29.01.2010

La Foire des ténèbres - Ray Bradbury

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Et une relecture de plus : « La Foire des ténèbres » de Ray Bradbury.

Moins connu que « Fahrenheit 451 », « Chroniques martiennes » ou « L’Homme illustré », ce roman fait pourtant partie des œuvres majeures de Bradbury.

Roman fantastique de terreur et récit d’initiation, où deux jeunes garçons sur le point de fêter leurs quatorze ans vont devoir affronter la peur et le mal qui se présentent sous l’apparence séduisante d’une fête foraine. Une foire étrange avec un manège de chevaux de bois qui vous fait vieillir d’une année à chaque tour, ou rajeunir d’autant s’il tourne à l’envers. Avec aussi un palais des glaces maléfique où l’on se voit poursuivre ou fuir son propre reflet juvénile ou effroyablement vieux.

Et a la tête de cette fête foraine le fascinant M. Dark, homme que « le diable a déjà emporté », dont le corps est couvert d’illustrations terrifiantes ; un autre Homme Illustré, pendant négatif de celui qui donne son nom au célèbre recueil de nouvelles.

« La Foire des ténèbres » a été adaptée au cinéma en 1983, un film produit par les studios Disney alors à la recherche d’un second souffle, avec un scénario écrit par Bradbury lui-même. Le film est assez bon mais ne possède pas l’ambition ni la puissance d’évocation sombre et poétique du roman, loin de là. L’atmosphère d’inquiétude rendue dans le livre, juste avant que ne s’installe la foire, et l’arrivée fantastique de cette fête foraine à laquelle assistent les deux jeunes héros de l’histoire : quel régal !

Cette adaptation au cinéma est en fait un juste retour des choses, puisque Bradbury révèle dans la post face du livre que « La Foire des ténèbres » était déjà un scénario pour un film que devait réaliser et produire Gene Kelly. Celui-ci n’ayant pas trouvé le financement nécessaire, le long métrage ne vit jamais le jour. Le scénario était basé sur une nouvelle alors inédite « The Black Ferris » et qui sera publiée aux USA en 1948. En France la nouvelle connaît d’abord une édition hors commerce, sous le titre « La Grande roue », dans la collection Présence du Futur en 1981, elle est ensuite incluse dans l’anthologie « Territoires de l’inquiétude n°6 » en 1993 ; avis aux collectionneurs.

Le roman est publié aux Etats-Unis en 1962. Son titre original est « Something Wicked This Way Comes », emprunt à une phrase du « Macbeth » de Shakespeare.

« La Foire des ténèbres » a manifestement inspiré Stephen King pour son non moins excellent roman « Ça », où le mal prend l’apparence d’un clown qu’un groupe d’enfants affronte une première fois.

Allez, avouez que faire un tour sur les chevaux de bois, dans un sens ou dans l’autre, au son d’un limonaire, ça vous tente. Et entrer dans le Palais des Glaces, et voir le Squelette Vivant, la Sorcière, ou la plus belle femme du monde… Et cette bonne odeur de réglisse et de barbe à papa dans l’air…

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21.01.2010

Robert Smith - Anik Jean - J'aurai tout essayé

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Dans la dernière news du site officiel de The Cure, Robert Smith dévoile quelques nouveaux projets.

Si on n’en sait toujours pas plus sur la rumeur du split avec la maison de disque (Geffen), on apprend que la réalisation du « Dark album », le chapitre 2 de « 4 :13 Dream », avance tout doucement (on a donc bon espoir de l’entendre un jour prochainement) et qu’un autre album devrait être disponible exclusivement sur iTunes.

Ca c’est de la bonne nouvelle !

Et parmi les projets en solo, une participation au disque « Almost Alice » comprenant des chansons inspirées du « Alice au pays des merveilles » de Tim Burton, où Robert Smith reprend le « Very Good Advice » chantée par Kathryn Beaumont dans la version Disney. Savoureux décalage en perspective !

