31.12.2008
Constellation personnelle
Je ne suis pas fan des listes à dresser et à publier sur son blog, mais celle-ci, qui circule en ce moment, est plus que séduisante : les vingt actrices qui vous ont le plus marqué, quelle que soit la raison apparemment, et qui ont tendance à jouer parfois le rôle de succube dans votre inconscient :p
Et ça fera une chouette dernière note pour l’année avec de jolies photos !
Voici ma constellation de « stars », la plupart ne sont d’ailleurs pas des stars, et sont des demoiselles du fantastique ou de la SF.
Je suis fan depuis son rôle de Mercredi dans « La Famille Addams ». Joue aussi bien dans des grosses productions que dans des petits films indépendants. Et même affublée d’un nez de cochon, dans « Pénélope », elle trouve le moyen d’être jolie…
La première femme à mettre une tannée à un monstre de l’espace. Action woman par excellence. Angelina Jolie en Lara Croft peut aller planter des choux.
Maria, Antinéa
La mode était aux robes courtes sur la « Planète interdite »
La digne héritière d’Anne Francis dans « L’Age de cristal »
Pour son rôle dans « Les Innocents » et sa danse avec le roi de Siam
La princesse qui aimait les gentils vauriens de l’espace
Inoubliable dans le rôle de Stella Star dans « Star Crash », mais pas forcément pour ses talents d’actrice…
Les grands yeux effrayés de « Suspiria »
Femme androïde troublante dans « Blade Runner »
Androïde, sirène, femme homo sapiens
Surement une « addiction » au « rêve d’Arizona »
Ou comment Marie Antoinette devint la fiancée de Spider-Man
Réside toujours à Twin Peaks
15:47 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.12.2008
L'étoile et la sorcière
-Miroir, mon beau miroir céleste, dis-moi qui est la plus belle ? demande la sorcière.
-C’est Rigel* la plus belle, répond sans hésiter le céleste et beau miroir**, ne vois tu pas combien elle est radieuse ? Elle brille comme des dizaines de millier de soleil, tu n’existes que parce qu’elle t’éclaire, sorcière, sans elle tu serais invisible et oubliée dans le froid de l’espace. Jadis tu étais peut-être aussi belle, quand tu étais une étoile resplendissante toi aussi, aujourd’hui tu n’es plus qu’un lambeau sidéral, tout juste un souvenir d’étoile.
-Grrrrrr ! Tais-toi, tais-toi ! Elle m’énerve cette Rigel qui ne se sent plus briller ! Mais un jour elle ne sera plus qu’un souvenir d’étoile elle aussi. Et il n’y aura peut-être aucune étoile pour éclairer ses lambeaux, peut être même personne pour se souvenir qu’elle fut une étoile éblouissante…
Et un rire de sorcière cosmique, semblable à une friture d’électrons, crépita dans les radiotélescopes, mille années lumière plus loin.
Rideau
* la brillante étoile à droite de l'image
** n'apparaît pas sur l'image, il est portant très beau et on ne peut plus céleste
La nébuleuse de la Tête de Sorcière, ainsi nommée à cause de sa forme évocatrice, est située à 1000 années-lumière de chez nous, dans la constellation de l’Eridan, juste à la limite de la constellation d’Orion où brille Rigel qui éclaire la nébuleuse.
22:18 Publié dans Astres, Textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ic 2118, rigel, nébuleuse, étoile, orion, éridan
26.12.2008
Winter...
Aujourd’hui, la Lune est passée dans la râpe à fromage du ciel hivernal. Inutile de la chercher dans le ciel ce soir*.
La pluie s’est encore remariée avec l’hiver, tout en blanc comme la première fois dans la nuit des temps ; il y a des histoires qui durent. Mais le divorce climatique est peut-être pour demain…
*en même temps, c'est la Nouvelle Lune ;)
21:51 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hiver, neige, lune, râpe à fromage, noces hivernales
24.12.2008
L'arbre de Noël de la Licorne - Année mondiale de l'astronomie

L’amas d’étoiles et la nébuleuse de l’Arbre de Noel décorent toute l’année un coin du cosmos situé en direction de la constellation de la Licorne à quelques 2600 années lumière de la Terre.
