31.12.2008

Constellation personnelle

 

Je ne suis pas fan des listes à dresser et à publier sur son blog, mais celle-ci, qui circule en ce moment, est plus que séduisante : les vingt actrices qui vous ont le plus marqué, quelle que soit la raison apparemment, et qui ont tendance à jouer parfois le rôle de succube dans votre inconscient :p

Et ça fera une chouette dernière note pour l’année avec de jolies photos !

Voici ma constellation de « stars », la plupart ne sont d’ailleurs pas des stars, et sont des demoiselles du fantastique ou de la SF.

 

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Christina Ricci

Je suis fan depuis son rôle de Mercredi dans « La Famille Addams ». Joue aussi bien dans des grosses productions que dans des petits films indépendants. Et même affublée d’un nez de cochon, dans « Pénélope », elle trouve le moyen d’être jolie…

 

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Sigourney Weaver

La première femme à mettre une tannée à un monstre de l’espace. Action woman par excellence. Angelina Jolie en Lara Croft peut aller planter des choux.

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Brigitte Helm


Maria, Antinéa

 

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Anne Francis


La mode était aux robes courtes sur la « Planète interdite »

 

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Jenny Agutter

La digne héritière d’Anne Francis dans « L’Age de cristal »

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Deborah Kerr

Pour son rôle dans « Les Innocents » et sa danse avec le roi de Siam

 

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Carrie Fisher

La princesse qui aimait les gentils vauriens de l’espace

 

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Natalie Portman

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Caroline Munro

Inoubliable dans le rôle de Stella Star dans « Star Crash », mais pas forcément pour ses talents d’actrice…

 

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Jessica Harper

Les grands yeux effrayés de « Suspiria »

 

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Jennifer Connelly

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Sean Young

Femme androïde troublante dans « Blade Runner »

 

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Daryl Hannah

Androïde, sirène, femme homo sapiens

 

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Lili Taylor

Surement une « addiction » au « rêve d’Arizona »

 

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Jodie Foster

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Gillian Anderson

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Billie Piper

La jolie Rose du TARDIS

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Kirsten Dunst

Ou comment Marie Antoinette devint la fiancée de Spider-Man

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Sherilyn Fenn

Réside toujours à Twin Peaks

 

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Nicole Kidman

 

 


 

26.09.2008

H2G2 - Douglas Adams

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J’ai comblé une lacune qui était impardonnable pour un amateur de SF et d’humour british comme moi : ne jamais avoir lu H2G2, le guide du voyageur galactique, la fameuse « trilogie en cinq volumes » de Douglas Adams.

Désormais, je peux mourir la conscience tranquille et partir avec sérénité faire du stop dans l’immensité fantastiquement immense du cosmos, quoique peut être pas dans cet ordre là…

 

Douglas Adams était un virtuose du non sense, de l’absurde, autant dire qu’il était une des personnes les plus sensées pour parler du sens de la vie (et inversement bien sûr). Quelqu’un de génial en somme.

 

En ouvrant « Le Guide du Voyageur Galactique », on fait la connaissance d’Arthur Dent, lequel découvre par un beau jeudi que non seulement sa maison est sur le point d’être démolie pour faire place à une déviation routière, mais que sa Terre de planète doit subir le même sort pour des raisons similaires mais à l‘échelle cosmique. Qui plus est, son meilleur ami qu’il pensait être tout bonnement un humain comme lui s’avère être un extraterrestre originaire de Bételgeuse. Le fait qu’il s’appelle Ford Prefect n’avait pourtant éveillé chez lui aucun soupçon.

 

S’embarquer dans la lecture de H2G2 pour suivre les péripéties d’Arthur Dent, c’est emprunter avec délice la déviation de l’improbabilité avec comme véhicule l’imagination XXL de Douglas Adams qui dépasse nettement la vitesse de la lumière. Ca ressemble à un tour sur le grand huit renversé de l’infini, un truc enivrant qui vous met dans tous les sens et par conséquent vous fait voir les choses de plein de points de vue différents, surtout les plus tordus.

 

L’adaptation sur grand écran du premier tome, sortie en salle en 2005, et qui était un vieux rêve de Douglas Adams, s’en tire plutôt bien. Mais il vaut mieux voir le film au moins deux fois pour pleinement l’apprécier tellement il y a d’idées farfelues. Une abondance qui risque de larguer le spectateur (avec le livre on a davantage le temps d’assimiler) et de dérouter celui qui n’est pas familier avec l’humour intersidéral d’Adams.

 

H2G2 est en tout cas une expérience à tenter. Et surtout, pas de panique !

