28.04.2009

Mon nouveau site: La Lune Bleue...

blue-moon-jpg.jpgCe site remplace le précédent, "Outre-rêve" en ligne depuis 2001, il avait vécu. Sur "La Lune Bleue..." vous retrouverez mes nouvelles et autres textes plus ou moins identifiés.

Pour lire mes histoires, forcément passionantes, rendez-vous ici:

http://jdreuille.e-monsite.com/accueil.html

Nommé d'après l'une de mes nouvelles, j'ai découvert en tapant "La Lune Bleue" sur un moteur de recherche, que c'était aussi le nom d'un club échangiste, lol, et d'une compagnie de théâtre, entre autres. Comme quoi c'est un nom très original :p

J'avais aussi parlé de la lune bleue du point de vue astronomique dans une précédente note.

22.04.2009

L'Atlantide - Pierre Benoit

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Quatrième de couverture:

Au cours d'une exploration dans le Sahara, deux officiers français, André de Saint-Avit et Jean-Marie-François Morhange sont capturés et se retrouvent dans un palais merveilleux, un véritable paradis terrestre. Ils apprennent alors qu'ils sont prisonniers d'une femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, Antinéa, petite-fille de Neptune, la dernière descendante des Atlantes, et que, dès qu'ils l'auront vue, ils renieront tout pour elle, famille, patrie, honneur... Roman plein de péripéties, à l'atmosphère mystérieuse et envoûtante, dans un décor de complet dépaysement, L'Atlantide, Grand prix du Roman de l'Académie française, consacra de façon éclatante le talent de Pierre Benoit qui venait d'obtenir un énorme succès avec son premier ouvrage, Koenigsmark.

L’Atlantide située en plein Sahara, la mystérieuse reine Antinéa, les deux officiers français Morhange et Saint-Avit… L’histoire du roman de Pierre Benoit m’est familière depuis longtemps, ayant vu plusieurs des adaptations cinématographiques, notamment Siren of Atlantis avec Maria Montez et Desert Legion, vues à la télé alors que j’étais encore gamin, plus tard la version de Pabst, belle et glacée, avec Brigitte Helm, puis celle, mollassonne, de Bob Swaim où seule l’avantageuse anatomie de l’actrice jouant Antinéa m’a empêché de me retrouver dans les bras de Morphée;)

Bien que connaissant presque par cœur l’histoire, la lecture du roman m’a transporté, littéralement. Publié en 1919, l’Atlantide est un roman d’aventure empreint de fantastique aux qualités littéraires indéniables, l’auteur nous raconte dans un style riche, évocateur et fluide une histoire où l’amour et la mort sont étroitement liés. Il nous plonge en plein Sahara, à la découverte de l’Atlantide qui n’a pas été engloutie mais est devenue un désert suite à un bouleversement climatique qui a asséché la mer ( l’idée en plus d’être originale trouve un écho particulier à notre époque où on se soucie beaucoup plus des changements climatiques qu’il y a 90 ans quand le roman a paru ). Et la reine Antinéa, dernière descendante du dieu Neptune, c’est déjà une femme fatale dans les règles de l'art, qui entend disposer de ses amants comme elle le veut. Mais elle demeure très mystérieuse. Qui est-elle vraiment ?

Concernant la qualité de ce roman, il n’y a pas de mystère : c'est un chef-d'oeuvre.

 

Deuxième livre lu dans le cadre du Blog-O-Tresors.

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19.04.2009

Artesia

-Artésia est le nom d’une filiale de la SNCF…

-Oui mais je m’en fiche, ce n’est pas de ça que je veux parler, mais d'Artesia, sans accent.

-Ah bon, les villes américaines qui portent ce nom alors ?

-Il ne sera pas question de géographie dans cette note.

-Ah ! Ca y est je sais, c’est la série de comics !

-Non plus !

-Le jeu de rôle ?

-Nan !

-Euh, le groupe ?

-Vala !

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Photo: Karydwen

En effet Artesia est un groupe breton de musique dark atmosphérique, distribué par l’excellent label Prikosnovénie, et fondé par Agathe, chanteuse à l’enchanteresse voix claire qui disparaît presque sous les nappes brumeuses de synthés, tant est si bien qu’on a l’impression qu’elle nous parvient d’un ailleurs pas si lointain, un monde parallèle peuplé d’êtres magiques.

La musique éthérée et mélancolique d’Artesia est proche de celle du groupe Dark Sanctuary, mais elle évoque davantage un monde fantastique ainsi que la Nature dans sa plus fabuleuse beauté.