Découvert en janvier 1784 par William Herschel, ce sapin de Noel cosmique illuminé de jeunes astres est une zone de formation d’étoiles qui s’étend sur une trentaine d’années lumière.
Voilà une chouette déco 100% naturelle pour commencer à célébrer un peu en avance l’année 2009, désignée comme année mondiale de l’astronomie par l’UNESCO , et pour vous souhaiter un heureux Noel !
17:10 Publié dans Astres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : noël, année mondiale de l'astronomie
23.12.2008
The Ting Tings - We started nothing
Avec Phildel, quoique dans un style différent, c’est ma découverte musicale de l’année.
Ce duo originaire de Manchester composé de Katie White (chant, basse et guitare) et Jules de Martino (batterie) a sorti son premier album au mois de mai. De la pop très pêchue qui est à la fois rock et très dansante. Des arrangements assez minimalistes avec juste quelques bidouillages électroniques légers. « We started nothing » est parfaitement réjouissant, difficile de rester immobile sur sa chaise à son écoute !
Evoque parfois The Gossip pour le côté énergie à revendre et musique sans fioriture.
That's not my name
http://www.myspace.com/thetingtings
00:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : the ting tings, pop, rock, coup de coeur, wouah
21.12.2008
Démons et merveilles - H.P. Lovecraft
En ce moment je me suis replongé dans l’intégrale de Howard Phillips Lovecraft. C’est l’occasion d’évoquer l’un de ses livres les plus marquants : Démons et merveilles.
A l’instar des Chroniques martiennes de Ray Bradbury, il s’agit d’un recueil de nouvelles qui peut se lire comme un roman.
L’ouvrage regroupe quatre textes écrits entre 1919 et 1933 mettant en scène le personnage de Randolph Carter : « Le témoignage de Randolph Carter », « La clé d’argent », « A travers les portes de la clé d’argent » et « A la recherche de Kadath ».
Il est à noter que cette dernière nouvelle doit plutôt se lire en deuxième. D’ailleurs dans l’intégrale de Lovecraft chez Robert Laffont, dans la collection Bouquins, c’est cette place qu’elle occupe fort logiquement. « A la recherche de Kadath » est aussi le plus long texte du recueil. En 1996, cette longue nouvelle sera éditée seule sous le titre « La quête onirique de Kadath l’inconnue » chez J’ai Lu en bénéficiant au passage d’une traduction révisée.
La particularité de « Démons et merveilles » est qu’il n’a pas d’équivalent aux Etats-Unis, le pays d’origine de Lovecraft, ni même en Grande Bretagne. Ce recueil regroupant les aventures de Randolph Carter est exclusif à la langue française.
Le livre parait à l’origine en 1955 dans la collection Lumière interdite des éditions aujourd’hui disparues Deux Rives, soit un an après les recueils de nouvelles « Dans l’abime du temps » et « La couleur tombée du ciel » dans la collection Présence du Futur chez Denoël. C’est à ce moment là que Lovecraft se fait connaître, aussi bien en France qu’ailleurs dans le monde, presque vingt ans après sa mort.
Le titre, « Démons et merveilles » est emprunté à la chanson écrite par Jacques Prévert que l’on entend dans le magnifique film de Marcel Carné « Les visiteurs du soir ».
Un titre qui va parfaitement à l’ambiance du livre où il est aussi bien question d’abominations avec des créatures qui ont fait la réputation de l’auteur, que de choses féériques comme la description de cités fantastiques.
Dans la première nouvelle, « Le témoignage de Randolph Carter », le narrateur raconte comment, après une visite dans un vieux cimetière avec un ami, Harley Warren, ce dernier disparut mystérieusement.