 

Pour en savoir plus sur l’univers de Douglas Adams et H2G2, un excellent site en français :

http://www.voyageurgalactique.com/index.html

12.09.2008

Star Wars : The Clone Wars

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«Star Wars : The Clone Wars » est un film d’animation qui s’adresse essentiellement aux fans de l’univers Star Wars.  Ceux qui ne sont pas trop connectés à cet univers trouveront le film certainement distrayant (ou pas) mais peut être aussi pas complètement fini. Ce long métrage sert en fait de pilote à une nouvelle série animée TV dont la diffusion doit débuter en octobre aux USA, il n’était pas question à l’origine d'une sortie en salles. Mais Tonton George à décidé que sur grand écran un film sortirait…

En tant qu’aficionado d’origine (estampillé 1977) de la saga, un long métrage inédit de SW ne peut que me réjouir.

« The Clone Wars » relate les événements survenus entre les Episodes II et III. Et cet  épisode pilote grand format  est réussi, que ça soit l’animation (bon ok, c’est pas Pixar mais quand même) le design général et les personnages (mention spéciale pour Ahsoka, la jeune padawan d' Anakin, nouvelle venue dans la saga), tout ça avec une bonne dose d’humour et surtout de l’action.

Alors on aurait tort de bouder son plaisir. 

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29.08.2008

The Dark Knight , Wall-E

Un petit mot sur deux films dont personne n'a parlé, et c'est bien dommage :p Un petit coup de pouce s'imposait ...

 

« The Dark Knight, le Chevalier Noir »: le terme de chef d’œuvre est souvent employé pour qualifier le film ; je n’irai pas jusque là. Un très bon film, ça oui. Mais en deux temps...

Après une excellente scène d’ouverture, bien dans l’esprit comics, le film donne davantage dans le polar noir croisé avec du James Bond où gadgets, corruption, détournement de fric, zigouillage entre bandits s’entremêlent, c’est parfois un peu confus. Batman est en retrait au profit des persos secondaires et surtout du Joker, joué par Heath Ledger qui fait oublier sans problème Jack Nicholson dans le Batman de Tim Burton, dont l’interprétation avait le don de me hérisser le poil. Quelques bâillements durant disons la première heure du film.

Puis l’histoire passe un cap et devient encore plus sombre, tragique, avec des idées génialement machiavéliques, parfaitement dans l’esprit du Joker (la scène des ferry-boats par exemple est remarquable), Batman reprend du poil de la bête (noire) et là, je me suis régalé...

 

 

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...mais pas autant qu’avec « Wall-E », petite merveille de film d’animation de chez Pixar et excellent film de Science Fiction. Au-delà de l’histoire de ce petit robot fort attachant car très humain qui accompli sa tâche devenue insensée sur une Terre désertée et rêve solitairement le soir et qui finira par trouver un sens à sa vie, le film pointe du doigt la surconsommation, le danger représenté par le monopole d'une compagnie mondiale et celui de se couper littéralement de ses racines, ce que les humains ont fait en s’exilant dans l’espace et en abandonnant leur planète, se coupant également de leurs semblables en se plaçant d’eux mêmes entièrement sous le contrôle des machines.

 

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Deux des meilleurs films de cette année, à n'en pas douter.
En attendant "Star Wars: The Clone Wars" et "Hellboy 2" :)

20.08.2008

The X-Files : Régénération

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La série tv qui m’a le plus marqué est sans conteste X-Files. Fan de la première heure (c'est-à-dire vers 19 heures le dimanche soir, lors de la première diffusion de la série sur M6 ;-)) l’annonce d’un deuxième film, six ans après l’arrêt du show m’a grandement réjoui.

Puis les premières critiques sont tombées. Pas celles des professionnels, je n’en tiens jamais compte, mais celles d’autres X Philes, fans de la première heure comme moi, et elles étaient catastrophiques. Argh!

 

Finalement, c’est avec pas mal d’appréhension que j’ai vu The X-Files : Régénération. Et dire que je suis déçu du résultat est un euphémisme même pas doux.

Car ce n’est pas du X-Files que j’ai l’impression d’avoir vu. Il n’est pas question d’E.T. ou de conspiration dans le film, mais ça je le savais, Chris Carter le réalisateur (et créateur de la série) avait annoncé qu’il ne développerait pas une histoire dans ce sens, l’ennui c’est qu’il n’est pas question de paranormal ou de fantastique non plus (ou si peu, avec les visions du prêtre). L’enquête menée par Mulder et Scully, quoique sordide, est finalement très banale. Quand je dis « menée » je suis généreux car ici nos deux ex agents du FBI sont un peu à la rue, découvrant le plus souvent par hasard les éléments faisant avancer l’enquête, les persos secondaires étant plus efficaces.

