26.06.2009
Farewell Michael...
Puisse-t-il être en paix désormais, loin des moqueries et des opiniâtres qui ne voulaient voir en lui qu’un homme cinglé ou coupable d’actes ignobles, oubliant complètement l’artiste fabuleux qu’il était (au passage, merci les médias pour la contribution à l’entreprise de démolition de l’artiste, et qui aujourd’hui vont s’empresser de lui rendre hommage).
Ce n’est pas peu dire que la musique de Michael Jackson m’a marqué. Ca a commencé avec l’album « Thriller » bien sûr, suivi dans la foulée par la découverte de « Off the Wall », le précédent disque sorti en 1979, chef-d’œuvre absolu, parfaite synthèse de funk et de disco, avec des arrangements hors pair, des guitares funky, des cuivres, des cordes, et un putain de groove dans la voix.
J’ai tellement écouté « Off the Wall » que j’ai usé la galette de vinyle, tant et si bien que j’ai dû racheter le disque ; authentique !
Michael Jackson a été ma porte d’entrée dans la musique black. Il m’a donné envie d’en connaître davantage sur la soul, le funk, le rhythm’n’blues, le jazz… et j'y ai découvert nombre de trésors.
Quant au clip qui m’a le plus marqué, vous voyez duquel je veux parler…
Je me souviens parfaitement de la première fois où j’ai vu le clip de « Thriller », dans une émission de Michel Drucker au début de l’année 1984. Etant déjà friand de cinéma fantastique et d’horreur, j’ai particulièrement été gâté ce soir là !
Et cette bonne vieille VHS du « Making of Thriller », j’ai dû la regarder autant de fois que le premier « Star Wars ».
En 1992, le « Dangerous Tour » passait par la France, avec une escale au Stadium de Toulouse. J’y étais, dans les premiers rangs miraculeusement. Seule fois où j’ai vu le « King of Pop » pour de vrai (si, si, il a bien existé, j’en vois un au fond qui ne me crois pas :p) pour un spectacle pharaonico-splendiose .
Et il y a donc ce fichu 25 juin 2009, cinquante ans quasiment jour pour jour après la disparition de Boris Vian. Il n’y a pas de rapport je sais, à part peut-être la musique des Noirs, et que « les morts ont tous la même peau ». Il y en aura parmi les opiniâtres dont j’ai parlé plus haut pour aller cracher sur sa tombe, mais la musique ils ne pourront pas l’atteindre et c’est tout ce qu’il restera finalement.
“Groove, let the madness in the music get to you
Life ain’t so bad at all
If you live it off the wall”
En extraits, deux de mes titres préférés : “Off the Wall” la chanson éponyme de l’album de 79 et “Ain’t no Sunshine”, magistrale reprise de Bill Withers.
16:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mort de michael jackson, king of pop, hommage, génie, artiste
13.06.2009
Galilée - Le Messager des étoiles
Je me suis offert « Le Messager des étoiles » de Galileo Galilei, plus simplement connu sous le nom de Galilée. Ce petit livre révolutionnaire va rejoindre dans ma bibliothèque « Les Etoiles » de Camille Flammarion et le « Cosmos » de Carl Sagan, entre autres, parmi mes livres préférés d’astronomie.
Avec « Le Messager des étoiles », publié pour la première fois en 1610, Galilée met les étoiles plus près des hommes. Il y détaille les observations faites avec « sa » lunette astronomique, merveilleux outil qui permet de voir ce que nul ne pouvait voir à l’œil nu : Détails de la surface de la Lune, une multitude d’étoiles dans la Voie Lactée, et surtout les quatre nouveaux astres qui accompagnent Jupiter et que Galilée appelle Etoiles médicéennes en l’honneur du grand-duc de Toscane, Côme II de Médicis, et qui plus tard seront baptisés Io, Europe, Ganymède et Callisto.
Ces quatre satellites (mais le mot n’existe pas encore à ce moment là) de Jupiter qui, de doute évidence, tournent autour de la planète, montrent, dans une époque où l’idée du géocentrisme est bien ancrée, que tout ne tourne pas autour de notre Terre qui n’est donc pas le centre de l’univers…
Un texte passionnant, abordable par tous, présenté et annoté par Fernand Hallyn dans la présente édition (chez Points - Sciences). On trouve également un glossaire à la fin du livre.
22:03 Publié dans Livres, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : galilée, le messager des étoiles, observations astronomiques, lunette astronomique, jupiter, satellites
Nouveau monde lointain
Ce n'est pas un mince exploit que vient de réaliser une équipe d'astronomes italiens : repèrer la première exoplanète dans une autre galaxie que la nôtre ! A savoir M 31, la grande galaxie d'Andromède, la plus proche voisine de la Voie Lactée, située à quelques 2,5 millions d'années-lumière.
Un autre monde à une telle distance, c'est vertigineux. Ca signifie qu'en voyageant à la vitesse de la lumière (300 000 kms/seconde) il faudrait 2,5 millions d'annèes pour atteindre ce "nouveau monde" ; c'est pas la porte à côté!
Lire l'article détaillé concernant le découverte :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-...