Plusieurs collaborations également, la première à tomber dans nos oreilles est celle avec Anik Jean, rockeuse québécoise dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’ici. Un duo, en français et en anglais, titré "J'aurai tout essayé" et qui est en fait une nouvelle version du titre « Believe » du guitariste Earl Slick sur lequel Smith posait déjà sa voix en 2003.

Et c’est réussi, cette version sonnant plus live que l’originale.

Et cerise sur le gâteau, on peut télécharger la chanson en entier gratuitement depuis le site d’Anik Jean ! Et là on dit merci Robert et Anik :-)

http://www.anikjean.com/

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06.01.2010

Aux portes des ténèbres - Jean-Louis Bouquet

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Un petit mot sur « Aux portes des ténèbres » que j'ai relu avec grand plaisir !

C'est un recueil de nouvelles fantastiques par un des rares maîtres français du genre : Jean-Louis Bouquet qui est malheureusement trop peu connu.

Paru à l’origine dans la collection Présence du futur chez Denoël en 1956, le recueil a depuis été réédité sous le titre « Les Filles de la nuit ».

Cinq nouvelles contant des histoires d’âme en peine, de démon ou de statue enchantée, remarquablement bien écrites,  dans un style qui m’a parfois rappelé Jean Ray, l’auteur du superbe « Malpertuis », c'est-à-dire un  style riche où la poésie côtoie le fantastique, et où l’on aborde des mots et des expressions peu usités comme « à rebrousse ombre », « goétie », « tanagréenne »…

Un vrai bonheur de littérature fantastique.

Texte sur le rabat de la couverture :

Rien de plus angoissant que ces aventures aux portes des ténèbres, où l'homme, environné de phantasmes, cherche parfois en vain où commence et où finit son propre « moi ».

En ces pages toujours dramatiques et colorées, le surnaturel se manifeste juste à la limite du monde extérieur et du monde intérieur. Le « merveilleux » de Jean-Louis Bouquet s'introduit dans notre univers quotidien, dans nos décors familiaux, et il sait si bien intégrer ses démons et ses créatures fabuleuses aux rouages de la société et de la pensée modernes, que leur « présence » emporte notre conviction.
Lors de la publication de son premier livre Le visage de feu, André Breton n'avait pas hésité à placer Jean-Louis Bouquet aux côtés des grands maîtres du fantastique. Par ses dons évocatoires, portés à un surprenant degré d'intensité dans ce dernier livre, il s'inscrit directement dans la lignée d'un Lovecraft, d'un Jean Ray.
Tous ceux que les œuvres de ces écrivains ont passionnés seront heureux de retrouver ou de découvrir avec Jean-Louis Bouquet un nouveau maître-magicien.

 

04.01.2010

Avatar de James Cameron

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Des films comme ça, j’en veux tout le temps !

J’ai été enchanté par « Avatar ».

Un film radicalement écologiste et anticolonialiste où on voit des femmes bleues comme dans une illustration de Siudmak et des montagnes flottantes qui semblent être sorties d’un tableau de Magritte.

"Avatar" est un véritable film-univers, l’équivalent cinématographique d’un livre-univers, où plus que l’histoire encore, l’environnement, les us et coutumes des peuples, les langages, la planète elle-même, tiennent une place primordiale.

James Cameron n’écrit pas un livre, mais il utilise le langage cinématographique qu’il maîtrise parfaitement pour nous immerger dans le monde qu’il a créé de A à Z, la planète Pandora.

Et on plonge totalement dans ce monde très vivant, aidé en cela par la technologie et la 3 D, outils que Cameron sait mettre au service de ses films et de son imagination foisonnante ( contrairement à un autre cinéaste qui prend pour prétexte de mettre en scène la fin du monde juste pour montrer des effets spéciaux^^.)

L’histoire, il est vrai assez simple, passe donc au second plan, mais ce n’est nullement gênant puisque le plus important c’est de nous faire ouvrir grand les yeux pour voir Pandora, avec sa faune, sa flore, sa géographie extraordinaire et les Na’vis, grands humanoïdes à la peau bleue et aux grands yeux dorés.