L’enquête de nos héros Chris Carter semble s’en tamponner le coquillard ! On a plutôt droit à des dialogues interminables sur la relation entre Mulder et Scully, la foi, la rédemption, sujets déjà abordés dans la série de manière habile, mais ici, ils sont mortellement ennuyeux. De plus on nous inflige une sous intrigue où Scully veut absolument sauver un enfant gravement malade dans l’hôpital où elle travaille désormais, ce qui plombe davantage l’ambiance et le rythme, lequel n’est déjà pas des plus entraînant.

Le scénario en plus d’être bancale offre quelques incohérences avec les personnages, celle qui m’a le plus choqué est Mulder qui semble encore torturé par la disparition de sa sœur, ce qui est en complète contradiction avec l’évolution du perso et les événements survenus dans le bien nommé double épisode « Délivrance » dans la saison 7.

Pas de paranormal, rythme plat, scénario pas fini, réalisation sans imagination, il n’y aurait que des points négatifs ? Non. L’interprétation de David Duchovny et Gillian Anderson est très bonne, ils sont impliqués dans leurs rôles, c’est vraiment Mulder et Scully qu’on a à l’écran.

Le premier quart d’heure du film fait illusion, on est plongé dans une ambiance assez inquiétante, un peu à la « MillenniuM », autre excellente série de Chris Carter, et les retrouvailles de Mulder et Scully sont bien amenées. Mais c’est bien maigre.   

En fait ce film me rappelle un épisode de la troisième saison, "Hell Money" ( La Règle du Jeu en VF), soporifique à souhait, sans aucun élément surnaturel, avec au final une banale histoire de trafic d’organes, et l’impression de ne pas avoir vu un vrai épisode de X-Files. Bref, un truc à oublier.

On peut se demander ce qui a poussé Chris Carter à réaliser un film aussi banal et ennuyeux, alors que l’univers qu’il a créé possède toujours un fort potentiel. Les idées de départ du film sont quand même bonnes, mais incroyablement gâchées.

Est-ce le simple appât du gain ? Le film se plante dans tous les box office et devrait rentrer tout juste dans ses frais avec l’exploitation en dvd. Cette fichue vérité doit encore se trouver ailleurs…

24.05.2008

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

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Attention, cette note contient quelques spoilers sur le film !

 

J'avoue que j'ai du mal à comprendre les critiques assassines que j'ai lu par ci par là, que ça soit de la part des professionnels de la profession (j'adore cette expression à la noix :p) ou des critiques du dimanche.

Certains parlant même d’un ratage à la « Menace Fantôme » ! Faut pas pousser mamie (momie ?) dans les orties (infestés de scorpions et d’araignées) ! Comme quoi, il vaut mieux ne pas écouter les critiques :p


Car pour ma part, j'ai beaucoup aimé ce quatrième volet, même s'il n'est pas aussi flamboyant que les trois premiers il est vrai.Ce n'est pas un chef d'oeuvre, ce n'en est pas pour autant un effroyable navet ! On est à des années lumière de "Tomb Raider", Dieu merci !

 

J'ai été emballé par ce film, par sa réalisation, Spielberg sait faire bouger sa caméra dans les scènes d’actions, sans la prendre pour un ballon de rugby qu’il lancerait à ses assistants réalisateurs avant de la récupérer pour tenter un drop ( à la façon du trop frénétique Michael Bay par exemple :p)

Il y a des plans qui vont longtemps rester marqués dans ma mémoire, comme Indiana devant le champignon atomique, ou quand le vaisseau alien s’arrache de terre, la silhouette du héros dans un coin de l’écran: une image tout droit sortie d’une BD, (j’ai alors pensé à la fin de « l’Enigme de l’Atlantide » de Blake et Mortimer)

Les effets spéciaux numériques n’envahissent pas l’écran et sont utilisés à bon escient. Mention spéciale pour les fourmis rouges ! Excellente scène qui renvoie aux bestioles mutantes des films SF des années 50 :-)

J’ai bien aimé les références, essentiellement au ciné SF et fantastique, qui sont semées tout le long du film (c'est bien de repérer les références, ça donne l'impression au spectateur d'être bien cultivé :p) La très bonne scène d’ouverture rend en outre hommage à "American Graffiti" de Tonton George où jouait déjà Harrison Ford :-)
Harrison Ford qui s'en tire à merveille, malgré son "grand âge" ;) Revoir Karen Allen dans le rôle de Marion fut un vrai plaisir, quant à Shia LaBeouf il s’en sort plus que bien.