15:11 Publié dans Astres, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : astronomie, exoplanète, m 31, galaxie d'andromède
09.06.2009
Placebo - Battle for the Sun
Trois ans après l’inégal et pour tout dire décevant « Meds », Placebo revient avec « Battle for the Sun ». Le titre annonce une bataille pour le soleil, pour la lumière. Exit les ténèbres et les textes torturés de Brian Molko ? Pas vraiment, le soleil de Placebo a encore de nombreuses taches sombres à sa surface, or le soleil n’est jamais aussi agité que quand il présente une multitude de taches ;)
« I need a change of skin » chante Brian dans « Kitty Litter » le premier titre de l’album. Du changement dans l’air donc. Du changement il y a eu en effet : un nouveau label, et surtout un nouveau batteur en la personne de Steve Forrest, pour remplacer le précédent Steve (Hewitt) dont les relations avec les deux autres étaient parties en sucette, pour ne pas dire en live, même en studio (ça me fait penser qu’il faut que j’arrête les jeux de mots à la noix, moi).
Steve Forrest nous vient de Californie, et il a tout du bon vieux cliché du surfer de cette région. Blond, musclé, tatoué. Tiens la Californie, du soleil en renfort pour gagner la bataille ? En tout cas, il apporte du sang neuf, avec sa frappe…musclée, et pour l’avoir vu sur scène, il est manifestement très content d’être dans Placebo.
« Battle for the Sun » est résolument pop rock, beaucoup de fans de la première heure vont trouver ça trop mainstream, c’est inévitable, mais on est très loin d’une pop lisse, sans aspérité, à des années-lumière même. Comme je l’ai dit plus haut, le soleil Placebo reste très agité. Le son de Placebo est toujours là, mais plus mûr, les influences musicales sont maintenant parfaitement digérées.
La vérité c’est que « Battle for the Sun » est un putain de bon album, très énergique avec de bons arrangements ! Pour moi, la bataille est gagnée:)
Gros coup de cœur pour les titres « Devil in the Details » et « Happy you’re Gone » que Molko dédie sur scène « à personne en particulier » (ou à Steve Hewitt, peut-être ?)
A signaler que « Battle for the Sun » sort sous plusieurs formats: CD simple, vinyle, édition digipack avec un dvd bonus de 40 minutes du making of de l’album et un livret de photos et enfin un coffret collector (2 cd + 2 dvd + 2 vinyles + 2 livres). Dans cinq de ces coffrets le groupe a joué les Willy Wonka, puisque cinq golden pass y sont dissimulés (un par continent apparemment). Le golden ticket de Willy Wonka donnait droit à une visite de sa fameuse chocolaterie, le golden pass de Placebo ne donne pas droit à une visite de Brian Molko, mais les heureux possesseurs pourront tout de même assister à un concert de leur choix, tout frais payés, voir le groupe backstage et même diner avec lui. Avec un accompagnateur quand même, on sait jamais ;)
Un très bon site spécialisé dans la traduction des paroles du groupe en français
Note également publiée z'ici:
23:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : placebo, battle for the sun, brian molko, pop rock
02.06.2009
Simple Minds - Graffiti Soul
Au sommet durant les années 1980 avec de superbes albums ( je pense surtout à « New Gold Dream » et » Sparkle in the Rain » ) puis boudés par le public et les médias à partir des années 1990, avec il est vrai la sortie de quelques albums assez peu convaincants ( « Real Life », « Neapolis » ), les Simple Minds sont cette fois bel et bien de retour au sommet de leur art. « Black & White 050505 » le précédent album sorti en 2005 était déjà prometteur et semblait annoncer un renouveau créatif. Gagné ! « Graffiti Soul » est tout simplement superbe. Inspiré, aérien, avec des titres au tempo moyen en majorité, les quatre écossais offrent une musique élégante, en rien nostalgique.
Sur les neuf titres de l’album, il n’y en a pas un seul de moyen ! Petite préférence pour « Moscow Underground » la première chanson qui est un vrai bijou, avec sa basse qui régale et ses nappes de synthés cristallines.
L’âme indiquée dans le titre de l’album est bel et bien présente dans ce disque.
On peut dire qu’on tient là un des meilleurs disques de Simple Minds, et je le préfère d’ores et déjà à des classiques du groupe comme « Once upon a Time » en 1985, au son un peu trop épais, ou « Street Fighting Years » en 1989 qui apparaît en comparaison avec le dernier opus carrément surfait !
L’édition Deluxe, forcément limitée, propose un deuxième CD composé de reprises, et c’est là aussi de l’excellent boulot. Avec entre autres, « Rockin’ in the free World » de Neil Young, un régal, ou « Sloop John B. » chanté à l’origine par les Beach Boys.
Le line-up s’est désormais stabilisé à Jim Kerr, le chanteur, Charlie Burchill, guitares et synthés, qui composent le noyau fondateur du groupe, Mel Gaynor LE batteur de Simple Minds et Eddie Duffy à la basse.
http://www.myspace.com/simplemindscom
Note également publiée sur plugged2
22:52 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : simple minds, graffiti soul, grand retour, musique élégante, jim kerr, groupe écossais
21.05.2009
Mylène Farmer au Zénith de Toulouse - 19 mai
Malgré le prix prohibitif (60 euros en fosse) je me suis finalement laissé tenter ce mardi 19 pour le quatrième et dernier concert de Mylène Farmer au Zénith de Toulouse. Et je ne regrette pas, oh non !
