qu’un de ces quatre, il faudrait que je m’y plonge. Ben voilà, plouf !

 

-L’Atlantide de Pierre Benoît : ça fait des années que je veux le lire, mais allez savoir pourquoi, à chaque fois que j’entre dans une librairie, il fait partie des livres auxquels j’oublie de penser. Y a-t-il des études sur ce phénomène étrange ?

 

-De bons présages de Neil Gaiman et Terry Pratchett : celui là aussi est sur ma liste depuis un bon bout de temps. L’association de ces deux auteurs à de quoi donner l’eau à la bouche comme qui dirait.

 

-Le Jeune homme, la mort et le temps de Richard Matheson : encore un qui manque inexplicablement à ma collection, alors que j’adule l’auteur de « Je suis une légende ». Le Blog-O-Trésor va me permettre de réparer ce manque !

 

Que du fantastique donc ;)

Je publierai une note quand je les aurais lus et donnerais éventuellement un lien vers le billet d’un lecteur qui aurait fait le même choix que moi.

To be continued…

21.12.2008

Démons et merveilles - H.P. Lovecraft

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En ce moment je me suis replongé dans l’intégrale de Howard Phillips Lovecraft. C’est l’occasion d’évoquer l’un de ses livres les plus marquants : Démons et merveilles.

A l’instar des Chroniques martiennes de Ray Bradbury, il s’agit d’un recueil de nouvelles qui peut se lire comme un roman.

L’ouvrage regroupe quatre textes écrits entre 1919 et 1933 mettant en scène le personnage de Randolph Carter : « Le témoignage de Randolph Carter », « La clé d’argent », « A travers les portes de la clé d’argent » et « A la recherche de Kadath ».

Il est à noter que cette dernière nouvelle doit plutôt se lire en deuxième. D’ailleurs dans l’intégrale de Lovecraft chez Robert Laffont, dans la collection Bouquins, c’est cette place qu’elle occupe fort logiquement. « A la recherche de Kadath » est aussi le plus long texte du recueil. En 1996, cette longue nouvelle sera éditée seule sous le titre « La quête onirique de Kadath l’inconnue » chez J’ai Lu en bénéficiant au passage d’une traduction révisée.

La particularité de « Démons et merveilles » est qu’il n’a pas d’équivalent aux Etats-Unis, le pays d’origine de Lovecraft, ni même en Grande Bretagne. Ce recueil regroupant les aventures de Randolph Carter est exclusif à la langue française.

Le livre parait à l’origine en 1955 dans la collection  Lumière interdite des éditions aujourd’hui disparues  Deux Rives,  soit un an après les recueils de nouvelles « Dans l’abime du temps » et « La couleur tombée du ciel » dans la collection  Présence du Futur chez Denoël. C’est à ce moment là que Lovecraft se fait connaître, aussi bien en France qu’ailleurs dans le monde, presque vingt ans après sa mort.

Le titre, « Démons et merveilles » est emprunté à la chanson écrite par Jacques Prévert que l’on entend dans le magnifique film de Marcel Carné « Les visiteurs du soir ».

Un titre qui va parfaitement à l’ambiance du livre où il est aussi bien question d’abominations avec des créatures qui ont fait la réputation de l’auteur, que de choses féériques comme la description de cités fantastiques.

Dans la première nouvelle, « Le témoignage de Randolph Carter », le narrateur raconte comment, après une visite dans un vieux cimetière avec un ami, Harley Warren, ce dernier disparut mystérieusement.

« A la recherche de Kadath » nous plonge dans une quête onirique. Dans le monde du rêve, Carter part à la recherche d’une cité magnifique dont il n’a eu qu’une brève vision. Il traverse des contrées et des villes fabuleuses peuplées de créatures tantôt bienveillantes, tantôt maléfiques et parfaitement hideuses. Un vrai récit de fantasy influencé par l’un des modèles de Lovecraft, Lord Dunsany, où l’on retrouve quelques lieux et personnages que le lecteur aura croisés dans d’autres nouvelles de l’auteur, comme Atal ou le peintre Pickman, les cités d’Ulthar ou de Céléphais, et bien sûr Azathoth, Nyarlathotep et autres Grands Anciens.

Dans « La clé d’argent » Carter a perdu le chemin qui mène au monde du rêve. Mais il découvre une étrange clé d’argent qui lui fait retrouver le monde de son enfance.

Dans « A travers les portes de la clé d’argent » il voyage dans le temps et les dimensions, un voyage qui n’est pas sans péril…

Une pièce majeure dans l’œuvre d’un des grands maîtres du fantastique.