Cameron veut nous faire toucher du doigt, ressentir et comprendre cette planète et ses habitants, version idéalisée de notre monde. On s’imprègne de Pandora et on est séduit (comme le héros Jake Sully), tant et si bien qu’on se sent nettement plus du côté des Na’vis que des Humains qui apparaissent comme des conquérants fanatisés prêts à commettre un génocide. Contrairement à « Aliens, le retour » (autre film de Cameron dont quelques éléments sont habilement intégrés au film) où des Marines sont envoyés pour exterminer les monstres, les Marines sont ici les monstres exterminateurs. Le trait peut paraître forcé, surtout avec le personnage du colonel, véritable nazi dans l’âme. Cameron a souhaité être radical, ça manque peut-être de finesse, mais on ne peut pas lui reprocher d’être dans l’erreur avec sa caricature d’hommes devenus de parfaits crétins destructeurs à force d’embrigadement.

Le casting est un vrai bonheur, notamment côté féminin ! J’ai adoré revoir Sigourney Weaver dans un film de Science Fiction, voir Michelle Rodriguez toujours aussi sexy, voir Zoe Saldana en exquise et attachante femme Na’vi, forte et fragile à la fois. Un élément récurrent chez Cameron d’ailleurs, les femmes qui trouvent la force pour combattre et survivre.

Et j’ai aimé repenser à cet autre superbe film,  « La Forêt d’émeraude » de John Boorman, en voyant certaines scènes.

Si vous vous êtes déjà plongé dans le plus célèbre des livres-univers, « Dune », vous en êtes certainement ressortis en étant un peu Fremen. Si vous entrez complètement dans Avatar, vous en ressortirez sans doute un peu Na’vi.


31.12.2009

Lune bleue au crépuscule de l'année

Est-ce un clin d'oeil de la lune ce soir, pour saluer la fin de l'année mondiale de l'astronomie ? ;)

En effet la lune sera bleue pour cette Saint Sylvestre, métaphoriquement du moins. La lune bleue désignant la deuxième pleine lune du mois, phénomène rare. Voir une précédente note sur l'origine de ce nom de Lune Bleue.

De plus, la lune se dissimulera un peu derrière un éventail d'ombre. Semi métaphoriquement du moins, c'est à dire en clair (qui a dit "de lune" dans le fond ? ) qu'elle sera partiellement éclipsée, entre 19 h 50 et 20 h 55.

Une lune bleue à demi éclipsée, c'est encore plus rare :)

Bon, ce soir il est fort possible que certains la voient bleue, mais ça n'aura rien d'un phénomène astronomique^^

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23.12.2009

Anneke Van Giersbergen & Agua de Annique - In Your Room

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L’année 2009 aura été prolifique pour Anneke Van Giersbergen. Un peu trop peut-être…

Après la sortie du faux second album, « Pure Air », uniquement composé de reprise en version acoustique, qui  m’avait laissé sur ma faim et dans les bras de Morphée à la fin de son écoute (voir ma note), la belle batave à sorti à l’automne un album live acoustique très sympathique, et très dépouillé aussi, en compagnie de Danny Cavanagh (chanteur d’Anathema) intitulé « In Parallel », avec notamment une jolie reprise de « Teardrop » de Massive Attack.

Et voici donc le véritable deuxième album de la chanteuse accompagnée de son groupe Agua de Annique : « In Your Room ».

J’aurai dû me méfier en voyant la pochette franchement ridicule. Car c’est une catastrophe, Thérèse !

Oui, carrément.

C’est un album surprenant, mais pas dans le bon sens. Ce qui m’a surpris, c’est la nullité des chansons ! Nulles, dans le sens où il ne se passe absolument rien quand on les écoute. Résolument pop rock (mais là n’est pas le problème, j’aime le pop rock), les titres sont totalement insignifiants (à part la ballade « Home Again »). Même Pascal Obispo fait mieux c’est dire, et la production est aussi lisse que le crâne du chanteur précité.

Je me demande avec inquiétude comment Anneke a pu commettre un tel disque. Sa voix, qui reste aussi belle, ne suffit pas à elle seule pour sauver les meubles.