C’est la troisième fois que je vois Mylène sur scène, la première c’était en 1989. Damned, vingt ans !
Et comme il y a vingt ans, je suis dans la fosse, où règne une ambiance surchauffée (au propre comme au figuré).
Au moment où apparaît sur un écran géant situé devant la scène l’œil de Mylène qui scrute la foule, l’ambiance est plus que surchauffée, on est proche de la fusion !
L’œil disparaît puis réapparaît plusieurs fois, avant d’exploser façon supernova, puis c’est dans une sorte de tourbillon, où apparaissent de temps en temps des flammes et des corps écorchés, qu’on a l’impression de plonger. Comme je suis placé pile dans l’axe central de la scène, l’effet est d’autant plus impressionnant.
Puis derrière l’écran, à travers lequel on peut voir, apparaît la silhouette de Mylène tout au fond de la scène au sommet d’un escalier.
L’écran géant constitué en fait de six grands panneaux individuels, s’écarte, la scène est révélée. Mylène descend l’escalier qui est encadré de deux immenses statues d’écorchés. Sur les côtés, dans des sortes de casiers où des images sont projetées, se découpent des silhouettes de mannequins.
Mylène, comme ses danseurs, porte une combinaison moulante mais, là encore, dans le style écorché, muscles et tendons à vifs. Il y a sept musiciens, dont Yvan Cassar, et deux choristes habillées en nones par Jean-Paul Gaultier donc pas très catholiques.
C’est « Paradis inanimé » qui ouvre le bal, puis « L’Ame stram gram » et « Je m’ennuie ». Les chorégraphies sont excellentes et Mylène chante parfaitement, rien à redire sur sa voix !
Fin du premier tableau. Mylène disparaît un moment et revient tout vêtue de rouge, robe et cuissarde.
« Appelle mon numéro » mon titre préféré du dernier album, précède « XXL » qui envoie bien, guitare en avant et le batteur qui tape sec ! Ensuite c’est « A quoi je sers… », je suis très heureux d’entendre ce titre sur scène à nouveau, Mylène ne l’avait plus chanté depuis sa première tournée il me semble. Puis c’est « Pourvu qu’elles soient douces » qui clôt ce deuxième tableau.
Nous voilà arrivé au moment calme du concert. Mylène, dans une robe bleue, interprète quatre chansons lentes, seulement accompagnée au piano par Yvan Cassar : « Point de suture », « Nous souviendrons-nous », « Rêver » et « Ainsi soit je ».
A partir de ce moment là, l’atmosphère du concert passe à un niveau d’intensité supérieur.
Enormément d’émotion sur ces titres lents. Je ne suis pas prêt d’oublier le regard de Mylène posé sur les premiers rangs (et reproduit en format XXL sur l’écran du fond) à la fois plein de reconnaissance et d’amour et si triste. Troublant. Serrements de cœur.
Grand moment aussi sur « Ainsi soit je » quand le public des premiers rangs brandit des papiers avec Merci écrit dessus. Ces papiers avaient été distribués par des fans quelques instants heures plus tôt dans les files d’attente. J’en ai pas eu, y’en avait plus apparemment. Une belle initiative en tout cas, qui a manifestement surpris et ému Mylène.
La séquence des chansons lentes s’achève avec Mylène qui monte les escaliers alors que les statues géantes des écorchés, jusqu’ici en position à demi agenouillée, se dressent lentement.
Si après ça, vous n’êtes pas au moins impressionné, y’a plus rien à faire pour vous :p
Mais le show n’est pas fini, loin de là ! Mylène revient, dans un costume disons, assez déstructuré, tandis que ses danseurs sont vêtus de vestes et de tutus, aussi bien les hommes que les femmes (sacré Jean-Paul !) Et c’est parti pour « Libertine » suivie de « Sans contrefaçon » dans une version plutôt rock, avec une super intro aux guitares. Le Zénith est en état d’ébullition avancé, je crois qu’il ne doit pas rester grand monde assis sur son siège dans les gradins !
Grand moment à la fin de « Sans contrefaçon », Mylène invite une jeune femme du premier rang à monter sur scène. Au départ, je croyais que c’était un garçon : cheveux courts, t-shirt, pantalons, le doute était permis. Et autour de moi, beaucoup s’interrogeait « c’est un garçon ? » « tu crois ? », « je sais pas ». Sur « Sans contrefaçon » ça ne pouvait pas être mieux.
La jeune fille enlace longuement Mylène puis lui fait un baise main dans les règles de l’art, fallait le faire devant 9000 personnes ! Mylène, manifestement ravie ,dira quelque chose dans le genre « C’est pour partager des moments comme ceux là que j’aime vous retrouver », je ne suis pas fichu de me rappeler les mots exacts, bien que les ayant parfaitement entendus alors, un effet post traumatique de concert de Mylène peut-être, ou alors j’ai la cervelle en sauce blanche.
Et Yvan Cassar qui décide de prolonger la chanson alors que Mylène ne s’y attendait pas. « Il va me tuer » dit-elle en riant. Et tout le monde de reprendre le refrain.
Ensuite c’est « Je te rends ton amour » dans une lumière sanglante. Tout simplement superbe.
« Dégénération », « Désenchantée » et « C’est dans l’air » forment la trilogie finale dévastatrice. Pluies de laser, cascade de feu d’artifice, maintenant le Zénith est en orbite quelque part autour d’une autre planète, à des années-lumière.
