28.10.2009
The Dodoz
Ca y est, il a intégré ma discothèque, le premier album de The Dodoz, groupe dont je parlais dans ma précédente note.
Onze titres d’un rock réjouissant et même carrément jouissif ! Les morceaux ont une structure particulière, aucun n’obéit au format couplet-refrain ; les changements de tempo, de mélodies sont fréquents dans une même chanson, sans que ça parte dans tout les sens. Impossible donc de se lasser.
Le tout est très bien produit par Peter Murray, Clive Martin et Pierre Rougean pour une durée d’un peu plus de 35 minutes, ce qui peut paraître court si on compare avec la longueur moyenne d’un CD. Mais ici, il n’y rien à jeter.
Le disque est disponible en format vinyl, ce qui est le nec plus ultra pour apprécier un album avec un son rock brut comme celui là.
Jetez-y une paire d’oreilles sans hésiter, c’est du tout bon !
http://www.myspace.com/thedodoz
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14.03.2009
Indochine - La République des Meteors
Indochine est de retour, vive Indochine !
Indo et moi ça fait longtemps que ça dure. Depuis « l’appel de l’Aventurier » comme l’écrit Chloé Delaume dans « La Dernière fille avant la guerre », appel auquel j’ai répondu avec enthousiasme.
Indochine, c’est les 33 tours vinyles, aux superbes pochettes signées Marion Bataille, qui ont effectué au moins 33 millions de tours et des poussières sur la platine, c’est les pogo sur « Miss Paramount » dans les bals locaux du samedi soir, les bureaux de la salle de classe gravés à la pointe du compas, le second générique de Platine 45 composé par Stéphane, Stéphane qui présente l’émission 4C+ en compagnie d’Alain Chabat sur Canal+, c’est aussi un de mes premiers concerts en mars 1988 à Toulouse et le souvenir ému de la jolie fille juste devant moi dans la fosse du Palais des Sports transformée en étuve, et qui, peut être inspirée par les paroles de « Canary Bay » Hou ! Hou !, et certainement mise en confiance par mon air angélique, s’est débarrassé de son t shirt et a continué à sautiller et pousser des Hou ! Hou ! en soutif.
Indochine c’est, dans les années 90, les radios, qui ne sont plus radios libres depuis un moment déjà, et les autres médias, qui dénigrent le groupe tout en nous infligeant les Boys Band, les Spice Girls et le rap, c’est la mort de Stéphane il y a dix ans, scandaleusement ignorée par ces merveilleux médias.
Puis dans les années 2000, le retour en grâce auprès du grand public avec l’album « Paradize » et le single « J’ai demandé à la Lune », et les médias qui remettent le groupe sur son piédestal, sous l’œil défiant et un brin ironique du « vieux fan » pour qui la place du groupe n’a jamais bougée d’un poil.
Indochine est de retour avec ce nouvel album « La République des Meteors » dans la lignée des deux précédents, avec un mélange de rock de pop et de bidouillages indus, avec un son bien dense et rêche sur la plupart des morceaux qui sur du vinyle doit être encore plus savoureux. Les textes évoquent la guerre, celle de 14, et la séparation causée par elle, le thème du père est récurrent ( le mot revient souvent en tout cas ), notamment dans le superbe « La lettre de métal » ou « Bye bye Valentine »
Le texte le plus savoureux est certainement celui de « Play Boy », morceau choisi : « J’ai du mal avec les artistes surtout les français qui habitent en Suisse » :p
On notera la reprise très réussie du titre d’Elli et Jacno « Je t’aime tant ».
Quant à Chloé Delaume, citée plus haut, elle est enfin entrée en Indochine, puisqu’elle signe (sous son vrai nom, Nathalie Dalain) le texte « Les Aubes sont mortes », son visage apparaît même sur la pochette du disque, à droite un peu en haut ;) Pochette qui m’évoque un peu celle de Led Zeppelin II au passage.
Et maintenant, je n’ai plus qu’à retourner au front, voir le groupe dans une fosse de salle de concert, cet automne… ;)
Lire aussi Indochine - Little Dolls
18:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : indochine, république des meteors, rock, chloé delaume
20.02.2009
Les Calamités
Les Calamités c’étaient trois jolies filles (Caroline, Isabelle, Odile) et un gars (Mike) qui jouaient du très bon rock dans les 80’s.
« A bride abattue » leur unique album, mélange de compostions originales et de quelques reprises, sort en 1984 avec le premier 45 tours « Toute les nuits ».