« A la recherche de Kadath » nous plonge dans une quête onirique. Dans le monde du rêve, Carter part à la recherche d’une cité magnifique dont il n’a eu qu’une brève vision. Il traverse des contrées et des villes fabuleuses peuplées de créatures tantôt bienveillantes, tantôt maléfiques et parfaitement hideuses. Un vrai récit de fantasy influencé par l’un des modèles de Lovecraft, Lord Dunsany, où l’on retrouve quelques lieux et personnages que le lecteur aura croisés dans d’autres nouvelles de l’auteur, comme Atal ou le peintre Pickman, les cités d’Ulthar ou de Céléphais, et bien sûr Azathoth, Nyarlathotep et autres Grands Anciens.
Dans « La clé d’argent » Carter a perdu le chemin qui mène au monde du rêve. Mais il découvre une étrange clé d’argent qui lui fait retrouver le monde de son enfance.
Dans « A travers les portes de la clé d’argent » il voyage dans le temps et les dimensions, un voyage qui n’est pas sans péril…
Une pièce majeure dans l’œuvre d’un des grands maîtres du fantastique.
Site francophone sur Lovecraft: http://www.hplovecraft-fr.com/doku.php
16:19 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lovecraft, hpl, démons et merveilles, fantasy, grands anciens, cthulhu
16.12.2008
Pétition pour la protection du ciel nocturne
En tant qu'astronome amateur, ça ne peut que me parler. Je fais donc passer :)
En septembre dernier, Madame Nathalie Kosciusko Morizet, Secrétaire d'Etat à l'Environnement, a manifesté son intérêt pour la préservation du ciel et de l'environnement nocturnes, lors d'une soirée de communication à l'Observatoire de Meudon. Elle est aussi à l'origine du projet de loi concernant la réglementation des éclairages actuellement en discussion au Parlement.
Plus que jamais, alors que nous assistons à des assauts de plus en plus destructeurs à l'encontre du ciel nocturne, nous, adhérents ou sympathisants d'associations de protection de la nature, astronomes professionnels ou amateurs, admirateurs du ciel étoilé, nous devons nous mobiliser afin de soutenir l'action de notre ministre.
Cette pétition a donc pour but d'appuyer son action, et de faire savoir à nos élus que nous voulons transmettre le patrimoine naturel nocturne à nos enfants.
Nous souhaitons que ce projet de loi parvienne à son terme, et les décrets d'application promulgués.
Nous souhaitons:
- Que les éclairages vers le ciel des clochers, sites naturels, constructions diverses... soient réglementés.
- Que les éclairages du ciel à des fins de publicité soient interdits.
- Que les éclairages inutiles: parkings vides, zones commerciales désertées durant la nuit, lampadaires redondants, ronds points peu fréquentés... soient réglementés.
- Qu'une limite maximale soit fixée à l'intensité de l'éclairage public, et privé.
- Que le recours à la signalisation réfléchissante et aux détecteurs de présence soit systématique, en lieu et place d'éclairages agressifs et permanents.
- Qu'une plage horaire soit définie, durant laquelle les éclairages des villes, villages, zones artisanales ou industrielles, seront diminués de moitié, ou en partie éteints.
Reprenant en cela le Cahier des Charges de l'Eclairage défini par l'ANPCEN (Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturnes), présenté par cette association au Grenelle de l'Environnement conjointement avec France Nature Environnement (disponible à http://astro.versoud.free.fr/plum/solutions/CDC7.pdf).
La liste des signataires sera régulièrement transmise à Madame la secrétaire d'état, qui sera ainsi assurée de notre soutien actif.
N'hésitez pas à transmettre le lien aux associations, clubs, particuliers, à toute personne sensible à la défense du ciel et de l'environnement nocturnes.

http://www.astrotophe.fr.nf/petition/index.php?action=sig...
20:17 Publié dans Astres, Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pétition, protection du ciel nocturne, environnement
11.12.2008
Les Annales du Disque-Monde - Terry Pratchett
Ca faisait un petit moment que je voulais parler du cycle de Fantasy le plus passionnant qui soit : Le seigneur des anneaux Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett, bien sûr !
Et suite à plusieurs discussions récentes à droite et à gauche à ce sujet, je me suis dit que c’était le moment ou jamais :p
Un peu plus de trente tomes sont parus à ce jour, traduits au fur et à mesure en français. Il convient d’ailleurs de souligner le travail manifestement monumental du traducteur Patrick Couton, par ailleurs récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire en 1998.