Agathe est une sirène sylvestre dont la voix vous invite à pénétrer dans les secrets des forêts de LLydaw ( La Bretagne en gallois, et titre du tout récent troisième album ), et pour mieux vous faire succomber, elle est accompagnée de Coralie au violon et Loïc à la guitare et aux percussions.

 

-Si le nom d’Artesia doit évoquer quelque chose, que ça soit ce groupe et son univers.

-Certes… ou plutôt, celtes. ( rires enregistrés )

http://www.myspace.com/artesia1983

http://www.artesia-music.com/

 


Découvrez Artesia!

16.04.2009

L'Homme qui rétrécit - Richard Matheson

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Après la lecture de « Le Jeune homme, la mort et le temps », j’ai enchaîné sur un autre roman de Richard Matheson, « L’Homme qui rétrécit » paru en 1956. Un grand classique de la SF que je n’avais pas encore lu.

Le film tiré du roman, réalisé par Jack Arnold en 1957, est également un classique. L’image qui en vient immédiatement à l’esprit est le fameux affrontement entre le héros réduit à une taille de quelques centimètres et une araignée devenue gigantesque en comparaison.

Matheson nous conte l’histoire de Scott Carey atteint d’un mal étrange qui fait diminuer sa taille de jour en jour. L’origine de ce mal se trouve dans un contact accidentel avec un brouillard radioactif (tout à fait dans l’esprit des récits de SF de l’époque) combiné à d’autres éléments.

Mais l’essentiel n’est pas là. L’auteur se concentre surtout sur son personnage principal, le fouille psychologiquement et décrit remarquablement la détresse et la colère qu’il éprouve face à ce qu’il lui arrive.

Scott est conscient d’être de plus en plus isolé au fur et à mesure qu’il rapetisse. Il se sent rejeté par ses proches, se demande si sa femme le considère encore comme son homme, son mari, alors que sa taille est devenue celle d’un enfant, si sa fille le considère toujours comme son père, la figure autoritaire, alors qu’il ne mesure pas plus qu’une poupée.

Et quand il ne mesure plus que deux centimètres, prisonnier dans la cave de sa maison, totalement coupé des liens humains, qu’est-ce qui le pousse encore à vivre, à chercher quotidiennement de la nourriture (des miettes de biscuits) de l’eau (qui fuit d’une pompe) et à échapper à un prédateur mortel : une araignée qui a élu domicile dans un coin de la cave et qui est désormais aussi grosse que lui, et qui devient le monstre à tuer ?

Roman passionnant, qui va jusqu’au bout de la réflexion qu’il propose, « L’Homme qui rétrécit » est à lire absolument :-)

Extraits :

« Tout aurait été tellement plus simple si son cerveau avait été une fois pour toutes débarrassé du poison de l’introspection. S’il avait pu achever sa vie comme un véritable insecte au lieu d’être pleinement conscient de chaque étape de son atroce déchéance. C’était la conscience de son rétrécissement qui faisait son malheur, pas le rétrécissement en lui-même. »

« Tant qu’il gardait son intelligence, il restait unique. Même si les araignées étaient plus grosses que lui (…) il gardait son intelligence. Son intelligence pouvait lui valoir son salut, comme elle lui avait valu sa damnation. »

15.04.2009

Depeche Mode - Wrong

Mon clip vidéo préféré du moment. Réalisé par Patrick Daughters pour le nouveau single de Depeche Mode.

J'aime beaucoup son ambiance intrigante :) La chanson n'est pas mal non plus ;)

 

 

09.04.2009

Le Jeune homme, la mort et le temps - Richard Matheson

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Ma première lecture entrant dans le cadre du Blog-O-Trésors !

Richard Matheson est un dieu ! Oui carrément ! Un dieu de l’écriture. L’auteur de « Je suis une légende » prouve une nouvelle fois son talent en nous contant cette fois une histoire d’amour, mais rassurez-vous on est à des années lumière de Barbara Cartland !

Une histoire d’amour associée à un des thèmes les plus fascinants de la Science-Fiction : le voyage dans le temps.

Ici, pas de machine extraordinaire pour voyager, ni même de failles spatiotemporelles. Le héros de l’histoire remonte le temps en utilisant l’autosuggestion, la seule force de sa volonté… et de son amour.