Le groupe se sépare en 1985, mais deux ans plus tard, sous l’impulsion de Daniel Chenevez de Niagara, il se reforme partiellement, sous la forme d’un duo formé par Isabelle et Odile et enregistre « Vélomoteur » qui est un gros tube. Beaucoup de personnes pensent qu’il s’agit de leur seul disque.
Le succès est tel que les affaires du show bizz deviennent trop sérieuses aux yeux du groupe qui jouait uniquement pour le plaisir et ne se prenait pas au sérieux. Et l’aventure s’arrête là.
L’intégralité de leur répertoire (l’album et les titres des 45 tours) est dispo sur la très recommandable compil « C’est complet » sortie en 1997.
23:46 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les calamités, groupe, rock, années 80, vélomoteur
19.01.2009
Les Fils de Joie
http://filsdejoie.e-monsite.com/
J’ai créé ce site consacré au groupe culte new wave et rock Les Fils de Joie après être entré en contact, grâce aux hasards du net, avec leur ancien chanteur et guitariste Olivier. Vive internet ! :-)
Peut être que vous connaissez leurs chansons « Adieu Paris » ou « Tonton Macoute » sorties dans la première moitié des années 80.
« Adieu Paris » commence comme un cliché de la capitale : « La Tour Eiffel, la Tour Montparnasse » , mais dès la phrase suivante, on découvre que le narrateur tergiverse sur le meilleur moyen d’en finir avec la vie.
L’humour noir et décalé était une des caractéristiques du groupe.
« Tonton Macoute » est un portrait au vitriol des membres de la milice des Duvalier, père et fils, qui semaient la terreur en Haïti à l’époque.
« Avec mon couteau de commando, s’il y a des dissidents je torture, il y a des années que ça dure, avec mon couteau c’est facile, facile, facile. »
Et tout ça sur un rythme guilleret et exotique.
Les Fils de Joie n’ont jamais explosés commercialement, mais ils sont devenus un vrai groupe culte, connus de quelques initiés suffisamment curieux pour découvrir autre chose que la variété FM, et ils sont découverts par de nouveaux aficionados, grâce au net notamment.
Désormais, ils ont un site qui leur est entièrement consacrés, avec des infos de première main puisqu’elles viennent de leur ex chanteur :-)
A consulter également : Le MySpace officiel créé tout récemment par Olivier.
La page Wikipedia qui leur est consacrée.
Tonton Macoute
Adieu Paris
18:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fils de joie, musique, groupe, new wave, rock, années 80, tonton macoute
23.12.2008
The Ting Tings - We started nothing
Avec Phildel, quoique dans un style différent, c’est ma découverte musicale de l’année.
Ce duo originaire de Manchester composé de Katie White (chant, basse et guitare) et Jules de Martino (batterie) a sorti son premier album au mois de mai. De la pop très pêchue qui est à la fois rock et très dansante. Des arrangements assez minimalistes avec juste quelques bidouillages électroniques légers. « We started nothing » est parfaitement réjouissant, difficile de rester immobile sur sa chaise à son écoute !
Evoque parfois The Gossip pour le côté énergie à revendre et musique sans fioriture.
That's not my name
http://www.myspace.com/thetingtings
00:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : the ting tings, pop, rock, coup de coeur, wouah
01.11.2008
The Cure - 4:13 Dream
1 - Le syndrome du fan vieux
Avec les groupes de rock qui commencent à être anciens, on voit très souvent, à la sortie d’un nouvel album, des fans écrire que le groupe en question est loin de sa gloire passé, qu’il n’apporte plus rien de neuf, que les chansons qui sortent à l’heure actuelle n’ont pas la force des anciennes.
Bref le groupe a le tort de continuer à exister, son chanteur a la mauvaise idée d’être toujours en vie. Kurt Cobain ou Jim Morrison se ferait cracher dessus (au figuré, quoi que…) par certains de leurs fans s’ils étaient encore de ce monde.
C’est le syndrome du fan vieux ! Le fan vieux est à différencier du vieux fan qui lui, reste enthousiaste malgré les ans.
Le fan vieux reproche à ses idoles de jeunesse d’être toujours là, alors que sa jeunesse à lui, elle s’est fait la malle, emportant avec elle les fabuleux moments d’écoute des disques d’alors. L’idole a vieilli, le fan vieux dénigre son physique, alors que lui-même n’est probablement plus aussi séduisant que naguère. Les flamboyants souvenirs sont ternis, c’est insupportable pour le fan vieux qui ne sait plus que cracher sur son idole.