Si je n’aime pas « Dégénération » dans sa version studio, il faut bien avouer qu’en live, dans une ambiance comme celle de ce soir, le titre passe beaucoup mieux ! Mylène débute ce morceau sur un fauteuil en forme de scarabée ; ça m’évoque une illustration de Luis Royo.
« Désenchantée », l’hymne farmérien par excellence, est redoutablement efficace sur scène. Il ne devait pas y avoir grand monde pour ne pas reprendre le refrain !
Quant à « C’est dans l’air », la bombe du dernier album, c’est « Désenchantée » bis quant à l’efficacité…
« Quoi, c’est déjà la fin ? » je me dis. Bientôt. Mylène revient pour le dernier titre, le très beau « Si j’avais au moins… », un titre lent pour terminer.
Images de volcan en éruption, projections de lave, coulée de lave sur les marches.
Mylène monte les marches, l’escalier s’ouvre, elle se retourne et salue le public une fois, deux fois, puis disparaît dans l’ouverture rougeoyante.
Le Zénith vient de retourner brutalement sur Terre. Fin du voyage et du rêve.
Merci Mylène…
14:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mylène farmer, concert, zénith de toulouse, tour 2009
18.05.2009
Placebo, Ghinzu, Jim Jones Revue en concert à Toulouse
Première date de « La Musicale en tournée » hier soir au Bikini de Ramonville, près de Toulouse. Ce mini festival itinérant organisé par l’émission de Canal+ présentée par Emma de Caune ( La Musicale, pour ceux qui ne suivent pas au fond, et que je n’ai jamais vu n’ayant pas Canal+ ) rassemble The Jim Jones Revue, Ghinzu et Placebo, trois groupes à la solide réputation scénique.
Et tout ça pour 35 euros, j’allais pas m’en priver. Et voir Placebo dans une petite salle suffisait déjà à me mettre l’eau à la bouche !
C’est The Jim Jones Revue qui ouvre les hostilités. Je ne connaissais pas ce quintet britannique, eh bien il gagne à être connu. Pour résumer leur musique et leur show : Maximum Rock’n’roll !
En effet c’est du rock’n’roll pur jus de derrière les fagots que le groupe envoie. Quelle pèche ! Ils sont impressionnants. Leur pianiste supersonique n’a rien à envier à Jerry Lee Lewis, et Jim Jones le chanteur de cette bouillante Revue est déchaîné. Pas de répit durant la demi-heure où le groupe joue. C’est vrai que ça fait un peu court, mais ils ne sont pas tout seuls à jouer ce soir. A la fin du set, le batteur prend une photo du public (ah ben alors ! Il a réussi à déjouer les vigiles^^) et hop, on passe aux suivants, les belges de Ghinzu.
Quand je dis hop, on passe aux suivants, il faut quand même une demi-heure pour enlever le matos des anglais et installer celui de Ghinzu dont une double rangée de néon qu’il convient de bien aligner, sinon c’est moche.
Les cinq belges entrent en scène, John Stargasm le chanteur en lunette noire, s’installe devant son clavier, deux canettes à portée de main (c’était pas du soda), le guitariste, celui aux cheveux longs dont le nom m’échappe, arrive la clope au bec (j’en déduis que la scène est fumeur, contrairement à la salle^^).
Le show commence sur une intro planante très Floydienne, mais bien vite on prend du gros son énergique dans les oreilles, allié à un light show impressionnant, stroboscope à gogo, l’effet est hypnotique. Le titre c’est « Mirror, Mirror » je crois, je ne connais pas bien le répertoire du groupe. Ce sont essentiellement des chansons du dernier album qui sont interprétées, mais aussi « Do you read me », très apprécié du public celle-là ou « Dragster Wave » que je n’apprécie pas plus que ça en version studio, mais en live ce morceau me séduit nettement plus.
Ghinzu n’a rien à envier à Jim Jones Revue pour ce qui est de l’énergie et de l’efficacité, avec quelques grains de folie en plus. Le principal fournisseur en grain de folie étant manifestement le guitariste aux cheveux longs (oui, celui qui fume) qui exécutera une danse non identifiée, quelque chose entre le kazatchok et le pogo. Il tentera aussi quelque chose avec son micro qui s’était détaché de son pied, le faisant tournoyer au bout de son fil, je ne sais pas pourquoi…
C’est sur « Kill the Surfers » qui est une vraie tuerie (pas seulement dans son titre) que le groupe termine sa prestation avec John Stargasm carrément debout sur son synthé. J’ai cru qu’il allait faire un méga slam dans la foule, mais non.
Un peu moins d’une heure de l’électro rock hypnotique teinté de folie de Ghinzu, du rock psychébelgique, n’ayons pas peur des mots qui n’existent pas ;) La aussi ça fait un peu court, mais on a eu droit à du concentré d’énergie rock.
Ensuite, ça repart pour la valse du matos à enlever et à installer, et là ça prend presque trois-quarts d’heure, à cause d’une pédale de guitare récalcitrante apparemment.
Enfin arrive Placebo. Sur scène ils sont six, dont une femme, Fiona Brice, aux claviers. On découvre le nouveau batteur, Steve Forrest, vachement musclé et vachement tatoué. Vu le gabarit, on s’attend à une frappe puissante, et puissante elle fut.