 

Le héros, Richard Collier, âgé de 36 ans, est un scénariste de feuilleton télé (une activité que Matheson a exercé) atteint par une tumeur au cerveau incurable. Plutôt que subir un traitement lourd qui ne changera rien à l’issue fatale, il décide de voyager à travers le pays, au hasard. Ses pérégrinations le mènent à un vieil hôtel au bord de l’océan. C’est en le visitant qu’il voit une photo d’Elise McKenna, une très belle actrice de théâtre ayant donné une représentation dans l’établissement 75 ans plus tôt, en 1896. Il a le coup de foudre. Mais Elise est morte depuis presque vingt ans... Il finit par se persuader qu’il peut traverser le temps et rejoindre Elise en 1896 dans ce même lieu qui semble encore imprégné de sa présence.

Le lieu, l’hôtel Coronado, est un élément majeur du récit. Richard est littéralement envouté par son atmosphère surannée, l’influence du lieu est fondamentale. Je ne peux m’empêcher de penser que Stephen King, qui n’a jamais caché son admiration pour Matheson, y ait trouvé son inspiration pour un autre hôtel exerçant une grosse influence sur ses occupants : l’Overlook Hotel de « Shinning » paru deux ans après « Le jeune homme, la mort et le temps »

Le jeu avec la mort est omniprésent dans le roman : Collier tombe amoureux d’une femme morte vingt ans plus tôt, mais en remontant le temps pour l’aimer, il se joue de la mort ; il se sait condamné mais en échappant à son époque, il semble aussi échapper à la mort, du moins à celle qui l’attendait au XXeme siècle (folle illusion ?)

Matheson offre notamment une réflexion intéressante sur les différences de mœurs et de comportement des gens entre deux époques. Fin XIXeme, les gens sont plus proches les uns des autres (à l'image de l'océan qui est plus près de l'hôtel en 1896 qu'en 1971), ils accordent de l’importance, prêtent attention, se sentent concernés, comme il le fait dire à son héros, mais sont aussi prisonniers de certaines règles, les femmes en particulier. On trouve une belle flamme féministe avant l’heure avec le personnage d’Elise McKenna, flamme que Richard va contribuer à rendre flamboyante.

Le roman se présente sous la forme d’un récit écrit par Richard Collier, et dévoilé par son frère qui a récupéré le manuscrit. Comme lui, on peut se demander si Richard a bel et bien vécu l’histoire qu’il raconte, s’il n’a pas été victime d’hallucinations provoquées par sa tumeur. Et comme lui, on souhaite qu’il ait vécu cette histoire extraordinaire ; le personnage est si attachant et l’histoire si bien racontée. Mais ça c’est le talent de Mister Matheson.

Les amateurs de SF aussi bien que les lecteurs habitués à la littérature générale trouveront leur compte dans ce livre.

Le roman a été adapté à l’écran (avec Matheson lui-même comme scénariste) en 1980 sous le titre « Quelque part dans le temps » avec Christopher Reeve et Jane Seymour. Je me souviens l’avoir vu en VHS et qu’il m’avait bien plut, la fin surtout ;) Faudra que j’y rejette un œil…

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07.04.2009

Alliance anticorrida

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Si, comme moi, la simple évocation du mot corrida vous hérisse le poil, si vous pensez que ce spectacle à vomir n’a rien d’un rituel sublime (comme l’avait récemment déclaré Gérard Depardieu dans une interview !), que la tauromachie n’est absolument pas un art, juste un plaisir pervers de jouir de la mort et de la souffrance en groupe, une espèce de bukkake sanglant en variante snuff movie, un exutoire barbare où des taureaux payent la frénésie de mort des aficionados, un furoncle sur la gueule quelque peu tordue de l’Humanité qu’il faut vite retirer, alors vous trouverez votre bonheur sur le site de l’Alliance Anticorrida .

Sinon, vous pouvez passer votre chemin :p

05.04.2009

Iri5 : Portraits en bande magnétique

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Je viens de découvrir le travail d’Erika Iris Simmons alias Iri5, une artiste qui réalise des collages et notamment des portraits de chanteurs avec de la bande magnétique de cassette audio (en photo, Robert Smith) ou encore d’acteurs avec de la pellicule.

Le résultat est étonnant. Et l’idée est carrément géniale.