S’est elle dispersée dans de trop nombreuses collaborations musicales au point d’y perdre son inspiration ? Elle a chanté récemment avec Moonspell, Ayreon, Within Temptation, Devin Towsend... Et depuis son départ de The Gathering en 2006, Anneke a sorti quatre disques alors que ses anciens compagnons avec sa remplaçante au chant ont pris le temps d'en sortir un seul, le très bon « The West Pole » au début de l’année.

Anneke présente « In Your Room » comme étant le disque qui lui ressemble le plus. J’ai quand même du mal à la croire…

La déception musicale de l’année.

21.12.2009

Orion en chevalier Jedi

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Orion, géant du ciel d’hiver, armé d’un light saber, c’est ce que révèle cette superbe photo de Wally Pacholka (visitez son site, il est superbe). Preuve qu’Orion était aussi un chevalier Jedi ;)

L’image montre un bolide (une étoile filante extrêmement brillante) issu de l’essaim des Géminides qui traverse la constellation d’Orion que l’on reconnaît parfaitement.

L’étoile filante surpasse largement en luminosité l’étoile la plus brillante du ciel nocturne, Sirius, visible à gauche.

A droite, la constellation du Taureau avec l’étoile orangée Aldébaran et l’amas des Pléiades.

L’image à été prise depuis le désert de Mojave.

Une belle image du ciel d’hiver pour clore en beauté l’année mondiale de l’astronomie.

15.12.2009

2012, la fin du monde et après...

L’autre soir, j’avais envie de voir un film rigolo, aussi je me suis décidé à aller voir la dernière comédie à effets spéciaux de Roland Emmerich : 2012.

Ayant vu plusieurs des plaisanteries œuvres du réalisateur, j’avais une certaine confiance quant au potentiel comique du film. Serait-il aussi drôle que « Bienvenue chez les ch’tis », que je n’ai toujours pas vu ?

Las ! Mon espoir de voir un joyeux nanar apocalyptique s'est vite évanoui, je n’ai eu droit qu’à un navet numérique lourdingue.

 

Certes il y a quelques joyeusetés hilarantes comme les « neutrinos qui ont muté (sic) en micro ondes » et font bouillir la flotte, ou un des personnages (Gordon il me semble) qui passe tout le film quasiment en robe de chambre (clin d’œil à Arthur Dent de H2G2 ?) : il n’a pas eu le temps de se changer, l’apocalypse ayant frappé violemment à sa porte alors qu’il prenait son petit dej’ avec femme et enfants.

Ce même perso, pilote d’avion inexpérimenté, qui sauve tout le monde (du moins les personnages principaux du film) grâce à un petit avion de tourisme, doit ensuite aider au pilotage d’un gros Antonov et le faire se poser sur un glacier en Chine. Et toujours aussi légèrement vêtu, il descendra du glacier sans problème et sans engelure ainsi que ses amis. Et, coup de bol, ils arriveront sur une route où passe à ce moment là des tibétains en automobile. Trop cool.

 

A part ces quelques moments de rigolade, pas grand chose à sauver. Les scènes d’actions, certes nombreuses, sont noyées, « tsunamisées », par les effets spéciaux, les scènes d’émotions sont globalement ratées (comme souvent chez Emmerich), les quelques bonnes idées (le choix des œuvres d’art à sauver, la sélection des personnes à sauver) sont juste effleurées (pas le temps d’approfondir, faut envoyer les FX), le « scénario » lorgne vers le « Choc des mondes » en y ajoutant des ingrédients pseudo scientifiques (alignement planétaire soit disant exceptionnel coïncidant avec une activité solaire record qui tombe pile au moment de la fameuse « fin » du calendrier maya) qui raviront les adeptes new-age les plus ultras et amèneront dans les salles obscures quelques spectateurs inquiets se demandant si le film n’aurait pas quelque valeur documentaire. Sacré Roland, il nous aura tout fait !

 

Tiens, en parlant de calendrier, le mien de cette année s’arrête au 31 décembre* (jusqu’ici tout va bien), mais je m’aperçois avec effroi que je ne possède aucun calendrier pour 2010 !

