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L'Homme qui rétrécit - Richard Matheson

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Après la lecture de « Le Jeune homme, la mort et le temps », j’ai enchaîné sur un autre roman de Richard Matheson, « L’Homme qui rétrécit » paru en 1956. Un grand classique de la SF que je n’avais pas encore lu.

Le film tiré du roman, réalisé par Jack Arnold en 1957, est également un classique. L’image qui en vient immédiatement à l’esprit est le fameux affrontement entre le héros réduit à une taille de quelques centimètres et une araignée devenue gigantesque en comparaison.

Matheson nous conte l’histoire de Scott Carey atteint d’un mal étrange qui fait diminuer sa taille de jour en jour. L’origine de ce mal se trouve dans un contact accidentel avec un brouillard radioactif (tout à fait dans l’esprit des récits de SF de l’époque) combiné à d’autres éléments.

Mais l’essentiel n’est pas là. L’auteur se concentre surtout sur son personnage principal, le fouille psychologiquement et décrit remarquablement la détresse et la colère qu’il éprouve face à ce qu’il lui arrive.

Scott est conscient d’être de plus en plus isolé au fur et à mesure qu’il rapetisse. Il se sent rejeté par ses proches, se demande si sa femme le considère encore comme son homme, son mari, alors que sa taille est devenue celle d’un enfant, si sa fille le considère toujours comme son père, la figure autoritaire, alors qu’il ne mesure pas plus qu’une poupée.

Et quand il ne mesure plus que deux centimètres, prisonnier dans la cave de sa maison, totalement coupé des liens humains, qu’est-ce qui le pousse encore à vivre, à chercher quotidiennement de la nourriture (des miettes de biscuits) de l’eau (qui fuit d’une pompe) et à échapper à un prédateur mortel : une araignée qui a élu domicile dans un coin de la cave et qui est désormais aussi grosse que lui, et qui devient le monstre à tuer ?

Roman passionnant, qui va jusqu’au bout de la réflexion qu’il propose, « L’Homme qui rétrécit » est à lire absolument :-)

Extraits :

« Tout aurait été tellement plus simple si son cerveau avait été une fois pour toutes débarrassé du poison de l’introspection. S’il avait pu achever sa vie comme un véritable insecte au lieu d’être pleinement conscient de chaque étape de son atroce déchéance. C’était la conscience de son rétrécissement qui faisait son malheur, pas le rétrécissement en lui-même. »

« Tant qu’il gardait son intelligence, il restait unique. Même si les araignées étaient plus grosses que lui (…) il gardait son intelligence. Son intelligence pouvait lui valoir son salut, comme elle lui avait valu sa damnation. »

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