Site de l’artiste : http://www.iri5.com/

Portfolio : http://www.flickr.com/photos/iri5

MySpace : http://www.myspace.com/425227258

04.04.2009

Questionnaire de Proust inversé

Trouvé chez JR ce questionnaire auquel je n'ai bien entendu pas résisté :p

1. Mon vice préféré
l'alcool

2. Le principal manque dans mon caractère
la confiance en soi

3. Le défaut que je préfère chez les hommes
la paresse

4. Le défaut que je préfère chez les femmes
l'impatience

5. Ma principale qualité
gentillesse

6. Mon principal défaut
rancunier

7. Ce que j'apprécie le plus chez mes ennemis
qu'ils soient mortels eux aussi

8. L'occupation dont je me passerais bien
nettoyer les bêtises du chat ^^

9. Mon rêve de malheur
devenir amnésique

10. Quel serait mon plus grand bonheur ?
ne plus être obligé de travailler (dream on, dream on)

11. A part moi-même qui ne voudrais-je pas être ?
le pape

12. Le pays où je n'aimerais pas vivre
un pays sans étoiles (dans le ciel, pas sur le drapeau:p)

13. La couleur que je déteste
le jaune

14. La fleur que je déteste
aucune idée

15. L'oiseau que je déteste
le paon, un oiseau insupportable

16. Mes auteurs abhorrés en prose
Stéphanie H. (une arnaque littéraire), Molière (overdose scolaire), Tolkien (rien à faire même après plusieurs tentatives)

17. Les poètes qui me tombent des mains
Breton, Mallarmé...

18. Mes anti-héros dans la fiction
Gaston Lagaffe

19. Mes anti-héroïnes dans la fiction
Les Sylvidres

20. Mes compositeurs détestés
Obispo, Calogero and co, Zappa avec son "Yellow Shark"

21. Mes peintres détestés
Picasso, Miro, Matisse, Buffet...

22. Mes anti-héros dans la vie réelle
JCVD

23. Mes anti-héroïnes dans la vie réelle
Paris Hilton, la blonde par "excellence"

24. Mes anti-héros dans l'histoire
Ann Bonny, Barbe Noire

25. Ce que j'aime le plus
la musique, les étoiles, les livres, mes proches, mon chat

26. Le personnage historique que j'aime le plus
Galilée

27. Les faits historiques que je vénère le plus
L'Homme sur la Lune

28. Le fait militaire que je hais le plus
Le massacre du Chemin des Dames

29. La réforme que j'estime le moins
aucune idée

30. Le don de la nature dont je me passerais bien
je vois pas, je dois pas être doué :p

31. Comment je n'aimerais pas mourir
vieux, gâteux, blasé, irascible et con

32. L'état présent de mon corps
courbaturé

33. La faute qui m'inspire le moins d'indulgence
l'oubli

34. Ma phrase-repoussoir
« Tu es un ange ! »

A votre tour ;)

Nouvelles inquiètes - Dino Buzzati

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Ce recueil regroupe pas moins de trente-neuf nouvelles jusque là inédite en français, publiées en 2006 à l’occasion du centenaire de la naissance de l’auteur (disparu en 1972).

Il s’agit de textes courts parus dans des journaux italiens, principalement Il Corriere della Sera auquel Buzzati collabora pendant de nombreuses années ; ces nouvelles publiées dans les colonnes des quotidiens étaient appelées en Italie des elzeviri, nom dérivé du caractère d’imprimerie, l’elzévir, utilisé couramment.

Nouvelles fantastiques, insolites, mystérieuses, un régal absolu tout au long de la lecture de ce livre où Buzzati prouve une fois encore qu’il est bel et bien cet enchanteur transalpin, comme on le surnomme souvent, qu’il sait parfaitement raconter des histoires avec un style inimitable, concis.

Ces « Nouvelles inquiètes » sont à savourer au même titre que celles du formidable recueil « Le K » et bien sûr le génial et célèbre roman « Le Désert des Tartares ».

Présentation de l'éditeur:

Dans un fort reculé, une sentinelle reçoit la visite d'une mystérieuse ombre qui vient chercher un général célèbre, désormais vieux et malade. Le démon, lassé de voir les hommes lutter contre lui, entreprend de faire la grève du Mal. Un écrivain se réveille un matin avec une idée de roman fabuleuse qu'un de ses rivaux lui a donnée en rêve. Ainsi débutent quelques-unes des quarante-neuf "Nouvelles inquiètes", réunies ici. Chacune d'elles ouvre les portes d'un monde étrange dans lequel rien n'est ce qu'il paraît, où passé et présent se confondent. Sous le signe de l'intranquilité, ce recueil d'histoires troublantes met en scène les grands thèmes chers à l'enchanteur transalpin.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dino_Buzzati

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