Quand les pompiers sont passés pour me vendre le leur, je devais être absent, ou bien ils m’ont délibérément oublié, et personne ne m’a offert un petit bout de carton estampillé 2010.

A ce jour, je n’ai chez moi aucune preuve matérielle de 2010 ! Est-ce que ça signifie que l’année prochaine ne va pas exister pour moi ? Que je vais avoir droit à une « apocalypse de poche », une fin du monde juste pour moi ?


Oui mais bon, la fin du monde c’est sensé impliquer toute l’humanité, et avec beaucoup de fracas. Quelque chose de massif et spectaculaire qui touche essentiellement le genre humain, rien à voir avec les disparitions progressives d’espèces animales et végétales.

La fin du monde ce n’est pas la fin des dodos, des ours polaires, des éléphants ou une hypothétique fin des haricots.

La fin du monde = la fin de l’Homme, l’espèce dominante. Injuste, non ? D’autant que le monde, même sans l’Homme sur son dos, continuera de tourner, pendant encore cinq milliards d’années, jusqu’à la vraie fin. Car il en faut bien une.

 

Et il serait temps que je mette fin à cette note non ? D’autant qu’il faut que je me trouve un calendrier pour 2010, moi. On sait jamais^^

 

 

*Non seulement c’est le dernier jour de l’année, mais la lune sera pleine pour la deuxième fois dans le mois (c’est rare) et il se produira une éclipse partielle (que les mayas avaient certainement prévue). Cela coïncide avec la prévision d’un important alignement de bouteilles vides dans les bacs de recyclage pour le verre.

 

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13.12.2009

Phildel - Tales From the Moonsea

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Sorti tout à la fin du mois de novembre, voici « Tales From the Moonsea », le deuxième maxi de Phildel, disponible via son Myspace.

Le CD est envoyé dédicacé si on le souhaite, emballé dans un joli papier noir orné d’une petite licorne argentée et accompagné d’un mot de l’artiste sur une carte :)

« Tales From the Moonsea » est plus homogène que le précédent maxi, « The Cut-Throat EP », il propose six nouveaux titres enchanteurs : "Beside You", "Storm Song", "Moonsea", "Raining Colour", "The Dream"  et "Shark’s Fin". On se laisse charmer sans résistance par la voix de Phildel et les arrangements de cordes, percussions et nappes synthétiques. Un style musical à rapprocher de celui de Kate Bush, Enya ou Tori Amos. On a vu pire comme filiation ;)

 

11.12.2009

Charlie Crow - Roger O'Donnell - Erin Lang

 

Ambiance électro-jazz avec Charlie Crow, projet formé par Roger O’Donnell (ex clavier de The Cure) et la chanteuse canadienne Erin Lang (ici à la trompette).

Le duo a sorti un maxi disponible via le site officiel de Roger.

 

 

O’Donnell et Erin Lang collaborent depuis un moment déjà, comme sur le dernier album solo du claviériste, « Songs From the Silver Box », sorti au début de l’année, dont est extrait « Tiny Pieces of You ». Ambiance électronique minimaliste avec le doux murmure de Erin.

 

 

http://www.myspace.com/rogerodonnell

 

http://www.myspace.com/erinlang

10.12.2009

Terry Pratchett & Neil Gaiman - De bons présages

de-bons-présages-pratchett-gaima.jpgPrésentation de l'éditeur:

L'Apocalypse aura lieu samedi prochain, après le thé ! Ainsi en ont décidé, d'un commun accord, les forces du Bien et du Mal. L'Antéchrist va fêter ses onze ans. Son éducation a été supervisée par un ange, Aziraphale, et un démon, Rampa, résidents sur Terre depuis l'époque de la première pomme. Mais voilà, suite à un coup du sort, l'enfant a été échangé à la maternité. Le vrai Antéchrist se nomme Adam et vit dans la banlieue londonienne. Et ça, ça change tout ! Une course contre la montre commence alors pour l'ange et le démon qui, finalement, se disent que la race humaine ne mérite pas son sort...