Avec le Disque-Monde, Pratchett à insufflé une bonne dose d’humour à la Fantasy, genre très sérieux en général. Il s’est servi de ce genre pour tourner le monde en dérision, et en tournant dans le grand huit infini de l’imagination de Pratchett, le monde a subi de drôle de métamorphoses.
Le Disque-Monde, où se déroulent toutes les aventures est, comme tout disque qui se respecte, plat -« aussi rond et plat qu’une pizza géologique, moins les anchois »- il repose sur le dos de quatre éléphants de dimension planétaire qui se tiennent debout sur la carapace de l’immense tortue A’Tuin qui se meut dans le cosmos. Un petit soleil et une petite lune gravitent autour de l’ensemble.
Voilà pour le décor.
Les nombreux personnages tiennent plus de l’antihéros que du héros classique des récits de Fantasy et sont truffés de défauts, ce qui les rend d’autant plus humains, y compris les Trolls, les Nains, et même la Mort…
On a souvent tendance à associer le terme de parodie à un manque d’imagination et surtout de finesse, mais c’est tout le contraire avec Pratchett ; on est à des années lumière de la parodie lourdingue façon Cauet ! :p
Car derrière cet humour il y a surtout beaucoup d’humanisme.
Chaque tome des Annales du Disque-Monde peut être lu de manière indépendante, exceptés les deux premiers, « La huitième couleur » et « Le huitième sortilège » qui forment une histoire en deux parties, on peut donc aborder cet univers par n’importe quel livre. Je conseille cependant de suivre l’ordre chronologique de parution, ne serait ce que pour bien suivre l’évolution des principaux personnages.
En effet dans le cycle des Annales du Disque-Monde, il y a plusieurs personnages, ou groupes de personnages, qui ont leurs propres cycles. Ainsi Rincevent, le mage calamiteux, qui a l’honneur d’être le « héros » des deux premiers tomes, mais que l’on ne retrouve ensuite que dans le tome 5 « Sourcellerie », accompagné du Bagage ). La sorcière Mémé Ciredutemps et ses collègues qui apparaissent pour la première fois dans le tome 3. La Mort (mon perso préféré) et ses proches. Le Guet, un groupe de gens d’armes s’efforçant d’assurer la sécurité de leur ville, Ankh-Morpork.
Certains livres sont centrés sur un personnage non récurrent, où les héros principaux peuvent faire une brève apparition, notamment la Mort qui revient fréquemment !
Ajoutons enfin une multitude de personnages secondaires que l’on croise régulièrement, comme les mages de l’Université de l’Invisible, parmi eux l’archichancelier Mustrum Ridculle, ou le bibliothécaire qui a été transformé en orang-outan suite à un accident de magie, Planteur « Je-m'tranche-la-gorge » le camelot qui vend de tout et n’importe quoi du moment qu’il y a de la moutarde, le patricien de la cité, Vétérini…
La liste serait trop longue en les énumérant tous.
Si vous aimez les univers fantastiques, les vraies histoires (avec intrigue, personnages et tout le toutim), l’humour décalé, tentez l’aventure. Vous serez vite fixé. Ou on est happé par l’univers de Pratchett et on devient accro, ou on se fait éjecter illico.
Le 20eme tome, « Le père porcher » , qui au passage est mon préféré jusqu’à maintenant, a été brillamment adapté sous forme d’un téléfilm en deux parties pour la chaîne britannique Sky One et diffusé l’an dernier pour les fêtes de Noel sur M6 , sous le titre « Les contes du Disque-Monde ».
Un second téléfilm « The Color of Magic », adaptant les deux premiers tomes, a été produit cette année, nettement moins bien réussi malheureusement, même si visuellement le résultat est convaincant.
21:15 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : terry pratchett, disque-monde, livres, fantasy, ook!
10.12.2008
Blog-O-Trésors
Kézako un Blog-O-Trésors ?
J'ai découvert le truc chez Lamalie.