Brian Molko, toujours aussi charismatique, cheveux longs tirés en arrière et attachés (c’est important d'être bien coiffé quand on est charismatique^^) est manifestement content d’être là, et il le dit, en français.
Le groupe interprète essentiellement des titres de l’album à paraître le mois prochain. Ils sont donc joués pour la première fois en France.
« Kitty Litter » ouvre le bal, suivi de « Ashtray Heart » un tube en puissance.
« Nous sortons un nouvel album, annonce Brian, en voici la chanson éponyme », et là je dis chapeau Brian, car il s’exprime dans un français impeccable et emploie correctement l’adjectif éponyme, ce qui n’est pas le cas chez pas mal de journaliste français, ouaip.
« Battle for the Sun », c’est la chanson en question, est une vraie bombe. Impressionnant ! Suit « For What it’s Worth », le single extrait du futur album, et là aussi, ça envoie.
Placebo est en forme. En formation augmentée à six membres, dont un batteur qui « enclume » sec, on prend du rock sur vitaminé dans les oreilles. Très prometteurs ces nouveaux morceaux !
Le groupe joue aussi des titres plus anciens, « Black Eyed », les superbes « Special Needs » ou « Follow the Cops Back Home », « Every You, Every Me » qui met le feu à la salle, tout comme « Special K » et « Song to Say Goodbye » à la fin duquel le batteur lance ses baquettes dans le public. C’était donc le dernier titre, quoi déjà ?!
Mais non, il y a un rappel, ouf !
Deux chansons : « Infra Red » et « The Bitter End », mais le public en redemande !
Le groupe revient pour jouer « Taste in Men » à la fin duquel le batteur donne ses baguettes au public du premier rang (il s’est peut-être fait tirer les oreilles backstage par Brian qui lui a dit que jeter ses baguettes c’était pas bien ;))
Les membres saluent le public, cette fois, c’est bien terminé. Une heure et quart de show pour une quinzaine de chansons, là encore, j’aurai aimé que ça soit plus long.
Mais bon, avec au total, trois groupes qui ont offert du rock purement jouissif, j’ai passé une super soirée. Et vivement la sortie du prochain Placebo !!
Note également publiée sur Plugged2
Pour info, La Musicale en tournée passe par Lyon, le 20, puis à L’Olympia le 8 juin.
16:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : placebo, ghinzu, jim jones revue, concert, toulouse, la musicale, canal+
10.05.2009
The Gathering - The West Pole
Nouvel album pour The Gathering avec Silje Wergeland qui remplace désormais Anneke Van Giersbergen au chant (j’en avais déjà parlé ).
Succéder à Anneke n’est pas une mince affaire, tant la chanteuse a marqué le groupe de sa voix et de sa personnalité. Nombre de fans étaient inquiets concernant sa remplaçante, eh bien ils peuvent être soulagés car Silje s’en sort vraiment très bien !
Mais The Gathering ne se résume pas à sa chanteuse, c’est un vrai groupe dont chaque membre apporte sa contribution, on avait peut-être tendance à l’oublier avec la mise en avant permanente d’Anneke.
D’ailleurs, le morceau qui ouvre ce nouvel album est un instrumental ! « When Trust Becomes Sound », bien pêchu avec les guitares en avant, excellente « mise en bouche » ou « mise en oreille » plutôt. Suivent « Treasure » et « All you are », imparables. Ces deux titres avaient été mis en écoute sur le MySpace du groupe avant la sortie du disque.
Suit la chanson éponyme, « The West Pole », sur un rythme plus lent ou l’on retrouve le trip rock envoutant du groupe, sa marque de fabrique. Les titres suivants sont sur le même tempo, « No Bird Call », « Capital of Nowhere » sur lequel Silje cède sa place à une chanteuse invitée, Anne van den Hoogen, mais on la retrouve seule au piano sur la chanson qui suit, « You Promised me a Symphony ». Sur « Pale Traces », c’est une autre invitée dont on découvre la jolie voix, la mexicaine Marcela Bovio.
Le rythme s’accélère avec « No one Spoke » qui est le titre le plus faible de l’album, mais « A Constant Run » qui clôt le disque est de toute beauté, avec son final qui vous transporte littéralement. A lui seul ce titre justifie l’acquisition de l’album !
Les fans qui se seraient attendus à un retour à une musique plus métal comme le groupe en jouait à ses débuts, en seront pour leur frais. Le métal de The Gathering s’est sublimé depuis longtemps en une matière musicale beaucoup plus aérienne, mais toujours électrique. Il y a peu de chance qu’il retourne à son état premier.
Loin de se mordre la queue, le groupe continue d’avancer dans la voie qu’il s’est choisi. Même si « The West Pole » n’est pas un album renversant –c'est ce que semble suggérer l’illustration de la pochette- il est excellent et ne déçoit nullement.
21:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the gathering, the west pole, rock atmosphérique, voix féminines
08.05.2009
Money, Money, Money


L’affaire n’est pas nouvelle, certes, mais elle devient disons… ubuesque.
Souvenez-vous, l’an dernier Joe Satriani accuse le groupe Coldplay de plagiat. Ces derniers, avec leur titre Viva la Vida auraient pompé le If I Could Fly de Joe sorti en 2004. La ressemblance est troublante en effet.