Jubilatoire : voilà qui résume parfaitement ce livre et le plaisir que j’ai eu à le lire !

L’apocalypse selon Pratchett et Gaiman, ça ne peut être que réjouissant. Avec comme protagonistes Aziraphale et Rampa, ange et démon copains comme cochon qui ont prit en affection le genre humain, un antéchrist âgé de onze ans qui ignore qui il est et joue avec ses jeunes camarades à refaire le monde, une sorcière nommée Anathème Bidule, héritière par une lointaine aïeule d’un livre de prophéties qui ont la redoutable particularité d’être exactes, des inquisiteurs « modernes » un peu dépassés par les événements, les Quatre Cavaliers, devenus motards pour l’occasion : La Mort (qui rappelle irrésistiblement la Mort du Disque-Monde), la Guerre, la Famine et la Pollution qui a remplacé la Pestilence, et une multitude de personnages secondaires dont des extraterrestres et des démarcheurs par téléphone…

J’ai davantage retrouvé le style de Terry Pratchett que celui de Neil Gaiman, certainement à cause du côté parodique et parce que j’ai lu plus du premier que du second :) On retrouve aussi les fameuses notes de bas de page, très drôles, chères au créateur du Disque-Monde.

L’alliance des deux auteurs britanniques est particulièrement efficace pour décrire avec humour les travers du genre humain et faire passer un message écologiste (le livre a été écrit à la fin des années 80 où la préservation de l’environnement ne préoccupait pas autant que maintenant).

Je me suis particulièrement régalé avec les passages où Adam, notre jeune antéchrist, invente des jeux avec ses trois amis ; savoureux.

C’était mon quatrième et dernier livre du défi Blog-O-Trésors. Mission accomplie donc ;)

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27.11.2009

Eiffel au Café Rex, Toulouse - 25/11/09

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Mardi 25 novembre Eiffel était en concert au Café Rex à Toulouse.

Excellent show du groupe devant un public relativement sage. Celà dit, l’exigüité de la salle combinée à la densité importante de l’assistance explique aisément le côté quelque peu statique du public (difficile même de lever les mains pour applaudir sans prendre involontairement sous le bras celui de son voisin immédiat :p), auquel il faut ajouter l’absence d’estrade sur la « scène » et la configuration de la salle, plus longue que large, contraignant les derniers arrivants à tenter d’allonger leur cou façon girafe pour y voir quelque chose.

Tout ça pour dire que le Café Rex, où je mettais les pieds pour la première fois, qui doit certainement être un lieu très sympa pour passer une soirée en discothèque ou boire un verre, n’est pas l’endroit idéal pour assister à un concert de rock, surtout s’il affiche complet.

Le son était bon cependant, et c’est « ensardiné » dans cette foule toulousaine et ne voyant au mieux que le buste et la tête des quatre musiciens d’Eiffel, que j’ai pu apprécier le concert.

Car j’ai adoré ! Eiffel est un des meilleurs groupes à l’heure actuelle, c’est une certitude. Chaleureux et généreux sur scène, manifestement heureux de jouer devant un public, d’être là. Ils n’ont pas besoin de dire « on est ravis d’être ici ce soir », ça se voit dès leur entrée en scène.

Romain Humeau, en plus d’être un musicien complet (il sait jouer de toute une ribambelle d’instruments), un compositeur et un auteur doué, est un interprète époustouflant, il y a du Brel chez lui, c’est indéniable.

Ce soir là à Toulouse, Romain, sa femme Estelle et les deux Nicolas offraient de superbes interprétations d’une bonne partie des titres du dernier album (mentions spéciales pour « Sous ton aile », « Ma blonde », « Minouche », « Je m’obstine ») sans oublier les précédents, avec notamment « Saoul », « Il pleut des cordes », un énormissime « Bigger than the Biggest » qui vire au psychédélique, « Tu vois loin », « Sombre » , un « Hype » hypnotique pendant le rappel, et pour finir l’adaptation du poème de Boris Vian « Je voudrais pas crever », qui donne des frissons de bonheur et qui justifierait à elle seule la venue à ce concert !

