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  • Havanization, chapitre 2 : Raúl Paz et Haydée Milanés

    Deuxième étape cubaine, dans le cadre du mois cubain, avec quelques pistes pour découvrir deux artistes de la Havanization : Raúl Paz, havanizateur en chef et Haydée Milanés.

    Raúl Paz est certainement le plus connu en France de cette vague d’artistes cubains qui proposent un dépoussiérage de la musique de Cuba, sans pour autant renier les Grands Anciens tels Compay Segundo, Ibrahim Ferrer et leurs complices du Buena Vista Social Club. 

    Bien décidé à faire savoir que sur son île natale le temps ne s’est pas arrêté aux années 50 avec ses grosses voitures américaines, il enregistre des albums résolument modernes, mélangeant rythmes traditionnels cubains (avec les cuivres éclatants qui vont avec) à des mélodies pop, des beats hip hop et quelques pincées jazzy ou même funky.

    La première galette à la sauce Raúl Paz sort en 1999 et s’appelle Cuba Libre (titrée Imaginate pour le marché américain).

    C’est surtout avec son quatrième album, Mulata, qu’il se fait remarquer, en 2003. Sûrement son meilleur disque. A écouter absolument, avec sa chanson titre, Chica mala, ou encore Mari y Juana.

    Deux ans après déboule Revolucion, dans la droite lignée de son prédécesseur, donc pas si révolutionnaire que ça mais très largement recommandable. En 2006 sort En casa, beaucoup plus dépouillé et intimiste, qui contient le très beau 25 anos. Après le En vivo, enregistré en public et forcément « caliente »,  Raúl Paz sort son petit dernier en 2010, le très réussi Havanization, où l’on retrouve notamment Carnaval ou mon morceau préféré, Flores en la ciudad.

    N’ayez aucune crainte, la havanization est bénéfique à 100% ;)

    La vidéo suivante présente deux titres enchaînés de l’album Mulata.

     

    http://raulpaz.net/actualites.php

     

     

    Avec Haydée Milanés, l’ambiance est plus feutrée et jazzy. D’aucuns (et ils sont nombreux) la comparent à Norah Jones, surtout à cause de son chant.

    Elle est la fille de Pablo Milanés, célèbre musicien de Cuba. Depuis 2004, elle a sorti deux albums studio, Haydée et A la felicidad ainsi qu’un live En vivo,  « caliente » aussi ben sûr.

    Une chanteuse à suivre, surtout si elle vous invite pour une balade sur le Malecon ;)

    http://www.haydeemilanes.com/

     

    mois-cubain.jpg

  • David Lee Roth - Just a Gigolo

    Chapitre III de mes madeleines vidéos, David Lee Roth avec Just a Gigolo.

    En 1985, après avoir claqué la porte de Van Halen, le remuant David Lee Roth se lance en solo.

    Il reprend  Just a Gigolo/ I Ain't Got Nobody, popularisé par Louis Prima, avec un clip hilarant (de la Baltique) où il sème la panique dans les studios, laissant un Michael Jackson médusé, une Cyndi Lauper furax, un Billy Idol électrocuté ou un Boy George affolé^^

    Un des clips les plus drôles que j'aie vu, je ne m'en lasse pas.

     

  • La Petite fille qui aimait Tom Gordon - Stephen King

    stephen-king-la-petite-fille-qui-aimait-tom-gordon.gif

    Quatrième lecture dans le cadre du Challenge Stephen King : La Petite fille qui aimait Tom Gordon (The Girl Who Loved Tom Gordon), paru en 1999 aux Etats-Unis.

    Stephen King nous conte cette fois l’histoire d’une petite fille de neuf ans, Trisha, perdue dans une forêt.

    Lors d’une excursion en pleine nature, pour ne pas avoir à supporter une énième dispute entre sa mère et son frère adolescent au sujet du divorce de ses parents, Trisha se laisse distancer puis s’éloigne de la piste pour satisfaire un besoin naturel. Elle s’enfonce tellement dans la forêt qu’elle se perd. Sa mère et son frère ne se rendront compte de sa disparition que bien tard.

    Quelques spoilers légers dans la note qui suit.

    On entre immédiatement dans le vif du sujet, SK présente les personnages avec une exemplaire concision et nous plonge dans la forêt et le monde intérieur de Trisha. Tout le récit est présenté du point de vue de la petite fille, à quelques brèves exceptions près, l’immersion opère à merveille et l’empathie aussi.

    En adoptant le point de vue de la fillette et en nous isolant avec elle, SK nous rend au fur et à mesure du récit le monde civilisé de plus en plus lointain. Heureusement, le monde intérieur de Trisha est riche, la petite fille a de la ressource et une imagination fertile aussi bien apaisante que terrifiante, une ambivalence à l’image de la forêt, laquelle peut aussi bien être un refuge qu’un piège.

    Pour se donner du courage, Trisha pense à sa meilleure amie, Pepsi, et surtout à son idole Tom Gordon, joueur de base-ball dont elle écoute les matches en direct, juste avant que la nuit tombe, grâce à sa radio walkman (le récit se déroule en 1998, avant l’arrivée massive des lecteurs mp3 et des portables, un autre monde quoi^^), seul lien avec son monde habituel. J’ai été tenté d’écrire monde extérieur, tant on a l’impression d’être dans un huis clos, avec Trisha comme enfermée dans la forêt à la recherche de la porte de sortie.

    Tom Gordon et Pepsi, qu’elle imagine parfois marcher à ses côtés, s’opposent à la Teigne, sorte d’ennemi intérieur aux noires pensées, et à la Chose, présence maléfique et invisible.  

    J’ai beaucoup aimé aussi l’opposition mystique entre ce qui est décrit comme le Dieu de Tom Gordon, celui que le joueur semble montrer du doigt dans le geste qu’il fait systématiquement après un match gagné, et le Dieu des Egarés autre nom donné à la Chose par Trisha.

    Même si ce roman n’est pas directement lié au cycle de la Tour Sombre, j’y ai trouvé des échos par certains côtés dont je ne peux parler sans dévoiler la fin du livre.

    Un excellent roman, plus dépouillé que d’autres de SK à cause du nombre réduit de personnage, mais Trisha est très attachante, l’empathie joue à fond et on souhaite la voir sortir saine et sauve de l’épreuve. Alors, happy end ou pas ?^^

    Le fait de n’y rien connaître au base-ball, sport on ne peut plus américain, ne gêne absolument pas.

    Enfin, ce livre possède selon moi une des meilleures phrases d’ouverture de l’auteur : « Le monde a des dents, et quand l’envie le prend de mordre, il ne s’en prive pas. »

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    Voir aussi : Danse macabre, Dead Zone, L'Année du loup-garou