Et c’est parti pour un procès.
Les fans d’Alizée s’y mettent aussi et trouvent une ressemblance troublante entre l’intro de Viva la Vida et la chanson J’en ai marre de la lolita hyper sexy au poisson rouge. Ce que je trouve le plus troublant moi c’est le déhanché d’Alizée, mais je m’égare... Quoi qu’il en soit, Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, auteur et compositeur du morceau n’ont pas mis le grappin sur les anglais de Coldplay. Qui a dit « c’est parce qu’ils ont suffisamment d’argent sur leur compte en banque » dans le fond ? Mauvaise langue, va :p
Et cette année, c’est Cat Stevens, à qui l’on doit notamment les mythiques Lady d’Arbanville et Sad Lisa, et répondant désormais au nom de Yusuf Islam, qui jette son dévolu sur les quatre britanniques, trouvant des ressemblances qui ont dû le troubler avec un extrait de son très long morceau Foreign Suite datant de 1973.
Bon, c’est vrai qu’il y a un air…
Du coup ça voudrait dire que Joe Satriani a pompé sur Cat Stevens. Rhoo, sacré Joe ! Mais Cat Stevens ne s’en prend pas au virtuose de la six cordes dont le If I Could Fly est beaucoup moins intéressant que Viva la Vida du point de vue des royalties. Le tube de Coldplay est un des plus gros cartons de l’année dernière, avec une première place dans le fameux Billboard américain entre autres, alors forcément…
Cat Stevens pourrait aussi se faire les griffes sur les argentins de Los Enanitos Verdes et leur Frances Limon datant de 2002, ou encore sur les obscurs Creaky Boards avec The Songs I Didn’t Write et pourquoi pas sur New Order dont le refrain de Round and Round présente des similitudes, comment dire, troublantes. Et la liste est encore longue…
Alors, Cat Stevens est-il vraiment le père créateur de cette mélodie qu’on retrouve un peu partout ? Ou bien s’agit-il d’une mélodie universelle, à moins que ça soit une mélodie très facile à trouver, ou bien s’agit-il d’un phénomène étrange…
-Cryptomnésie !
-Pardon agent Mulder ?
-Cryptomnésie. Ce phénomène pourrait tout expliquer : un jour vous lisez un article ou entendez une mélodie ou bien quelqu’un parler d’une idée, cela attire brièvement votre attention puis vous n’y pensez plus. Mais votre cerveau a enregistrée cette information dans un coin, et un jour, lors d’un processus créatif par exemple, cette idée, cette mélodie, ressort et vous êtes persuadé qu’elle est de vous.
-Si vous le dites agent Mulder.
-Avec une mélodie accrocheuse, ça a d’autant plus de chance d’arriver.
-Tant que les aliens ne sont pas dans le coup…
-Dans le cas de Satriani c’est possible.
Après tout il n’y a que sept notes de musique et une infinité de chansons, de mélodies. Ca tient quasiment du miracle qu’il n’y ait pas plus d’affaire comme celles de Coldplay. Il est vrai que toutes les chansons ne font pas des tubes planétaires...
Et dernièrement c’est Obispo qui s’y est mis selon cette info. Et c’est lui le pompeur, incroyable non ? Ne riez pas agent Mulder !
Obispo n’a pas plagié la chanson (refaire indéfiniment les siennes lui suffit), mais le clip. « Original » de surfer sur le buzz créé par l’affaire pour faire parler de lui.
Quant à moi, je l’avoue, j’ai plagié le titre d’une chanson d’Abba pour titrer cette note.
22:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : coldplay, joe satriani, cat stevens, alizée, plagiats, showbizz
28.04.2009
Mon nouveau site: La Lune Bleue...
Ce site remplace le précédent, "Outre-rêve" en ligne depuis 2001, il avait vécu. Sur "La Lune Bleue..." vous retrouverez mes nouvelles et autres textes plus ou moins identifiés.
Pour lire mes histoires, forcément passionantes, rendez-vous ici:
http://jdreuille.e-monsite.com/accueil.html
Nommé d'après l'une de mes nouvelles, j'ai découvert en tapant "La Lune Bleue" sur un moteur de recherche, que c'était aussi le nom d'un club échangiste, lol, et d'une compagnie de théâtre, entre autres. Comme quoi c'est un nom très original :p
J'avais aussi parlé de la lune bleue du point de vue astronomique dans une précédente note.
14:51 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site perso, écriture, nouvelles, science-fiction, fantastique, fantasy, lune bleue
22.04.2009
L'Atlantide - Pierre Benoit
Quatrième de couverture:
Au cours d'une exploration dans le Sahara, deux officiers français, André de Saint-Avit et Jean-Marie-François Morhange sont capturés et se retrouvent dans un palais merveilleux, un véritable paradis terrestre. Ils apprennent alors qu'ils sont prisonniers d'une femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, Antinéa, petite-fille de Neptune, la dernière descendante des Atlantes, et que, dès qu'ils l'auront vue, ils renieront tout pour elle, famille, patrie, honneur... Roman plein de péripéties, à l'atmosphère mystérieuse et envoûtante, dans un décor de complet dépaysement, L'Atlantide, Grand prix du Roman de l'Académie française, consacra de façon éclatante le talent de Pierre Benoit qui venait d'obtenir un énorme succès avec son premier ouvrage, Koenigsmark.