Il s'agit d'établir sur votre blog une liste de 10 livres qui vous ont particulièrement marqués dans votre vie. Les 10 livres qui ne vous lachent jamais où que vous alliez :)
Tous les styles littéraires sont admis. Seule restriction, si un livre fait partie d'une série, il doit pouvoir se lire de façon indépendante.
Ensuite signaler la liste par un lien sur le site de Grominou, dans les commentaires de ce sujet. Si vous n'avez pas de blog, postez la liste directement là bas. Et tout ça avant le 31 décembre !
Grominou établiera ensuite une méga liste. Le principe est que chaque participant devra lire au moins quatre des livres listés avant le 31 décembre 2009 :)
Et voici ma liste:
1-Chroniques Martiennes - Ray Bradbury
2-Démons et merveilles - HP Lovecraft
3-La nuit des temps - René Barjavel
4-Je suis une légende - Richard Matheson
5-Malpertuis - Jean Ray
6-Danse macabre - Stephen King
7-1984 - George Orwell
8-L'automne à Pékin - Boris Vian
9-Le père porcher - Terry Pratchett
10-Le K - Dino Buzatti
Le Père Porcher fait partie du cycle du Disque-Monde mais peut se lire indépendamment sans problème.
00:47 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : blog o trésors, jeu, livres
07.12.2008
L'arbre d'Halloween - Bien après minuit - Ray Bradbury
L’arbre d’Halloween est un court roman paru aux Etats-Unis en 1972 mais qui n’a été traduit que tardivement en français et publié en 1994 seulement, aux éditions du Seuil.
La traduction a dû s’avérer difficile puisque des passages du texte original sont versifiés et arriver à une équivalence française de la part d’Alain Dorémieux, aidé de Jacques Chambon, n’est pas un mince exploit.
Lire le livre dans le texte est certainement la meilleure chose à faire, mais quand on est loin de maîtriser la langue de H.G. Wells (on va pas toujours citer Shakespeare non plus :p) on béni les personnes qui exercent le métier souvent ingrat de traducteur !
Les allergiques à Halloween qui penseraient que ce livre est une énième tentative de nous revendre une fête américaine très commerciale seraient complètement dans l’erreur. Puisque c’est l’esprit même de la fête d’Halloween que Bradbury nous propose de découvrir, une fête dont les origines remontent à la nuit des temps.
Halloween est la fête préférée de Ray Bradbury, l’automne une saison qu’il chéri, il les a souvent évoqués dans ses nouvelles, il en garde une éternelle nostalgie, liée à son enfance.
C’est donc par l’entremise d’un enfant de treize ans et de ses copains qu’il nous fait partager le véritable esprit d’Halloween.
Tom Skelton et ses camarades, tous déguisés le soir du 31 octobre, rencontrent l’étrange Montsuaire qui va les emmener à travers le monde et le temps à la découverte des origines d’Halloween, dans l’Egypte antique, à Paris au sommet de Notre-Dame, au Mexique où on mange des crânes en sucre, ou dans des cavernes il y a quelques millions d’années.
Un beau roman qui se lit d’une traite, plein de poésie et de parfum d’automne et, qui plus est, instructif. A découvrir.
Bien après minuit est un des nombreux recueils de nouvelles de Bradbury. La nouvelle est une de ses spécialités, il excelle dans cet exercice comme le prouve la majorité des quatorze histoires courtes de ce livre appartenant aussi bien à la SF ou au fantastique qu’à une littérature générale.
« Un printemps hors du temps » et « Les miracles de Jaimie » sont des bijoux de nostalgie, tendre pour le premier, plus cruel pour le second. Hommages à travers le temps et l’espace à George Bernard Shaw dans « G.B.S. modèle V » et à Thomas Wolfe avec « A jamais la Terre ». Hemingway devient la cible de l’humour de l’auteur dans « Le perroquet qui avait connu Papa ».
« La tablette de chocolat » qui clôt ce recueil est une très belle nouvelle, tendre et touchante.
De la belle écriture, encore une fois, de la part de M. Bradbury.
20:24 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ray bradbury, halloween, roman, nouvelles, science-fiction, fantastique






