Les méchants de l’histoire manquent cependant un poil de charisme, ils sont loin de rivaliser avec les inoubliables Belloq ou Mola Ram.

 

Indiana Jones malgré ses cheveux blancs, ne vieillit pas, ou moins en tout cas que certains spectateurs qui semblent blasés^^

Ce quatrième volet arrive très tard dans la saga il est vrai, mais l’esprit est toujours là. L’aventure à toujours un nom !

Indiana Jones, c’est toujours du cinéma, du vrai, de celui qui illustre parfaitement l’expression « c’est du cinéma » pour bien dire que ça ne correspond  pas à la réalité, mais à un ailleurs ou le héros sort toujours indemne des chutes les plus vertigineuses, ne prend jamais une balle, ne perd jamais son chapeau. Un ailleurs pas si lointain, très proche même, aux couleurs de l’enfance. Indy est toujours là pour nous y emmener, avec son fouet pour nous protéger. On peut même s’imaginer qu’on est Indiana Jones. Ca marche toujours…

24.04.2008

Grands retours : Indy, Mulder & Scully

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Cette année, sortent deux films que j’attends avec grande impatience. Par ordre d’apparition dans les salles obscures : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (le 21 mai en France). Titre que j’adore, évoquant aussi bien un univers à la Edgar Rice Burroughs que les aventures de Tintin ou celles de Blake et Mortimer.

Dix neuf ans après Indiana Jones et la Dernière Croisade, Harrison Ford dans le rôle du célèbre aventurier (qui d’autre ?) et Steven Spielberg à la réalisation (qui d’autre ?) se retrouvent enfin. Chouette ! Du cinéma comme je l’aime !

 

Le 30 juillet sort The X-Files : I Want to Believe, deuxième film basé sur la meilleure série de tout les temps (avec Doctor Who ;) )

X phile* de la première heure, j’attends beaucoup de ce film, d’autant que la fin de la série ( il y a six ans ) m’avait laissé une désagréable impression d’inachevé.

En tout cas, ça va être bon de revoir Mulder et Scully ( David Duchovny et Gillian Anderson bien sûr ) nous emmener dans une enquête bien dosée en paranormal ! Et sur grand écran.

De plus c’est Chris Carter ( créateur de la série ) qui met en scène et scénarise, épaulé dans cette deuxième tâche par Franck Spotnitz, un des principaux artisans de la série.

 

A priori que des raisons de se réjouir !

 

*un X phile est un fan de X-Files, qu’est ce que vous allez imaginer :p

 

Liens en français :

http://www.indianajones.com/intl/fr/teaser/

 

http://www.epidermiq.com/lvei/X-Files2/

10.04.2008

Cria cuervos... de Carlos Saura

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La petite Ana vit dans le souvenir de sa mère morte d’une maladie causant d’horribles souffrances. Puis c’est le père, militaire de carrière, qui décède subitement dans les bras de sont amante. Ana et ses deux sœurs sont alors élevées par leur tante.

 

La première fois que j’ai vu « Cria Cuervos », j’avais une dizaine d’années, c’était lors d’un des premiers passages du film à la télé.

Il m’avait marqué et je l’avais beaucoup aimé, même si je n’avais pas saisi alors toute sa subtilité et les métaphores de l’histoire au sujet de la dictature de Franco.

J’en avais surtout retenu la tristesse du personnage principal, la petite Ana (sublimement jouée par Ana Torrent), qui vit avec ses sœurs dans une grande maison au milieu d’une atmosphère morbide suite au décès de ses parents, tristesse qui s’évanouit par moments quand Ana passe le disque de « Porque te vas » (avec notamment la scène où elle danse avec ses sœurs – voir la vidéo), la fameuse chanson interprétée par Jeanette, énorme tube lors de la sortie du film en 1976.

La tristesse qui se lit dans les yeux d’Ana (difficile d’oublier ce regard) âgée d’une dizaine d’années, et son quotidien hanté par la mort m’avaient d’autant plus touché que j’étais un enfant du même âge tout à fait heureux et joyeux.

 

Alors que le film est enfin sorti en dvd, j’ai pu constater presque trente ans après, qu’il n’avait rien perdu de sa force, loin de là. Vu avec des yeux d’adulte, il est encore plus marquant.

Bref, c’est un chef d’œuvre absolu sur le monde de l’enfance, le pouvoir de l’imaginaire, les souvenirs, avec ses habiles métaphores sur les ravages du franquisme.