L’Atlantide située en plein Sahara, la mystérieuse reine Antinéa, les deux officiers français Morhange et Saint-Avit… L’histoire du roman de Pierre Benoit m’est familière depuis longtemps, ayant vu plusieurs des adaptations cinématographiques, notamment Siren of Atlantis avec Maria Montez et Desert Legion, vues à la télé alors que j’étais encore gamin, plus tard la version de Pabst, belle et glacée, avec Brigitte Helm, puis celle, mollassonne, de Bob Swaim où seule l’avantageuse anatomie de l’actrice jouant Antinéa m’a empêché de me retrouver dans les bras de Morphée;)
Bien que connaissant presque par cœur l’histoire, la lecture du roman m’a transporté, littéralement. Publié en 1919, l’Atlantide est un roman d’aventure empreint de fantastique aux qualités littéraires indéniables, l’auteur nous raconte dans un style riche, évocateur et fluide une histoire où l’amour et la mort sont étroitement liés. Il nous plonge en plein Sahara, à la découverte de l’Atlantide qui n’a pas été engloutie mais est devenue un désert suite à un bouleversement climatique qui a asséché la mer ( l’idée en plus d’être originale trouve un écho particulier à notre époque où on se soucie beaucoup plus des changements climatiques qu’il y a 90 ans quand le roman a paru ). Et la reine Antinéa, dernière descendante du dieu Neptune, c’est déjà une femme fatale dans les règles de l'art, qui entend disposer de ses amants comme elle le veut. Mais elle demeure très mystérieuse. Qui est-elle vraiment ?
Concernant la qualité de ce roman, il n’y a pas de mystère : c'est un chef-d'oeuvre.
Deuxième livre lu dans le cadre du Blog-O-Tresors.
23:45 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : l'atlantide, pierre benoit, antinéa, roman d'aventure fantastique
19.04.2009
Artesia
-Artésia est le nom d’une filiale de la SNCF…
-Oui mais je m’en fiche, ce n’est pas de ça que je veux parler, mais d'Artesia, sans accent.
-Ah bon, les villes américaines qui portent ce nom alors ?
-Il ne sera pas question de géographie dans cette note.
-Ah ! Ca y est je sais, c’est la série de comics !
-Non plus !
-Le jeu de rôle ?
-Nan !
-Euh, le groupe ?
-Vala !
En effet Artesia est un groupe breton de musique dark atmosphérique, distribué par l’excellent label Prikosnovénie, et fondé par Agathe, chanteuse à l’enchanteresse voix claire qui disparaît presque sous les nappes brumeuses de synthés, tant est si bien qu’on a l’impression qu’elle nous parvient d’un ailleurs pas si lointain, un monde parallèle peuplé d’êtres magiques.
La musique éthérée et mélancolique d’Artesia est proche de celle du groupe Dark Sanctuary, mais elle évoque davantage un monde fantastique ainsi que la Nature dans sa plus fabuleuse beauté.
Agathe est une sirène sylvestre dont la voix vous invite à pénétrer dans les secrets des forêts de LLydaw ( La Bretagne en gallois, et titre du tout récent troisième album ), et pour mieux vous faire succomber, elle est accompagnée de Coralie au violon et Loïc à la guitare et aux percussions.
-Si le nom d’Artesia doit évoquer quelque chose, que ça soit ce groupe et son univers.
-Certes… ou plutôt, celtes. ( rires enregistrés )
http://www.myspace.com/artesia1983
Découvrez Artesia!
23:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : artesia, dark atmosphérique, faerie, fantastique
16.04.2009
L'Homme qui rétrécit - Richard Matheson
Après la lecture de « Le Jeune homme, la mort et le temps », j’ai enchaîné sur un autre roman de Richard Matheson, « L’Homme qui rétrécit » paru en 1956. Un grand classique de la SF que je n’avais pas encore lu.
Le film tiré du roman, réalisé par Jack Arnold en 1957, est également un classique. L’image qui en vient immédiatement à l’esprit est le fameux affrontement entre le héros réduit à une taille de quelques centimètres et une araignée devenue gigantesque en comparaison.
Matheson nous conte l’histoire de Scott Carey atteint d’un mal étrange qui fait diminuer sa taille de jour en jour. L’origine de ce mal se trouve dans un contact accidentel avec un brouillard radioactif (tout à fait dans l’esprit des récits de SF de l’époque) combiné à d’autres éléments.
Mais l’essentiel n’est pas là. L’auteur se concentre surtout sur son personnage principal, le fouille psychologiquement et décrit remarquablement la détresse et la colère qu’il éprouve face à ce qu’il lui arrive.
Scott est conscient d’être de plus en plus isolé au fur et à mesure qu’il rapetisse. Il se sent rejeté par ses proches, se demande si sa femme le considère encore comme son homme, son mari, alors que sa taille est devenue celle d’un enfant, si sa fille le considère toujours comme son père, la figure autoritaire, alors qu’il ne mesure pas plus qu’une poupée.
Et quand il ne mesure plus que deux centimètres, prisonnier dans la cave de sa maison, totalement coupé des liens humains, qu’est-ce qui le pousse encore à vivre, à chercher quotidiennement de la nourriture (des miettes de biscuits) de l’eau (qui fuit d’une pompe) et à échapper à un prédateur mortel : une araignée qui a élu domicile dans un coin de la cave et qui est désormais aussi grosse que lui, et qui devient le monstre à tuer ?