On reconnaît facilement le fan vieux aux commentaires qu’il laisse sur le net : pleins d’aigreur, de ressentiments, de mépris vis-à-vis de l’artiste, et même implicitement insultants envers les fans qui apprécient toujours.
Et comme je ne laisserai jamais de tels commentaires remplis de rancœur si un artiste me déçoit, je sais que je ne fais pas partie des fans vieux. Youpi !
Et j’ose espérer n’en faire jamais partie.
2 - 4:13 Dream : A la bonne heure
Le fan vieux de The Cure vomit copieusement sur le nouvel album, « 4 :13 Dream ». Evidemment. Puisque ce nouvel opus est excellent. Pas exceptionnel (« Pornography » ou « Disintegration » sont exceptionnels) mais hautement réjouissant !
On y retrouve les quatre titres sortis précédemment en single, avec un mix sensiblement différent, on perçoit surtout une différence sur « Sleep When I’m Dead » qui sonne encore mieux que la version single.
« Underneath the stars » qui ouvre l’album est une superbe chanson, la meilleure du disque sûrement, qui prouve que The Cure sait toujours composer de petits bijoux. Affirmer le contraire c’est vraiment partir favori pour décrocher le titre de champion du monde de la mauvaise foi !
Il n’y a pas vraiment de titres lents sur cet album ; mid tempo pour les moins rapides. On se laisse porter entre les mélodies pop et les morceaux rock furieusement noisy, comme « The Scream » et « It’s Over » qui terminent le disque dans une chaotique beauté.
Les synthés sont très discrets sur l’album, dominé par les guitares de Porl Thompson et Robert Smith. La basse de Simon Gallup n’est pas en reste (ni la 6 cordes jouée par Robert Smith) et Jason Cooper à la batterie prouve qu’il n’est vraiment pas manchot. Et Robert Smith est vraiment très en voix.
Sur les 13 titres, il n’y en a qu’ un ou deux à être un peu en dessous du niveau général. « Sirensong » par exemple est assez anecdotique.
Il y a tout de même une chose à oublier concernant "4:13 Dream": sa pochette, franchement hideuse :p

« 4 :13 Dream » devait être un double album au départ. Finalement, les morceaux restant sortiront sur un disque indépendant d’ici six mois. Ceux-ci sont annoncés plus sombres et mélancoliques encore. Sur un tempo plus lent certainement. Un « dark companion » comme l’a promis Robert Smith. Devrait y figurer le superbe « A Boy I Never Knew » que le groupe jouait déjà lors des derniers concerts.
Que des raisons de se réjouir :)
Voir aussi: The Cure - Hypnagogic States
21:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the cure, musique, rock, 4:13 dream, fans
17.09.2008
The Cure - Hypnagogic States

En attendant pour le mois prochain le nouvel album (qui a encore été repoussé, d’une quinzaine de jours cette fois^^), voici donc le maxi proposant des remixes des quatre singles précédents de The Cure.
N’attendant pas grand-chose de ce disque, je suis finalement très agréablement surpris. Je ne suis pas un adepte du remix, et le groupe avait sorti en 1990 une compilation, « Mixed up » dédiée à l’exercice, et le résultat était globalement infect ! Mais que nenni avec « Hypnagogic States » !
Il y a tout de même les remixes de « Freakshow » et « Sleep When I’m Dead » qui sont relativement ratés, avec notamment un son dance très basique pour le premier, trop éloigné du rock de la version d’origine ; en un mot : beurk !
Celui de « The Perfect Boy » se laisse écouter avec sa rythmique rajoutée rappelant « Close To Me », plutôt sympa.
Mais ce cd vaut surtout pour le remix de « The Only One » réalisé par 30 Seconds to Mars, vraiment excellent, et surtout pour le cinquième titre, « Exploding Head Syndrome » d’une durée de 21 minutes et des poussières, en fait un enchaînement de quatre remixes signés 65 days of static. Bien plus qu’un simple megamix, c’est un vrai exercice de style très bien fichu et inventif, qui réussi sur « The Only One » à donner un son trance à The Cure sans que ça ait l’air déplacé ; un vrai tour de force, qui justifie à lui seul l’acquisition du disque!
De plus, les bénéfices réalisés par la vente de ce maxi seront reversés à la Croix-Rouge Internationale, alors si on peut faire une bonne action sans avoir à déplacer de montagnes et obtenir en même temps un disque de bonne qualité, faut pas se priver :-)
Voir aussi:
20:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the cure, musique, rock, remix