A la fin, le public avait oublié depuis belle lurette qu’il se trouvait dans le lieu à plus forte concentration humaine et transpirante de la Ville Rose et en redemandait. Mais Eiffel avait tout donné, Romain était vidé, les lumières se sont rallumées.

Et le Café Rex retrouvait soudainement une densité moins proche de la fusion nucléaire…

Eiffel repassera très certainement dans le coin. Commencée il y a un mois, ce début de tournée est en fait un « tour de chauffe ». Le groupe a l’intention de tourner jusqu’en 2011 ! Et certainement dans des salles plus importantes. Je les verrai bien au Bikini moi :-))

En première partie (oui, j’en parle à la fin, pour la mettre en évidence ;)) se produisait Molly, non pas en groupe et en version rock, mais en solo et en acoustique.

Molly, ou plutôt Laurence toute seule à la guitare, a interprété de sa douce voix ses chansons aux textes toujours empreints de sensualité.

Exercice difficile que de chanter ainsi toute seule en s’accompagnant simplement à la guitare des chansons que la majorité de l’assistance ne connaît pas. J’ai trouvé que Molly s’en sortait très bien, même si j’avoue que j’aurais préféré la voir jouer en version électrique et plus rock. On a d’ailleurs eu un petit aperçu quand Nikko, le guitariste d’Eiffel, est venu l’accompagner le temps d’une chanson.

Crédit photo: Richard Dumas

 

07.11.2009

The Bastard Fairies

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Cette charmante brune s’appelle Yellow Thunder Woman, il ne s’agit pas d’un pseudo mais de son vrai nom ; la demoiselle est en effet une authentique indienne des Etats-Unis et selon sa bio elle compte parmi ses aïeuls un grand chef de tribu.

Outre les solides atouts visibles sur la photo, la jeune femme possède des talents de peintre ainsi qu’une jolie voix qu’elle fait entendre dans le duo indie-rock The Bastard Fairies. L’autre partie du duo est Robin Davey, multi instrumentiste, notamment guitariste, et qui joue également dans l’excellent groupe de blues rock The Hoax.

 

Les Bastard Fairies sont originaux à plus d’un titre. On peut s’en rendre compte en visitant leur MySpace ou leur site, où le premier album du groupe, « Memento Mori » sorti en 2007, est proposé en téléchargement totalement gratuit avec l'artwork qui va avec ! Démarche qui mérite d’être soulignée à l’heure de la loi hadopi en France.

Il est cependant possible d’acquérir « Memento Mori » en version CD, en échange de quelques brouzoufs. Le CD propose cinq titres de plus que la version téléchargeable, soit 17 en tout.

Et ces bastard de fairies offrent de la bonne musique –sinon je ne me fatiguerai pas à en parler ici :p- L’univers du duo est joyeusement déjanté, nous plongeant dans un métissage de rock minimaliste, de pop non acidulée, de folk et de bidouillages électroniques, et c’est parfaitement délicieux, comme la ballade acoustique « Guns and Dolls », le rythme reggae de « A Venomous Tale » ou la comptine « Ten Little Indians » aux paroles revisitées.

Devenez vous aussi un bastard, et téléchargez l’album ^^

 

 

http://www.myspace.com/thebastardfairies

http://bastardfairies.ning.com/

http://www.myspace.com/yellowthunderwoman

05.11.2009

Placebo au Zénith de Toulouse - 03/11/09

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Six mois après le concert donné au Bikini dans le cadre de « La Musicale en tournée » (voir ma note), Placebo était de retour mardi soir à Toulouse, cette fois au Zénith.

 

En première partie, on pouvait découvrir les australiens de Expatriate. Pas mal du tout, un rock qui m’a évoqué The Mission et un peu U2.

Après le groupe venu des antipodes, le public a eu droit à des courts métrages diffusés sur deux écrans situés sur les côtés de la scène. Trois petits films de cinq à dix minutes ont été proposés ; le dernier intitulé « Le Petit dragon », hommage à Bruce Lee, est un petit bijou d’inventivité. Il a d’ailleurs captivé la majorité du public et a eu droit à quelques applaudissements.