 

Une très bonne analyse du film : 

http://www.dvdclassik.com/Critiques/cria-cuervos-saura-ch...

 

 

22.01.2008

Le ballon rouge

Le ballon rouge est un moyen métrage ( 34 minutes ) sans aucun dialogue réalisé par Albert Lamorisse en 1956, et c’est un petit bijou !

Il raconte l’histoire d’un petit garçon du quartier parisien de Ménilmontant qui trouve un ballon de baudruche rouge attaché à un réverbère.

Le ballon se révèle particulier puisqu’il se met à le suivre partout. Il devient un ami magique, le compagnon fidèle que tout gamin à rêvé d’avoir un jour, ce qui finit par susciter la jalousie des autres enfants du quartier.

L’imaginaire s’introduit dans le quotidien de l’enfant et l’entraine dans une ballade parisienne magique, et avec lui le spectateur. Ballade nostalgique dans le Paris d’il y a un demi siècle, autant dire un autre monde, avec son vitrier, ses bus à plateforme, ses agents à cheval… Un film qui a une vraie valeur documentaire avec les détails qu’il montre de ce Paris désormais disparu.

Avec une idée merveilleusement simple, Albert Lamorisse offre tout simplement un chef d’œuvre.

Il est toujours bon de se souvenir des ballons rouges :-)

Pour l’anecdote, c’est dans ce film qu’il est possible d’apercevoir Renaud ( ta ta taan ! ), à l’âge de 3 ou  4 ans, avec son frère jumeau, habillé en rouge et tenant un ballon bleu à la fin du film. Sans ces renseignements, impossible d’identifier la future chetron sauvage !

A signaler également la sortie en salle, à la fin du mois, du long métrage Le Voyage du ballon rouge, avec Juliette Binoche, inspiré par le film de Lamorisse.

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17.12.2007

Retour à L.A. en novembre 2019 - Blade Runner

Le père Noel est monté à bord du Millenium Navis, et il a été bien reçu. Du coup, j’ai eu mon cadeau : le coffret « ultimate » de Blade Runner !

Mon film préféré juste après les Star Wars d’origine !

Le somptueux film de Ridley Scott sort enfin dans sa version « Final Cut ». Celle-ci diffère de la version « Director’s Cut » de 1992 dans des détails visuels, des corrections apportées grâce aux miracles de l’informatique. Notamment la scène où la réplicante Zhora ( jouée par Joanna Cassidy ) se fait abattre par Deckard alors qu’elle passe à travers plusieurs vitrines. L’actrice avait été doublée pour cette scène, et ça se voyait ! Eh bien, plus maintenant. Le visage de Joanna Cassidy est parfaitement reconnaissable désormais puisqu’il a été ajouté à l’image à la place de celui de la doublure !

Il y a une ou deux autres rectifications dans cette version que seuls les fans ayant vu plusieurs fois le film pourront repérer. Ce sont les seuls effets spéciaux numériques de Blade Runner, où tous les trucages avaient été fait « à la main ».

 Ces petites erreurs effacées, le film touche désormais à la perfection. L’image et le son de ce « Final Cut » sont d’une pureté incroyable !

Outre cette version ultime, le coffret nous offre l’originale, sortie en salle en 1982 ( avec la voix off de Deckard et le happy end imposé par les studios ), celle sortie en vidéo, copie conforme de la première avec juste quelques plans supplémentaires dans les scènes les plus violentes, la version « Director’s Cut » sortie en salles en 1992 ( sans la voix off ni le happy end, tel que le voulait à l’origine Ridley Scott ) ainsi que la version de travail, qui a servi pour les projections tests, une rareté qui présente plusieurs différences dans des plans de vue, des dialogues ou encore la musique par moment.

Avec tout ça, il faut ajouter des heures de bonus passionnants ( interviews des acteurs, du réalisateurs, des équipes techniques et artistiques etc… des documents sur Philip K Dick, l’auteur du livre dont est tiré le film, faut il le rappeler ? :p et plein d’autres super bidules :-)  ).

 

Blade Runner est un monument de la SF, toujours aussi fascinant 25 ans après sa sortie. A vrai dire, je l’aime de plus en plus après chaque visionnage. Les personnages, l’histoire, l’environnement avec cette mégalopole monstrueuse et superbe à la fois, la surpopulation, la pluralité des ethnies, la disparition des espèces animales, la météo chamboulée…

Tout un monde où l’on s’immerge, magnifiquement filmé par Ridley Scott.

 

La superbe séquence d'ouverture du film ( pour moi, la plus belle du cinéma ! ). Elle me donne systématiquement des frissons !

 

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