Roman passionnant, qui va jusqu’au bout de la réflexion qu’il propose, « L’Homme qui rétrécit » est à lire absolument :-)
Extraits :
« Tout aurait été tellement plus simple si son cerveau avait été une fois pour toutes débarrassé du poison de l’introspection. S’il avait pu achever sa vie comme un véritable insecte au lieu d’être pleinement conscient de chaque étape de son atroce déchéance. C’était la conscience de son rétrécissement qui faisait son malheur, pas le rétrécissement en lui-même. »
« Tant qu’il gardait son intelligence, il restait unique. Même si les araignées étaient plus grosses que lui (…) il gardait son intelligence. Son intelligence pouvait lui valoir son salut, comme elle lui avait valu sa damnation. »
20:31 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : richard matheson, science-fiction, l'homme qui rétrécit
15.04.2009
Depeche Mode - Wrong
Mon clip vidéo préféré du moment. Réalisé par Patrick Daughters pour le nouveau single de Depeche Mode.
J'aime beaucoup son ambiance intrigante :) La chanson n'est pas mal non plus ;)
23:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : depeche mode, wrong, video, patrick daughters
09.04.2009
Le Jeune homme, la mort et le temps - Richard Matheson
Ma première lecture entrant dans le cadre du Blog-O-Trésors !
Richard Matheson est un dieu ! Oui carrément ! Un dieu de l’écriture. L’auteur de « Je suis une légende » prouve une nouvelle fois son talent en nous contant cette fois une histoire d’amour, mais rassurez-vous on est à des années lumière de Barbara Cartland !
Une histoire d’amour associée à un des thèmes les plus fascinants de la Science-Fiction : le voyage dans le temps.
Ici, pas de machine extraordinaire pour voyager, ni même de failles spatiotemporelles. Le héros de l’histoire remonte le temps en utilisant l’autosuggestion, la seule force de sa volonté… et de son amour.
Le héros, Richard Collier, âgé de 36 ans, est un scénariste de feuilleton télé (une activité que Matheson a exercé) atteint par une tumeur au cerveau incurable. Plutôt que subir un traitement lourd qui ne changera rien à l’issue fatale, il décide de voyager à travers le pays, au hasard. Ses pérégrinations le mènent à un vieil hôtel au bord de l’océan. C’est en le visitant qu’il voit une photo d’Elise McKenna, une très belle actrice de théâtre ayant donné une représentation dans l’établissement 75 ans plus tôt, en 1896. Il a le coup de foudre. Mais Elise est morte depuis presque vingt ans... Il finit par se persuader qu’il peut traverser le temps et rejoindre Elise en 1896 dans ce même lieu qui semble encore imprégné de sa présence.
Le lieu, l’hôtel Coronado, est un élément majeur du récit. Richard est littéralement envouté par son atmosphère surannée, l’influence du lieu est fondamentale. Je ne peux m’empêcher de penser que Stephen King, qui n’a jamais caché son admiration pour Matheson, y ait trouvé son inspiration pour un autre hôtel exerçant une grosse influence sur ses occupants : l’Overlook Hotel de « Shinning » paru deux ans après « Le jeune homme, la mort et le temps »
Le jeu avec la mort est omniprésent dans le roman : Collier tombe amoureux d’une femme morte vingt ans plus tôt, mais en remontant le temps pour l’aimer, il se joue de la mort ; il se sait condamné mais en échappant à son époque, il semble aussi échapper à la mort, du moins à celle qui l’attendait au XXeme siècle (folle illusion ?)
Matheson offre notamment une réflexion intéressante sur les différences de mœurs et de comportement des gens entre deux époques. Fin XIXeme, les gens sont plus proches les uns des autres (à l'image de l'océan qui est plus près de l'hôtel en 1896 qu'en 1971), ils accordent de l’importance, prêtent attention, se sentent concernés, comme il le fait dire à son héros, mais sont aussi prisonniers de certaines règles, les femmes en particulier. On trouve une belle flamme féministe avant l’heure avec le personnage d’Elise McKenna, flamme que Richard va contribuer à rendre flamboyante.
Le roman se présente sous la forme d’un récit écrit par Richard Collier, et dévoilé par son frère qui a récupéré le manuscrit. Comme lui, on peut se demander si Richard a bel et bien vécu l’histoire qu’il raconte, s’il n’a pas été victime d’hallucinations provoquées par sa tumeur. Et comme lui, on souhaite qu’il ait vécu cette histoire extraordinaire ; le personnage est si attachant et l’histoire si bien racontée. Mais ça c’est le talent de Mister Matheson.
Les amateurs de SF aussi bien que les lecteurs habitués à la littérature générale trouveront leur compte dans ce livre.
Le roman a été adapté à l’écran (avec Matheson lui-même comme scénariste) en 1980 sous le titre « Quelque part dans le temps » avec Christopher Reeve et Jane Seymour. Je me souviens l’avoir vu en VHS et qu’il m’avait bien plut, la fin surtout ;) Faudra que j’y rejette un œil…
21:40 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : richard matheson, science-fiction, voyages dans le temps, histoire d'amour