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couverture de l'édition J'ai Lu, avec une illustration de Druillet.

 

Site francophone sur Lovecraft: http://www.hplovecraft-fr.com/doku.php

11.12.2008

Les Annales du Disque-Monde - Terry Pratchett

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Ca faisait un petit moment que je voulais parler du cycle de Fantasy le plus passionnant qui soit : Le seigneur des anneaux Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett, bien sûr !

Et suite à plusieurs discussions récentes à droite et à gauche à ce sujet, je me suis dit que c’était le moment ou jamais :p

Un peu plus de trente tomes sont parus à ce jour, traduits au fur et à mesure en français. Il convient d’ailleurs de souligner le travail manifestement monumental du traducteur Patrick Couton, par ailleurs récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire en 1998.

Avec le Disque-Monde, Pratchett à insufflé une bonne dose d’humour à la Fantasy, genre très sérieux en général. Il s’est servi de ce genre pour tourner le monde en dérision, et en tournant dans le grand huit infini de l’imagination de Pratchett, le monde a subi de drôle de métamorphoses.

Le Disque-Monde, où se déroulent toutes les aventures est, comme tout disque qui se respecte, plat -« aussi rond et plat qu’une pizza géologique, moins les anchois »- il repose sur le dos de quatre éléphants de dimension planétaire qui se tiennent debout sur la carapace de l’immense tortue A’Tuin qui se meut dans le cosmos. Un petit soleil et une petite lune gravitent autour de l’ensemble.

Voilà pour le décor.

Les nombreux personnages tiennent plus de l’antihéros que du héros classique des récits de Fantasy et sont truffés de défauts, ce qui les rend d’autant plus humains, y compris les Trolls, les Nains, et même la Mort…

On a souvent tendance à associer le terme de parodie à un manque d’imagination et surtout de finesse, mais c’est tout le contraire avec Pratchett ; on est à des années lumière de la parodie lourdingue façon Cauet ! :p

Car derrière cet humour il y a surtout beaucoup d’humanisme.

Chaque tome des Annales du Disque-Monde peut être lu de manière indépendante, exceptés les deux premiers, « La huitième couleur » et « Le huitième sortilège » qui forment une histoire en deux parties, on peut donc aborder cet univers par n’importe quel livre. Je conseille cependant de suivre l’ordre chronologique de parution, ne serait ce que pour bien suivre l’évolution des principaux personnages.

En effet dans le cycle des Annales du Disque-Monde, il y a plusieurs personnages, ou groupes de personnages, qui ont leurs propres cycles. Ainsi Rincevent, le mage calamiteux, qui a l’honneur d’être le « héros » des deux premiers tomes, mais que l’on ne retrouve ensuite que dans le tome 5 « Sourcellerie », accompagné du Bagage ). La sorcière Mémé Ciredutemps et ses collègues qui apparaissent pour la première fois dans le tome 3. La Mort (mon perso préféré) et ses proches. Le Guet, un groupe de gens d’armes s’efforçant d’assurer la sécurité de leur ville, Ankh-Morpork.

Certains livres sont centrés sur un personnage non récurrent, où les héros principaux peuvent faire une brève apparition, notamment la Mort qui revient fréquemment !

Ajoutons enfin une multitude de personnages secondaires que l’on croise régulièrement, comme les mages de l’Université de l’Invisible, parmi eux l’archichancelier Mustrum Ridculle, ou le bibliothécaire qui a été transformé en orang-outan suite à un accident de magie, Planteur « Je-m'tranche-la-gorge » le camelot qui vend de tout et n’importe quoi du moment qu’il y a de la moutarde, le patricien de la cité, Vétérini

La liste serait trop longue en les énumérant tous.

Si vous aimez les univers fantastiques, les vraies histoires (avec intrigue, personnages et tout le toutim), l’humour décalé, tentez l’aventure. Vous serez vite fixé. Ou on est happé par l’univers de Pratchett et on devient accro, ou on se fait éjecter illico.

Le 20eme tome, « Le père porcher » , qui au passage est mon préféré jusqu’à maintenant, a été brillamment adapté sous forme d’un téléfilm en deux parties pour la chaîne britannique Sky One et diffusé l’an dernier pour les fêtes de Noel sur M6 , sous le titre « Les contes du Disque-Monde ».

Un second téléfilm « The Color of Magic », adaptant les deux premiers tomes, a été produit cette année, nettement moins bien réussi malheureusement, même si visuellement le résultat est convaincant.

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ook!

http://disquemonde.free.fr/home.php

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