Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

exploration spatiale

  • Vesta reçoit de la visite

    Le 16 juillet dernier la sonde de la NASA Dawn s'est mise sur orbite autour de Vesta, gros caillou de 530 km de diamètre évoluant dans la Ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter.

    vesta-dawn-nasa.jpg

    Pendant un an, Dawn va étudier Vesta puis fera route vers le plus gros objet de la Ceinture, l’ex-astéroïde, désormais classé dans la catégorie planète naine, Cérès, autour duquel elle se satellisera en février 2015. Elle précèdera la sonde New Horizons qui, elle, atteindra la planète naine Pluton en juillet de cette même année.

    Pour l’occasion, un petit récapitulatif des astéroïdes ayant reçu la visite d’une sonde spatiale (photos: Wikipedia, Nasa, Esa, Jaxa)

    Gaspra est survolé par la sonde américaine Galileo en route vers Jupiter en octobre 1991.

    gaspra-galileo-nasa.jpg

     

     

     

     

     

     

    En août 1993, le même engin passe à proximité d’Ida, lui découvrant au passage un satellite, baptisé Dactyl.ida-dactyl-galileo-nasa.jpg

     

     

     

     

    Near, de la NASA, inscrit à son tableau de chasse Mathilde en juin 1997 puis Eros en février 2001 sur lequel elle se pose en douceur.

    Mathilde:

    dawn,vesta,astéroïde,sonde spatiale,astronomie,exploration spatiale

    Eros:

    eros-nasa.jpg

    En juillet 1999, Deep Space 1 qui teste le moteur ionique passe non loin de Braille et obtient des clichés… totalement flous.

    Le 2 novembre 2002, Stardust en route vers la comète Wild 2 croise le chemin d’Annefranck  et prend quelques clichés.

    annefrank-nasa.jpg

     

    Après un voyage très mouvementé, la sonde japonaise Hayabusa réussit l’exploit de rapporter sur Terre des échantillons prélevés sur l’astéroïde Itokawa en 2005.

    itokawa-jaxa.jpg

     

    En juin 2006, New Horizons, dans son long voyage vers Pluton, passe dans les parages du dénommé APL  et en profite pour étudier son spectre.

    L’agence spatiale européenne a tiré le portrait de deux astéroïdes, grâce à la sonde Rosetta qui file vers la comète Churyumov-Gerasimenko.

    Elle survole Steins (photo de gauche) en septembre 2008, et frôle Lutetia le 10 juillet 2010, offrant de superbes images de l’astre.

    steins-esa.jpglutetia-esa.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    Le site de la mission Dawn :  http://dawn.jpl.nasa.gov/

  • 7 octobre 1959 : La face cachée de la Lune dévoilée

    Face-Cachée-Lune-Luna-3.jpg

    La photo est très médiocre mais elle est historique !

    Il s’agit de la première image de la face cachée de la Lune, prise par la sonde soviétique Luna 3, il y a tout juste cinquante ans aujourd’hui. Le cliché ne sera rendu public qu’une dizaine de jours après.

    Les Russes réalisaient là un nouvel exploit, deux ans pratiquement jour pour jour après le lancement de Spoutnik.

    La face cachée est très différente de la face visible, quasiment aucune « mer », ces grandes plaines de basalte de couleur plus sombre, n’y apparaît.

    En fait sur la photo de Luna 3, on distingue une partie de la face visible, à gauche, avec notamment la Mer des Crises, la mer circulaire tout au bord de l’image, et que l’on peut repérer dans la partie supérieure droite du disque lunaire visible depuis la Terre (ou bien dans la partie inférieure gauche si vous observez notre satellite depuis l’hémisphère sud).

    Le rond noir sur la droite du cliché est une des rares mers de la face cachée : elle fut baptisée mer de Moscou.

     

    La seconde photo a été prise par la sonde américaine Clementine en 1994. D’une qualité nettement meilleure, et prise sous un angle différent, elle montre la face cachée dans son entièreté. La Mer de Moscou est cette fois sur le côté gauche.

    Face-Cachée-Lune-Clémentine.jpg

  • Les nouveaux mondes

    Fomalhaut b.jpg

    Vous avez peut être entendu parler de la découverte d’une nouvelle exoplanète autour de l’étoile Fomalhaut. Il s’agit bien d’un événement, puisqu’elle est la première planète extrasolaire à être découverte directement, de visu.

    Jusqu’à présent, ces planètes en orbite autour d’autres étoiles que le Soleil étaient détectées indirectement (baisse de luminosité de l’étoile quand elles passent devant, une mini éclipse en quelque sorte, ou perturbation du mouvement propre de l’étoile provoquée par la présence de la planète).

    De plus, trois autres planètes ont été photographiées autour d’une autre étoile portant un nom plus rébarbatif : HR 8799.

    Lire cet article de Ciel et Espace à ce sujet.

     

    Depuis 1995 et l’annonce de la découverte de la première exoplanète autour d’une étoile semblable au Soleil* , ce n’est pas moins de 326 nouveaux mondes qui ont été trouvés. Ce qui fait une moyenne de deux par mois.

    Deux nouveaux mondes par mois, c’est devenu une routine. Une extraordinaire banalité (ça y est, j’ai placé mon oxymore ! :p)

    La planète de Fomalhaut n’est située qu’à 25 années lumière, c'est-à-dire la porte à côté à l’échelle astronomique,  ce n’est qu’un point minuscule sur une photo, mais c’est une promesse d’horizons prodigieux.

     

    De nouveaux horizons sont révélés à nos yeux par l’intermédiaire des sondes interplanétaires qui explorent à l’heure actuelle Mars, Mercure, Vénus, les satellites de Saturne…

    Elles sillonnent le système solaire comme jadis les grands navires les océans. La bien nommée « New Horizons » effectue une longue traversée vers la planète naine Pluton qu’elle n’atteindra qu’en 2015.

    Et ce qu’elles voient, chacun peut le voir également, quasiment « en direct » comme si on faisait partie de l’équipage de ces nouveaux grands navires, grâce à internet notamment. Ainsi les premières images du module Huygens dévoilant l’horizon de Titan, satellite de Saturne, en 2005.

    titan horizon.jpg
    photo: NASA/ESA

    Image saisissante. Une porte ouverte sur un horizon jamais contemplé jusque là, un ailleurs où toute forme de vie semble absente. Et cet horizon nouveau qui semble appeler le voyageur, l’inviter à voir s’il n’est pas seul à bourlinguer…

     

    * La première annonce de découverte de planètes extrasolaires date en fait de 1992, mais elles orbitent autour d’un pulsar, cas particulier donc.