Ces courts métrages font partie d’un concours organisé par Placebo, il faut voter pour son favori sur le site du groupe. En tout, il y en a huit en compétition proposés lors des différentes dates de la tournée. Ils seront regroupés sur un DVD dont les bénéfices iront à une association caritative. Plus d’infos sur le site.

 

Après cette petite séance ciné, il est temps de se rappeler qu’on est venu à un concert de rock, et le public commence à réclamer Brian et Cie.

Sur le rideau tendu devant la scène apparaît un soleil éclipsé, sur une musique d’intro et des chœurs planants, puis le rideau tombe dévoilant le groupe qui entame « For What it’s Worth » pieds au plancher, suivi de « Ashtray Heart » à fond les manettes… qui s’arrête au bout de trente secondes ! Problème de guitare récalcitrante pour Brian. Pas de soucis, c’est vite réglé. « Ashtray Heart », deuxième, à fond les manettes donc.

A la fin du morceau, Brian Molko s’excuse en français pour le problème technique. Pas de soucis Brian, le public toulousain t’as largement pardonné!

 

Le groupe, dont la composition sur scène est la même que lors du concert au Bikini, soit six musiciens, jouera la quasi-totalité du dernier album, excepté quatre titres : « Kitty Litter », « Happy you’re Gone » (ces deux là avaient été joués au Bikini) « Come Undone » et « Kings of Medicine ».

Seront joués également « Every You Every Me », « Meds », « Blind », « Infra Red », « Because I Want You » en version lente, « Follow The Cops Back Home », toujours aussi beau et l’excellent « Song to Say Goodbye », un « Sleeping With Ghosts » en version plus rock et générateur de frissons, le magnifique « Special Needs », « The Bitter End » qui a mis le feu lors d’un rappel, tout comme « Special K » et « Taste in Men » qui clôt le concert en beauté.

Sans oublier deux belles surprises avec le rare et superbe « Twenty Years » et un titre inédit : « Trigger Happy ».

Et de temps en temps des baguettes qui traversaient en tournoyant la chaude atmosphère de la salle. Le batteur Steve Forrest lancera en effet trois ou quatre fois ses accessoires dans la foule ; il doit avoir un bon stock en réserve !

 

C’est les oreilles bourdonnantes, le sourire aux lèvres, et pour quelques uns avec des baguettes en bonus, que l’on rentre chez soi.

Pas de doute, il faisait bon être dans le Zénith ce mardi soir de novembre à Toulouse.

Note également publiée sur Plugged2

02.11.2009

The xx

Très hype en ce moment voici le groupe The xx, quatuor britannique absolument mixte alternant chant masculin et féminin.

J’imagine que dans les milieux branchés on doit prononcer le nom du groupe the dobeule ex ou kekchose d’approchant, ce qui doit être plus facile que zi ecksecks ! A moins que des passionnés de chiffres, également nostalgiques de la Rome Antique, lisent the twenty

 

En tout cas, séduit par les morceaux « Crystalised » et surtout « Basic Space », de purs concentrés de new wave et de cold wave du début des 80’s, je me suis lancé dans l’écoute du premier album du groupe. Mais l’ennui a fini par me gagner, malgré les guitares éthérées, les basses à la manière de The Cure ou Joy Division, la boîte à rythme, qui n’en est pas vraiment une d’ailleurs mais plutôt une sorte de « batterie synthétique de poche » -voir la vidéo-, le chant neurasthénique, les nappes brumeuses de synthés… L’ensemble est plutôt lent et le minimaliste des chansons finit par être lassant.

Le meilleur titre reste « Basic Space ».

Et en tant que fan invétéré de The Cure, je ne peux m’empêcher de voir dans les premières images de la vidéo un clin d’œil appuyé aux paroles de la chanson « 10 :15 Saturday Night » : « and the tap drips, drips, drips ,drips… » :)

 

http://www.myspace.com/thexx